VII

John Herschel, à l'aide de son télescope, arrive à cette assertion:

«C'est que les étoiles soi-disant fixes, de la Voie lactée, visibles

seulement dans son télescope de six mètres, sont situées à une

distance telle de nous que, si ces étoiles étaient des astres

nouvellement formés, il faudrait deux mille ans pour que leur premier

rayon de lumière arrivât jusqu'à la terre!...» Quelle idée de distance

et d'étendue!... Et de quoi cette étendue incommensurable est-elle

remplie? par l'éther. Et sur quoi flottent ces mondes innombrables?

sur l'éther. Et qu'y a-t-il au delà? l'_éther_ et d'autres mondes!...

«La lumière des astres est variable. Sir John Herschel a tenté, à

l'exemple de Wollaston, de déterminer le rapport qui existe entre

l'intensité de lumière d'une étoile et celle du Soleil. Il a pris la

Lune pour point de comparaison intermédiaire, et en a comparé l'éclat

à celui de l'étoile double [Grec: alpha] du Centaure, une des plus

brillantes (la 3e) de tout le ciel. