GROS NUMÉRO, s. m. _Prostibulum._

GROS PAPA, s. m. Homme bon enfant, rond de caractère comme de ventre,

ayant ou non des enfants.

On dit aussi _Gros père_.

GROSSE CAVALERIE, s. f. Cureurs d'égout,--dans l'argot des faubouriens,

qui font allusion aux grosses bottes de ces ouvriers troglodytes.

GROSSE CAVALERIE, s. f. Figurantes du corps de ballet qu'on ne fait

jamais _donner_,--dans l'argot des gandins, à qui cette grosse cavalerie

fait toujours donner.

GROSSIER COMME DU PAIN D'ORGE, adj. Extrêmement brutal, dans l'argot des

bourgeois amis du pain blanc et des discours amènes.

GROUCHY, s. m. Retardataire, flâneur,--dans l'argot du peuple. Passé de

mode.

GROUCHY, s. m. Article qui arrive trop tard à l'imprimerie.--dans l'argot

des journalistes.

L'expression est d'H. de Balzac.

On dit aussi _Rappel de Waterloo_.

GROUILLER, v. n. Remuer, s'agiter,--dans l'argot du peuple.

GROUILLIS-GROUILLOT, s. m. Foule de gens ou d'animaux,--par allusion à

leurs mouvements vermiculaires.

Ce mot fait image et mérite d'être conservé, malgré sa trivialité.

GROUIN, s. m. Visage,--dans l'argot des faubouriens, qui n'ont pas le

moindre respect pour le «miroir de l'âme».

GROUMER, v. n. Gronder, murmurer,--dans l'argot des ouvriers qui ont

servi dans l'infanterie de marine.

GRUE, s. f. Femme entretenue, que la Nature a douée d'autant de bêtise

que de beauté, et qui abuse de celle-ci pour faire accepter celle-là.

C'est un mot heureux que les gens de lettres ont trouvé là pour répondre

à l'insolence des filles envers les honnêtes femmes.

_Bécasses_! disaient-elles. _Grues_! leur répond-on.

Mais ce mot, dans ce sens péjoratif, n'est pas né d'hier, il y a

longtemps que le peuple l'emploie pour désigner un niais, un sot, un

prétentieux.

GRUERIE, s. f. Bêtise rare,--comme il en sort tant de tant de jolies

bouches.

GRUGER, v. a. Manger le bien de quelqu'un,--dans l'argot du peuple.

Les gens de lettres écrivent _grue-ger_, par allusion aux mœurs des

_grues_,--ces Ruine-maison!

GRUGEUR, s. m. Parasite, faux ami qui vous aide à vous ruiner, comme si

on avait besoin d'être aidé dans cette agréable besogne.

GUANO, s. m. Fèces, non pas des phénicoptères des mers du Sud, mais de

l'homme,--dans l'argot des faubouriens, qui aiment les facéties grasses

et remuent volontiers la lie de l'esprit pour en dégager les parfums

nauséabonds au nez des autres et même à leur propre nez.

GUELTE, s. f. Bénéfice (_geld_) qu'on abandonne aux commis d'un magasin

qui sont parvenus à vendre un objet jugé invendable. Grâce à la faconde

des gaudissards modernes, il est rare qu'un _rossignol_ reste sur les

rayons, et leur guelte s'en accroît d'autant.

GUENILLON, s. m. Fille ou femme mal habillée,--dans l'argot des

bourgeoises, qui ne tolèrent pas les infractions à la mode.

GUENON, s. f. Femme laide ou corrompue,--dans l'argot du peuple.

C'est la _trot_ des Anglais.

On dit aussi _Guenippe_ et _Guenuche_.

GUÉRETS, s. m. pl. Les blés mûrs,--dans l'argot des Académiciens.

GUÉRITE, s. f. Chapelle,--dans l'argot des marbriers de cimetière, qui

s'y réfugient au moment des averses.

