Maintenant j'ai avoué qu'il est à toi, et je me suis moi-même engagé
selon ton bon plaisir; je me livre à toi, afin que tu délivres cet autre
moi, qui sera ma consolation. Mais tu ne le veux pas, et lui, il ne veut
pas être libre, car tu es prudente, et il est bon! Il a appris à écrire
pour moi, sous ce joug qui le lie avec tout autant de puissance. Tu veux
prendre la garantie de ta beauté, comme un vrai usurier, qui sait se
servir de tout; et tu implores un ami, devenu débiteur par amour pour
moi; je le perds pour m'en être servi sans générosité. Je l'ai perdu;
nous sommes, lui et moi, en ton pouvoir; il paye la somme totale, et
cependant je ne suis pas libre.