PEINTURLUREUR, s. m. Barbouilleur, mauvais peintre.
PÉKIN, s. m. Bourgeois,--dans l'argot des troupiers, qui ont le plus
profond mépris pour tout ce qui ne porte pas l'uniforme.
On écrit aussi _Péquin_.
PÉLAGO, n. de l. La prison de Sainte-Pélagie,--dans l'argot des voleurs.
PELARD, s. m. Foin,--dans le même argot.
PELARDE, s. f. Faulx.
PELÉ, s. m. Sentier battu.
PELOTE, s. f. Gain plus ou moins licite,--dans l'argot du peuple.
_Faire sa pelote._ Amasser de l'argent.
PELOTER, v. a. Manquer de respect à une femme honnête en se livrant de la
main, sur sa personne, aux mêmes investigations que Tartufe sur la
personne d'Elmire.
Par extension, Amadouer par promesses quelqu'un dont on attend quelque
chose.
PELOTER (Se), v. réfl. Se disputer et même se battre,--dans l'argot du
peuple.
On dit aussi _Peloter avec quelqu'un_.
PELOTER SA BUCHE, v. a. Travailler avec soin, avec goût, avec amour du
métier. Argot des tailleurs.
PELOTEUR, adj. et s. Homme qui aime à flatter les femmes--de la main.
PELURE, s. f. Habit ou redingote,--dans l'argot des faubouriens.
PENDANTES, s. f. pl. Boucles d'oreilles,--dans l'argot des voleurs.
PENDRE AU NEZ. Se dit--dans l'argot du peuple--à propos de tout accident,
heureux ou malheureux, coups ou million, dont on est menacé.