GUETTE, s. f. Gardien,--dans l'argot du peuple, qui dit cela à propos des

chiens.

_Bonne guette._ Chien qui aboie quand il faut, pour avertir son maître.

_Être de guette._ Aboyer aux voleurs, ou aux étrangers.

GUEULARD, s. m. Gourmand.

Signifie aussi Homme qui parle trop haut, ou qui gronde toujours à propos

de rien.

GUEULARD, s. m. Poêle,--dans l'argot des voleurs.

Signifie aussi Bissac.

GUEULARDE, s. f. Poche,--dans le même argot.

GUEULARDISE, s.f. Gourmandise,--dans l'argot du peuple.

GUEULE, s. f. Visage.

_Bonne gueule._ Visage sympathique.

_Casser la gueule à quelqu'un._ Lui donner des coups de poing en pleine

figure.

_Gueule en pantoufle._ Visage emmitouflé.

GUEULE, s. f. Appétit énorme.

_Être porté sur sa gueule._ Aimer les bons repas et les plantureuses

ripailles.

_Donner un bon coup de gueule._ Manger avec appétit.

GUEULE, s. f. Bouche.

_Bonne gueule._ Bouche fraîche, saine, garnie de toutes ses dents.

GUEULE DE BOIS, s. f. Ivresse,--dans l'argot des faubouriens, qui ont

voulu exprimer son résultat le plus ordinaire.

_Se sculpter une gueule de bois._ Commencer à se griser.

GUEULE D'EMPEIGNE, s. f. Homme qui a une voix de stentor ou qui mange

très chaud ou très épicé.

_Avoir une gueule d'empeigne._ Avoir le palais assuré contre l'irritation

que causerait à tout autre l'absorption de certains liquides frelatés.

On dit aussi _Avoir la gueule ferrée_.

GUEULÉE, s. f. Repas.

_Chercher la gueulée._ Piquer l'assiette.

Signifie aussi une grosse bouchée.

GUEULÉES, s. f. pl. Paroles fescennines, et même ordurières.

GUEULE ENFARINÉE (Avoir la). Être alléché par quelque chose, par une

promesse de dîner ou d'amour et se créer par avance une indigestion ou

une félicité sans pareilles.

GUEULE FINE, s. f. Gourmet.

GUEULER, v. n. Crier, gronder.

Signifie aussi Parler.

GUEULETON, s. m. Repas plantureux, ou simplement Repas.

_Fin gueuleton._ Ripaille où tout est en abondance, le vin et la viande.

GUEULETONNER, v. n. Faire un gueuleton.

GUEUSAILLER, v. n. Vagabonder, mendier,--dans l'argot des bourgeois.

GUEUSAILLE, s. f. La canaille.

GUEUSARD, s. m. Polisson.

GUEUSE, s. f. Drôlesse qui exploite le plus pur, le plus exquis des

sentiments humains, l'amour, et «s'en fait des tapis de pieds»,--pour

employer l'abominable expression que j'ai entendu un jour sortir, comme

un crapaud visqueux, de la bouche de l'une d'elles.

_Courir les gueuses._ Fréquenter le monde interlope de Breda-Street.

En 1808 on disait: _Courir la gueuse_.

GUEUSERIE, s. f. Action vile, honteuse, comme les coquins en peuvent

seuls commettre.

GUEUX, s. m. Petit pot de terre qu'on emplit de cendres rouges et que les

marchandes en plein vent et les bonnes femmes pauvres placent sous leurs

pieds pour se chauffer.

GUEUX, s. m. Coquin,--dans l'argot du peuple, qui, d'un seul mot, prouve

ainsi éloquemment que le Vice est le fils naturel de la Misère.

GUEUX D'ARGENT! Expression du même argot, qui équivaut à l'_argentum

sceleratum_ (c'est-à-dire _causa omnium scelerum_) de l'argot des

convives de Trimalcion, dans Pétrone. C'est un cri que poussent depuis

longtemps les misérables et qui retentira longtemps encore à travers les

âges.

