MATHILDE

Mme Aubil avait été attendre son mari à la gare et, pendant les premiers

moments, elle fut tout à la joie de le revoir. Ils regagnèrent en

voiture leur confortable appartement des Ternes et le déjeuner fut gai

et sans nuages.

M. Aubil parla de ses affaires. La maison de commerce où il était

associé fonctionnait à souhait et le poste qu’il occupait depuis la

guerre, dans l’administration militaire d’une grande ville du centre,

lui laissait assez de loisirs pour qu’il puisse surveiller ses intérêts.

Il manifesta l’intention d’expédier, dès l’après-midi même, quelques

courses urgentes, afin de pouvoir, le lendemain, sortir librement avec

sa femme.

--A propos, dit soudain Mme Aubil, tu sais que je me suis brouillée avec

les cousins Dertal...

Douze aventures sentimentales, suivies d'autres histoires d'à présent · 第 49 / 63 题