S’il ne paraissait aventureux de prêter à une ville un visage, on
pourrait dire que, pendant le magnifique automne de l’année de la
victoire, Paris ressemblait à une jeune femme réservée mais aimante et
qui vient de recevoir un baiser sur la bouche. Ses yeux, encore humides,
riaient; ses cheveux étaient en désordre, son cœur battait. La cité tout
entière resplendissait belle, émouvante et surprise!
Monsieur Brossard ne fut point sensible à cette transformation. Il revit
la figure de Bathilde, il revit, dans le miroir familier, sa propre
figure, et il ne trouva pas que Paris fût changé.
Son existence reprit, pareille à ce qu’elle avait toujours été,
ennuyeuse et compassée, et si des souvenirs plus vifs le hantaient, s’il
apportait dans ses égarements moins de timidité et plus d’expérience, du
moins n’en laissait-il rien transparaître. Sur son front amaigri, dans
ses regards ardents, ses amis voyaient la trace d’un ascétisme sévère
et, comme ils n’avaient pas le loisir de chercher des formules neuves
pour exprimer leurs pensées, ils disaient:
--C’est une âme qui brûle son enveloppe!
Le deuxième volume du journal de Thérèse parut en décembre; il n’eut
point de succès. Monsieur Brossard s’en étonna, et, dans un moment
d’amertume, il résolut de se séparer du monde, comme on boude!
C’est le secret de bien des vocations.
Le Père Autrand fut heureux de sa détermination, et l’en félicita.
--Ah! mon fils! dit-il, je n’ai point voulu vous presser, je savais que
votre heure sonnerait et que c’eût été aller contre la volonté du
Seigneur que de chercher à cueillir le fruit de votre vertu avant que la
chaleur divine ne l’eût fait mûrir et se détacher. Je devine, à votre
accent, tout ce qu’il a pu vous en coûter de retarder cet instant, mais
vous avez compris qu’avant de songer à votre propre bonheur, il vous
fallait penser à celle qui, du haut du ciel, dirigea vos pas. Vous avez
glorifié votre sainte épouse, vous avez accompli votre devoir sacré, à
vous, maintenant, de marcher dans le chemin des bienheureux!
--Mon Père, je suis un misérable!
De temps à autre, Monsieur Brossard disait de ces choses qui provoquent
la contradiction; le Père Autrand lui répondait alors:
--Mais non, mon enfant, vous êtes un saint!
Et cela lui faisait plaisir.
Ce jour-là, le Dominicain était dans d’autres dispositions; il dit:
--Sans doute, mon fils, sans doute. Tous ceux qui n’ont point trouvé
Dieu sont des misérables, car il n’est de richesse que dans la sainteté,
et le seul bien c’est d’être à jamais détaché de tous les biens de la
terre.
Monsieur Brossard, agacé, retrouva dans sa vieille mémoire de libre
penseur une réplique assez vive:
--Le croyant est indifférent aux choses de la terre parce qu’il escompte
un bonheur éternel, dit-il; le sage n’est pas moins indifférent, mais il
n’espère rien.
Le bon Père ne fut point désarmé:
--Il est vrai, dit-il, et c’est pourquoi ceux qui prétendent atteindre à
la sagesse en se passant de Dieu sont insensés. Renoncer à tout et ne
rien demander en échange est un marché de dupes. Souffrir, se mortifier
et ne pas offrir sa douleur au Seigneur en paiement d’une félicité sans
fin, c’est jeter des trésors à la mer. Dieu nous a placés sur la terre
entre la tentation et la divinité; se détourner de l’une et résister à
l’autre, c’est s’exposer à la risible infortune qui frappa l’âne de
Buridan.
--Pourtant, le sage...
--Il ne faut pas discuter. Choisir est chose difficile, et Dieu, dans sa
miséricorde, ouvrira ses bras à ceux qui, de bonne foi, s’engagèrent
dans la mauvaise route, mais qui, alors même qu’ils s’éloignaient de sa
grandeur, n’eurent point la vaniteuse présomption de se passer de Lui.
