Ses joues sont comme la carte des joues passées, lorsque la beauté
vivait et mourait, ou encore comme les fleurs, avant qu'on portât ces
insignes bâtards de la beauté, avant qu'ils osassent se fixer sur le
front d'un vivant; avant qu'on eût appris à raser les chevelures dorées
des morts, ces dépouilles auxquelles les sépulcres ont droit, pour vivre
une seconde fois sur une seconde tête, avant que les tresses d'une
beauté morte en eussent paré d'autres, on avait en lui les saints jours
du temps passé. C'est lui-même, sans ornement, sincère: il ne se fait
pas un été de la verdure d'autrui; il ne dépouille pas ce qui est vieux
pour orner de nouveau sa beauté, et la nature le conserve comme un
tableau pour montrer à ce faux art ce qu'était autrefois la beauté.