GUIBES, s. f. pl. Jambes,--dans l'argot des voyous.

GUIBOLLES, s. f. pl. Jambes,--dans l'argot des faubouriens.

_Jouer des guibolles._ Courir, s'enfuir.

GUICHEMAR, s. m. Guichetier,--dans l'argot des voyous.

GUIGNE, s. f. Mauvaise chance,--dans l'argot des cochers qui ne veulent

pas dire _guignon_.

_Porter la guigne._ Porter malheur.

GUIGNE A GAUCHE, s. m. Homme qui louche,--dans l'argot des faubouriens.

GUIGNER, v. a. Viser, convoiter, attendre,--dans l'argot du peuple.

GUIGNON, s. m. Pseudonyme moderne du vieux Fatum.

_Avoir du guignon._ Jouer de malheur, ne réussir à rien de ce qu'on

entreprend.

GUIGNONNANT, adj. Désagréable.

_C'est guignonnant!_ C'est une fatalité!

On dit aussi--à tort--_guignolant_.

GUIGNONNÉ (Être). Être poursuivi par la déveine au jeu, par l'insuccès

dans ce qu'on entreprend.

GUIMBARDE, s. f. Voiture mal suspendue, comme les coucous d'il y a

cinquante ans,--dans l'argot des faubouriens, qui emploient aussi cette

expression à propos de n'importe quelle voiture.

L'expression se trouve dans Restif de la Bretonne, qui l'emploie à propos

d'une «grande voiture à quatre roues chargée de marchandises».

Se dit aussi en parlant d'une vieille guitare.

GUINAL, s. m. Juif,--dans l'argot des voleurs.

_Grand-guinal._ Le Mont-de-Piété.

GUINCHE, s. f. Grisette de bas étage, habituée de bastringues mal famés.

GUINCHE, s. f. Bal de barrière,--dans l'argot des voyous, qui appellent

de ce nom la _Belle Moissonneuse, Aux Deux Moulins_, le _Vieux chêne_,

rue Mouffetard, le _Salon de la Victoire_, à Grenelle, etc.

GUINCHER, v. n. Danser.

GUINCHER (Se). S'habiller à la hâte,--et mal.

GUINCHEUR, s. m. Habitué des bastringues.

GUINDAL, s. m. Verre,--dans l'argot des bouchers.

_Siffler le guindal._ Boire.

GUINGOIS (De), adv. De travers,--dans l'argot du peuple.

GUINGUETTE, s. f. Grisette,--parce qu'elle hante les bals de barrière.

GUITARE, s. f. Rengaîne; plainte banale, _blague_ sentimentale,--dans

l'argot des artistes et des gens de lettres, reconnaissants à leur

manière envers les beaux vers des _Orientales_ de Victor Hugo.

GY, adv. Oui,--dans l'argot des voleurs.

H

HABILLÉ DE SOIE, s. m. Porc,--dans l'argot des faubouriens et des paysans

des environs de Paris.

HABILLER, v. a. Médire de quelqu'un,--dans l'argot du peuple.

_Habiller de taffetas à 40 sous._ Mettre sur le dos de quelqu'un des

sottises ou des méchancetés compromettantes pour sa réputation.

HABILLER, v. a. Préparer un animal pour l'étal,--dans l'argot des

bouchers.

HABILLER DE SAPIN (S'), v. réfl. Mourir,--par allusion au bois dont se

composent ordinairement les cercueils. Argot du peuple.

Les gueux de Londres appellent le cercueil _a wooden coat_ (un habit de

bois ou une redingote en sapin).

HABIN, Chien,--dans l'argot des voleurs, qui ont emprunté ce mot au vieux

langage des honnêtes gens.

On dit aussi _Happin_ et _Hubin_.

_Habin ergamé._ Chien enragé.

HABINER, v. a. Mordre.