Pour vous, mon fils, vous fûtes privilégié; tourné d’abord vers la
tentation, vous eûtes la liberté de goûter à tous les fruits de la
terre, sans remords! Vous viviez dans l’ignorance de Dieu, vous ne
l’offensiez pas; puis, au moment où, peut-être, vous alliez vous perdre,
votre divine épouse vous indiqua le chemin; vous vîtes la lumière, vous
fûtes ébloui. Aujourd’hui, les temps sont révolus, il faut résolument
vous écarter du passé et renoncer à tout ce qui fut la parure de votre
vie profane...
Il s’était levé, et, d’un geste large, il montra la bibliothèque.
Monsieur Brossard n’avait jamais songé qu’il viendrait un jour où l’on
exigerait de lui pareil sacrifice; il avait négligé ses livres, et il y
avait bien longtemps qu’il n’était retourné chez M. Botte, son relieur,
mais, tout à coup, la renonciation que le Père Autrand lui demandait
prenait à ses yeux figure de catastrophe.
Il essaya de se défendre; son directeur fut inexorable:
--Il faut que vous tranchiez d’un coup les liens qui vous rattachent au
monde et qu’avec vos habits vous laissiez au seuil du cloître ces livres
qui furent les vains ornements de votre esprit.
--Je ne puis les brûler, cependant!
--Ce serait le meilleur parti, et le bûcher serait splendide sur lequel
vous verriez se consumer vos erreurs, mais vous risqueriez de mettre le
feu à la maison; l’Église n’en demande pas tant. Il suffira que vous les
vendiez et que vous remettiez à la congrégation le prix de ces impiétés.
--Mais, s’ils sont à ce point pernicieux que je ne puisse les conserver,
ai-je le droit, mon Père, de les laisser aller entre les mains avides de
ceux qui se damneront en les lisant?
--La question est délicate, et plus d’un casuiste vous donnerait raison;
pourtant, si l’on y regarde de près, si l’on considère que le commerce
des livres ne connaît point de contrainte et que, pour quelques deniers,
l’on peut sans effort s’approprier la pensée des plus dangereux
philosophes, l’on s’aperçoit que votre scrupule ne vaut que pour les
exemplaires les plus rares et qu’il est difficile au commun de se
procurer. Pour ceux-là, mon fils, vous me les enverrez, je les prendrai
chez moi et je puiserai dans leur lecture des arguments pour les
combattre.
Et, du doigt, il désigna sur les rayons les volumes qu’il convoitait
depuis longtemps et qui, tous, étaient dignes de figurer dans les plus
belles bibliothèques.
--Mais, dit encore Monsieur Brossard, pour préparer cette vente, il me
faudra faire un soigneux inventaire, cela sera cause d’un nouveau délai,
et, je vous l’avoue, mon Père, il me tarde de revêtir la robe qui me
fera pareil à vous.
--Je ne puis qu’applaudir à votre impatience, mais vous allez mourir à
la vie du siècle, mon enfant, il faut préparer votre mort et mettre de
l’ordre dans vos affaires. Dans six mois, vous serez des nôtres, et
c’est moi-même qui vous recevrai.
* * * * *
Depuis son retour de Rome, Monsieur Brossard négligeait son bureau, il
n’y allait que le matin, de façon irrégulière; ses journées lui
semblaient vides; les assurances ne l’intéressaient plus, il fut heureux
de se voir imposer une nouvelle occupation. Pour un homme fatigué des
luttes de la vie et délivré des tourments qui l’agitent, il n’en est
guère de plus séduisante que celle qui consiste à dresser, dans le
silence du cabinet, l’inventaire de ses richesses. Il y trouve des
occasions de se réjouir et de s’admirer, il fait revivre des souvenirs
aimables, il goûte dans sa plénitude le plaisir de posséder.
