O toi, aimable enfant, qui tiens en ton pouvoir le miroir capricieux du
Temps, et l'heure, sa faucille! Toi qui as grandi en décroissant, et qui
nous montres tes adorateurs en train de se flétrir, tandis que tu
grandis, ô charmante créature. Si la nature, souveraine maîtresse de ce
qui périt tandis que tu avances, veut encore te retenir, elle te garde
afin de déshonorer le Temps par son habileté, et de tuer les tristes
minutes. Cependant crains-la, ô toi, favori de son caprice; elle peut
retenir, mais non conserver son trésor; il faut finir par entendre son
appel; elle ne se tait que pour te rendre.