HABIT NOIR, s. m. Bourgeois,--dans l'argot des souteneurs de filles, gens

au peuple, et, à cause de cela, ennemis de l'habit.

_Être habit noir._ Être par trop simple, par trop naïf,--comme les

bourgeois le sont d'ordinaire aux yeux des voyous, qui ont une morale

différente de la leur.

HABITONGUE, s. f. Habitude,--dans l'argot des voleurs.

HACHER DE LA PAILLE, v. a. Parler allemand,--dans l'argot des ouvriers.

HALEINE CRUELLE, s. f. C'est-à-dire fétide--dans l'argot des gens de

lettres, qui ne veulent pas dire _haleine homicide_.

Ils disent aussi _Haleine à la Domitien_.

HALEINER, v. a. Respirer l'haleine de quelqu'un,--dans l'argot du peuple.

Signifie aussi, au figuré: Flairer, chercher à deviner ce qu'une personne

pense.

HALLE AUX DRAPS, s. f. Le lit,--dans l'argot des faubouriens.

_Aller à la halle aux draps._ Se coucher.

HALLEBARDE, s. f. Femme trop grande et mal habillée.

On disait autrefois, et plus justement, _Hallebréda_, qui était une

corruption de _Halbrené_ (dépenaillé).

HALOT, s. m. Soufflet,--dans l'argot des voleurs.

HALOTER, v. n. et a. Souffleter.

Signifie aussi Souffler.

HANNETON, s. m. Manie quelconque, idée fixe,--dans l'argot de

Breda-Street, où les hannetons-hommes viennent d'eux-mêmes s'attacher le

fil à la patte.

_Avoir un hanneton dans le plafond._ Être fou de quelqu'un ou de quelque

chose.

Les voyous anglais ont une expression analogue: _To have a bee in his

bonnet_ (avoir une abeille dans son chapeau), disent-ils.

HANNETONNER, v. n. Se conduire comme un enfant; avoir des distractions.

HARAUDER, v. n. Crier après quelqu'un, le poursuivre d'injures ou de

moqueries,--dans l'argot du peuple.

J'ai respecté l'orthographe de ce verbe, que j'ai entendu souvent après

l'avoir lu dans les _Matinées du seigneur de Cholières_. Mais, à vrai

dire, on devrait l'écrire _Haroder_, puisqu'il vient de _Haro_. Et, à ce

propos, qui se douterait que ce dernier mot, si connu, est composé de

l'exclamation _Ha!_ et du nom de _Raoul_, premier duc de Normandie?...

HARDES, s. f. pl. Vêtements.

HARDI A LA SOUPE, adj. Homme doué de plus d'appétit que de

courage,--_gulo_.

On dit aussi dans le même sens: _N'avoir de courage qu'à la soupe_.

HARENGÈRE, s. f. Femme du peuple quelconque, «un peu trop forte en

gueule»--dans l'argot des bourgeoises, qui se souviennent des

plaisanteries salées dont les accablaient jadis les Dames de la Halle,

aujourd'hui muselées par ordonnance de police.

HARIA, s. m. Embarras; chose ennuyeuse à faire ou à dire,--dans l'argot

du peuple.

J'ai suivi pour ce mot l'orthographe de Balzac, mais je crois que c'est à

tort et qu'il doit s'écrire sans H, venant probablement de l'italien

_aria_, air,--d'où _arietta_, ariette, air de peu d'importance. A moins

cependant que _Haria_ ne vienne d'_Hariolus_, sorcier.

HARICANDER, v. n. Chamailler quelqu'un sur des vétilles; être de mauvaise

composition.

HARICOTS, s. m. pl. Maison d'arrêt de la garde nationale, où il est de

tradition--fausse--que l'ordinaire de cette prison pour rire se compose

de légumes, comme celui des prisons sérieuses.

On dit aussi l'_Hôtel des Haricots_.

Aug. Villemot prétend que cette expression est une corruption d'_Hôtel

Darricau_. Il a peut-être raison.

