I
Maintenant le matin émergeant de son oriental séjour,
Dès ses premiers pas rencontra une verdoyante colline;
Il couronna de flammes ambrées sa crête dénudée,
Puis argenta les limpides cascatelles de son ruisseau;
Oui, jaillissant pur de sa source moussue, suintait goutte à
goutte,
Et après un adieu à son lit de fleurs des champs,
Divisé en maints ruisselets, formait un petit lac;
Celui-ci, le long de ses rives, reflétait des berceaux de ramures
entrelacées,
Et dans l'espace central, un ciel qui jamais ne s'abaisse.