IMITATION DE SPENSER

I

Maintenant le matin émergeant de son oriental séjour,

Dès ses premiers pas rencontra une verdoyante colline;

Il couronna de flammes ambrées sa crête dénudée,

Puis argenta les limpides cascatelles de son ruisseau;

Oui, jaillissant pur de sa source moussue, suintait goutte à

goutte,

Et après un adieu à son lit de fleurs des champs,

Divisé en maints ruisselets, formait un petit lac;

Celui-ci, le long de ses rives, reflétait des berceaux de ramures

entrelacées,

Et dans l'espace central, un ciel qui jamais ne s'abaisse.

Poèmes et Poésies Traduction précédée d'une étude par Paul Gallimard · 第 98 / 333 题