CHAPITRE XVI

I. Mines, dans l’antiquité; au XVe siècle; époque moderne.--II.

Géologie, terrains.--III. Mines en exploitation.--IV. Quelques mines de

charbon.--V. Pétrole.--VI. Divers, graphite, soufre.--VII. Les mineurs,

les règlements miniers.--VIII. Administration des mines.--IX. Les mines

en 1908; le socialisme parmi les ouvriers.--X. Rendement du cuivre et du

charbon.

I.--En même temps que se développait le trafic maritime, les voies de

chemins de fer et l’industrie en général, l’industrie spéciale des mines

devenait, elle aussi, un des facteurs importants de la richesse

nationale.

On ne sait rien d’exact en ce qui concerne l’origine de l’industrie

minière au Japon, mais l’histoire rapporte que, dès le VIIe ou le VIIIe

siècle, l’or, l’argent, le cuivre, le charbon et le pétrole étaient

connus et retirés du sol. Au commencement du IXe siècle, les mines d’or

d’Ikuno, la mine d’argent de Handa, la mine de plomb argentifère de

Hosokura et les deux mines de cuivre de Yoshioka et Osaruzawa furent

ouvertes. Au XVe siècle, et au temps des Shôgun Tokugawa, d’importantes

mines furent également livrées à l’exploitation, parmi lesquelles sont

comprises les mines d’or et d’argent de Sado, Innai, Kamioka, Mozumi,

Serigano, Yamagano et Shikakago; la mine d’argent et de cuivre de

Kosaka; les mines de cuivre d’Ashio, Besshi, Ani, Arakawa, Hibira et

Omodani; la mine d’antimoine d’Ichinokawa; la mine de plomb argentifère

de Kuratani; la mine d’étain de Taniyama; la mine de fer de Kamaishi; et

les mines de charbon de Miike, Takashima et Akaike. Bien entendu, à ces

époques reculées, le travail des mines était fait d’une façon tout à

fait rudimentaire et personne ne s’en occupait avec méthode. Ce n’est

qu’après la restauration impériale de 1868 que l’industrie minière a

fait de réels progrès au Japon.

Le Gouvernement, en effet, songeant avec raison de quelle utilité et de

quel profit pourrait être pour le pays l’extraction des richesses de son

sous-sol, protégea et encouragea le développement de l’industrie

minière; et, en conséquence, il engagea, à l’étranger, des ingénieurs

des mines, des géologues, des professeurs. En même temps, il prenait à

son compte le travail des principales mines et il appliqua à cette œuvre

les méthodes occidentales, avec l’idée de faire de ces mines des modèles

sur lesquels pourraient se baser ceux qui voudraient entreprendre

l’industrie minière à leur compte. Depuis ce temps des progrès

importants ont été accomplis et le rendement des mines n’a cessé

d’augmenter, notamment pour les mines d’or et d’argent de Sado et

d’Ikuno et la mine d’argent d’Innai. Lorsque les sociétés privées

prirent un développement suffisant, le Gouvernement leur passa au fur et

à mesure les mines qu’il exploitait lui-même, se réservant seulement

celles dont il jugeait avoir besoin pour les entreprises nationales.

Enfin il édicta des lois et réglements qui, mis en pratique en 1892,

définirent nettement les droits des propriétaires et exploiteurs de

mines et leur assurèrent aide et protection; de jeunes ingénieurs

revenus d’Europe avec les connaissances spéciales en ces matières furent

mis à la tête des différents services miniers, et ils provoquèrent de

rapides progrès dans cette branche de l’industrie japonaise.

II.--La formation géologique du Japon peut être indiquée comme suit, en

prenant 100 comme total.

L'Empire Japonais et sa vie économique · 第 34 / 70 题