Monsieur Brossard avait toujours rêvé de composer le catalogue de sa
bibliothèque; la paresse, la brièveté des heures, des soucis sans
noblesse, l’en avaient détourné. Aujourd’hui, l’inquiétude que faisait
naître en lui la pensée d’une séparation prochaine multipliait ses
désirs et les exaspérait.
Il fit revenir Mlle Mignot, sa secrétaire, et, plein d’ardeur, il se mit
à l’ouvrage. Il n’avançait point vite; chaque volume lui était prétexte
à discours et à réminiscences; il disait sa découverte et son prix; il
parlait de la reliure, des entêtements de M. Botte, et il lisait quelque
chapitre en faisant de grands gestes.
Mlle Mignot, sagement assise, l’écoutait avec indifférence; elle
apportait autant de soumission dans le travail que dans l’amour et ne
faisait pas plus de difficultés pour rédiger, sous la dictée de Monsieur
Brossard, la fiche correspondante au volume qu’il caressait d’une main
sensuelle, que de se prêter elle-même à ces caresses s’il lui prenait
soudain fantaisie de la pousser vers le divan, où elle tombait
lourdement, sa jupe de serge bleue découvrant des mollets puissants que
serraient des bas jaunes.
Le travail, quoi qu’on dise, n’est pas ennemi des songes; l’esprit
parfois échappe au joug et vagabonde; les idées se succèdent, elles
bondissent; on se croit attentif et l’on est déjà loin. Ce fut ainsi
qu’au troisième jour de son labeur, alors qu’il maniait amoureusement
son Rabelais, Monsieur Brossard demeura immobile, les yeux fixes et le
geste en suspens.
Il venait de faire réflexion que sa bibliothèque n’était point son seul
bien et qu’en la sacrifiant il avait par avance accepté de sacrifier les
autres. Cette idée, toute simple, ne lui était pas venue d’abord, et il
fallut, pour qu’il la découvrît, que le nom de Pantagruel lui remît en
mémoire l’étrange et savoureuse façon dont Bacbuc interprète le mot de
la bouteille. Cette évocation lui mit au cœur une inexprimable
mélancolie.
Mlle Mignot ayant laissé tomber son crayon, il remarqua sa présence et
la pria de le laisser seul; il avait besoin de se recueillir.
La pensée qu’après sa bibliothèque, il lui faudrait disperser sa cave
venait de le frapper; il sentait qu’il ne pourrait s’y résoudre.
Vendre ses livres est à peine plus cruel que de brûler de vieilles
lettres d’amour. On eut la surprise de les découvrir, la joie de les
recevoir, parfois on les a lus; on n’en attend plus rien. Ils dorment
sur les rayons, inutiles et fermés, leur carrière est finie; il est dans
leur destin de quitter tous leurs maîtres.
Pour les bouteilles, au contraire, les soins dont on les entoure ne sont
que la lente préparation d’un plaisir retardé. On les choisit, on les
surveille, on les cajole, la poussière les enveloppe d’un manteau de
velours gris, elle les pare pour le jour solennel de l’hyménée et bien
fou celui qui les ayant ainsi courtisées, irait les offrir, vierges
encore, aux baisers d’un inconnu.
Pendant les nuits d’hiver, lorsque les appels exaspérés des sirènes se
croisaient dans le ciel comme des faisceaux de lumière, tandis que
tonnait le canon et que tremblaient les vitres, Monsieur Brossard, à
l’abri dans sa cave, avait plus d’une fois dénombré ses flacons. Il
s’était longuement promené parmi les casiers de fer comme un sultan dans
son harem, comme un sultan plein de prudence et de tendresse qui
s’arrête de temps à autre pour flatter le visage d’une enfant à laquelle
il fera trancher la tête, sitôt qu’il aura résolu de goûter sur ses
lèvres, le bonheur et l’oubli.
