III

Ah! heureux, heureux rameaux! qui ne pouvez perdre

Vos feuillages, ni jamais dire au printemps adieu;

Et toi, heureux mélodiste, jamais lassé,

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Modulant à jamais des chants qui ne vieillissent jamais;

Plus heureux amour, plus heureux, heureux amour!

Que l'on peut goûter sans cesse, à jamais chaud,

A jamais haletant, à jamais jeune;

Soupirant bien au-dessus de toute passion humaine,

Qui laisse le cœur repu et plein d'amertume,

Le front brûlant et la langue desséchée.

Poèmes et Poésies Traduction précédée d'une étude par Paul Gallimard · 第 188 / 333 题