VII.

Regarde lorsque le soleil glorieux lève à l'orient sa tête enflammée,

tous les yeux qu'il éclaire rendent hommage à sa lumière qui apparaît et

honorent de leurs regards sa majesté sacrée; lorsqu'il a gravi la pente

escarpée des cieux comme un jeune homme robuste arrivé à l'âge mûr, les

regards des mortels adorent encore sa beauté; mais lorsque, parvenu au

faîte, son char fatigué quitte lentement le jour, comme un vieillard

affaibli, les yeux, fidèles jusqu'alors, se détournent de son humble

sentier et se portent ailleurs; de même toi qui t'avances maintenant

dans ton midi, tu mourras sans qu'on prenne garde à toi, à moins que tu

n'aies un fils.

Sonnets. Volume 8 · 第 8 / 154 题