Il revoyait ses favorites; les Bourguignonnes coiffées de rouge, les
Tourangelles en bonnet vert, les filles du Rhin dont les corps sont
frêles et bizarres et d’autres plus charmantes qui gardent dans leur
turban la couleur du soleil qui jadis dora leurs grappes. Il y en avait
de jeunes et de vénérables; les unes toutes claires, et qui contenaient
un vin léger comme le rire des jeunes filles, les autres mystérieuses,
et qui se donnent dans l’ombre avec la gravité émouvante des femmes que
l’amour a blessées.
Qui donc eût renoncé à de pareilles promesses? Monsieur Brossard sentait
fléchir son courage... et, soudain, la vérité lui apparut: sa décision
fut prise!
Le Père Autrand lui avait accordé six mois. Six mois? Le délai était
court, mais puisque aussi bien il ne pouvait se résoudre à vendre ses
vins, pardieu! il saurait bien les boire!
Dès lors, chaque matin, d’une voix ferme, il désigna ses victimes.
Bathilde se prêtait avec joie à ses exécutions, elle était de bonne race
et vénérait le vin! Heureuse de voir son maître plus docile, elle soigna
davantage sa cuisine et flatta sa gourmandise.
Il resta plus longtemps à table, se gava! Et chaque fois qu’il avait
vidé une bouteille il en était satisfait et glorieux comme d’un
triomphe.
Le soir, après dîner, il se retirait dans la chambre de la morte, auprès
du feu.
Alourdi par son repas et par la chaleur du foyer, grisé par la fumée du
tabac et les fumets de l’alcool, il relisait les livres de son Enfer,
adorables volumes qu’il espérait soustraire à la débâcle, grâce aux
reliures ecclésiastiques dont M. Botte les avait revêtus. Parfois, il
s’endormait. Des songes le visitaient alors, et il rêvait de piquantes
aventures, telles qu’en connurent Félicia et la nonne Éléonore, heureuse
personne, qui chaque année changeait de sexe et dont il aimait à relire
l’histoire rehaussée de gravures.
Cependant, il voyait avec terreur s’écouler les semaines. Chaque jour,
il augmentait le nombre de ses victimes, et il buvait avec une hâte
inquiète, comme s’il eût craint, par un retard, de compromettre son
salut.
Hardi et consciencieux, il n’allait point se coucher qu’il n’eût vidé
son flacon d’eau-de-vie. Il y parvenait sans peine, mais il n’eût pas
fallu alors qu’il commît d’imprudences.
Une nuit, étant dans cet état qui rend l’homme incertain dans ses
gestes, mais obstiné dans ses intentions, il eut le désir de prier. Il
se leva, visa le prie-Dieu, le manqua, tomba sur le lit de la morte, s’y
trouva bien et s’endormit.
Bathilde, le lendemain, fut étonnée de ne point le voir dans sa chambre.
Le lit n’était pas défait, il n’y avait aucun désordre et toutes ces
circonstances augmentèrent la frayeur de la pauvre servante. Elle se mit
à parcourir la maison et elle appelait son maître, mais elle n’osait
l’appeler trop fort de peur de lui manquer de respect. L’appartement
semblait vide, elle n’entendait aucun bruit, et cela aussi était
effrayant.
Enfin, tremblante et malheureuse, elle pénétra chez la Sainte, découvrit
son maître, le crut mort et cria:
--Mon Dieu! Moi qui apportais le chocolat de Monsieur!
Monsieur Brossard tourna la tête, elle faillit lâcher le plateau.
--Quoi? Qu’y a-t-il? Quelle heure est-il?
Bathilde venait de heurter le flacon qui gisait, brisé sur le tapis,
elle dit, presque pleurant:
--Monsieur a été malade? Monsieur se fera mourir à prier comme cela.
