Mme Aubil avait été attendre son mari à la gare et, pendant les premiers
moments, elle fut tout à la joie de le revoir. Ils regagnèrent en
voiture leur confortable appartement des Ternes et le déjeuner fut gai
et sans nuages.
M. Aubil parla de ses affaires. La maison de commerce où il était
associé fonctionnait à souhait et le poste qu’il occupait depuis la
guerre, dans l’administration militaire d’une grande ville du centre,
lui laissait assez de loisirs pour qu’il puisse surveiller ses intérêts.
Il manifesta l’intention d’expédier, dès l’après-midi même, quelques
courses urgentes, afin de pouvoir, le lendemain, sortir librement avec
sa femme.
--A propos, dit soudain Mme Aubil, tu sais que je me suis brouillée avec
les cousins Dertal...