HARIDELLE, s. f. Femme maigre et grande.

On dit aussi, mais en moins mauvaise part, _Haquenée_.

HARNACHÉ, adj. Mal habillé.

HARPE, s. f. Barreaux de fer qui garnissent les fenêtres des

prisons,--dans l'argot des voleurs.

_Pincer de la harpe._ Se mettre à la fenêtre.

HARPIE, s. f. Femme acariâtre comme la femme de Socrate,--dans l'argot

des bourgeois, qui ont souvent le malheur d'épouser une Xantippe.

HARPIGNER (Se), v. réfl. Se quereller, se battre,--dans l'argot du

peuple.

HASARD! Expression de l'argot des typographes, qui s'en servent

ironiquement à propos de choses qu'on répète trop souvent devant eux.

Souvent ils se contentent de dire H!

HASARD DE LA FOURCHETTE (Au). Expression proverbiale de l'argot du

peuple, qui, après l'avoir longtemps employée au propre, l'emploie

maintenant au figuré.

C'est l'équivalent de _Au petit bonheur_.

HASARDER LE PAQUET. Tenter une chose, fortune ou danger, après avoir

longtemps hésité.

HAUS, s. m. Nom que les commis de nouveautés donnent à toute personne qui

entre dans le magasin, y marchande plusieurs choses, et s'en va sans rien

acheter.

HAUSSIER, s. m. Spéculateur qui joue plus souvent à la hausse qu'à la

baisse,--dans l'argot des boursiers.

HAUT-DE-TIRE, s. m. Bas,--dans l'argot des voleurs, pour qui ce mot a

signifié originairement Haut-de-chausses.

Ils disent aussi _Tirants_.

HAUTE, s. f. La fraction riche de chaque classe de la société, bourgeois,

lorettes, et même ouvriers.

Cette expression, très employée par le peuple et par le monde interlope,

appartient à l'argot des voleurs, qui se sont divisés en deux grandes

catégories, _Haute_ et _basse pègre_.

HAUTE-BICHERIE, s. f. «Les plus élégantes et les plus connues d'entre les

coureuses parisiennes, reines d'un jour qui ne font que paraître et

disparaître sur le boulevard, leur champ de bataille.»

HAUT-MAL, s. m. L'épilepsie,--dans l'argot du peuple.

HAUTOCHER, v. n. Monter,--dans l'argot des voleurs.

HAUT-ET-BAS, s. m. pl. Chances diverses de bonheur et de malheur, de

perte et de gain, de tristesse et de joie,--dans l'argot du peuple, qui

connaît le jeu de bascule de la vie.

_Avoir des hauts et des bas._ N'avoir pas de position solide, de

commerce à l'abri de la ruine.

Les Anglais ont la même expression: _the ups and downs_, disent-ils à

propos de ces vicissitudes de l'existence.

HERBE A GRIMPER, s. f. Belle gorge ou belles épaules,--éperons du cœur,

compulsoires d'amour.

HERBE SAINTE, s. f. L'absinthe,--à cause de la désinence, et par

antiphrase.

HERBES DE LA SAINT-JEAN, s. f. pl. Moyens extraordinaires employés pour

faire réussir une affaire, soins excessifs donnés à une chose,--dans

l'argot du peuple, qui a une Flore à lui, comme il a sa Faune.

HIATER, v. n. Bâiller, s'entr'ouvrir comme _hiatus_.

L'expression appartient à J. Janin, qui l'a employée à propos des

guenilles indécentes de Chodruc Duclos.

HIBOU, s. m. Homme d'un commerce difficile et désagréable,--dans l'argot

des bourgeois, incapables de comprendre les susceptibilités sauvages

d'Alceste, qui préférait la nuit avec son silence solennel au jour avec

ses bruits discordants, et le désert avec les loups à la ville avec les

hommes.

Dictionnaire de la langue verte · 第 51 / 143 题