Bathilde l’aida à se mettre debout, et à regagner son lit, puis elle le
déshabilla. Elle eut quelque peine à dégager ses jambes de sa culotte et
le malheur voulut qu’au moment où elle s’y efforçait, il fut pris de
vomissements qui compliquèrent singulièrement sa tâche.
Enfin, dévêtu, il put se glisser entre ses draps et parut s’assoupir.
Bathilde que la maigreur de son maître avait épouvantée, courut chercher
le médecin.
Lorsque le docteur Reymond arriva, Monsieur Brossard dormait
paisiblement, il rouvrit pourtant les yeux, et se plaignit de douleurs
insupportables; il délirait!
--C’est un saint! Il se tuera! répétait Bathilde.
Et elle se tenait au pied du lit, les mains jointes, les yeux humides,
le bonnet dérangé.
Le docteur souriait; il ausculta le malade, écrivit une ordonnance,
prescrivit la diète, et de son air le plus tranquille, il dit en serrant
la main de son ami:
--Je t’avais donné deux ans, mais tu sembles vouloir devancer mes
prévisions. Aujourd’hui je ne te donne plus que six mois... et encore,
si tu te soignes.
Monsieur Brossard ne parut pas entendre, il tourna la tête, l’enfonça
dans l’oreiller et, tout de suite, se rendormit.
Bathilde suivait le docteur et lui posait des questions absurdes; comme
elle l’aidait à remettre son manteau, il demanda:
--Qu’est-ce que vous lui donnez donc à manger, à votre maître?
Elle prit un air innocent:
--Un tout petit morceau, Monsieur me comprend? Un tout petit morceau! Le
pauvre Monsieur se fatigue tant à prier.
--Et à boire?
--Oh! pour cela, rien! Une petite goutte de vin cela soutient; cela ne
peut pas faire de mal.
Le docteur la regarda dans les yeux:
--Ma bonne Bathilde...
Il hésita, comme s’il allait dire une chose importante, puis soudain se
ravisant:
--Ma bonne Bathilde, vous avez raison; votre maître est un saint; au
reste, il est prévenu, bonsoir!
Et il partit!
Monsieur Brossard se remit assez rapidement de cette alerte, mais il
demeura quelque temps fatigué.
Il termina son catalogue, il vit partir ses livres, il s’étonna de n’en
pas éprouver de regrets. Le Père Autrand auquel il confia la surprise
que lui causait sa propre indifférence, se réjouit:
--Bravo! mon fils, s’écria-t-il, voilà que déjà vous méprisez les
vanités périssables, je vous l’avais annoncé!
Ce n’était point l’exacte vérité; il y avait plus de sécheresse que de
mépris dans son indifférence, et si la beauté des choses ne lui
inspirait plus de chaleur, leur valeur marchande, par contre, lui
demeurait sensible. Il suivit sa vente avec passion. Les prix atteints
par les moindres volumes lui causaient de l’émotion; il exigea qu’on lui
remît le produit de la vente en billets de banque, et toute la nuit, il
les feuilleta.
Il goûtait maintenant une volupté déchirante à compter ses titres, à
manier son or, à établir le bilan de sa fortune. Il se découvrait pour
l’argent, un goût immodéré.
Il semblait que plus le Père Autrand admirait son détachement, plus il
s’attachait, au contraire, à tous les biens de la terre et cela, dans
leur forme la plus basse et la plus matérielle.
Un soir, remuant des papiers, il trouva un testament qu’il avait
autrefois rédigé. Il le relut et il fut irrité. Il ne s’expliquait pas
comment il avait pu songer à enrichir par sa mort tel ou tel neveu qui
ne lui était de rien. N’était-ce pas assez de mourir? Il eût voulu ne
léguer sa fortune à personne, s’ensevelir avec elle, ou l’épuiser comme
il épuisait sa cave.
Dès lors, il fut avare, avec obstination.
Bathilde crut qu’il se privait pour les pauvres: elle l’en considéra
davantage.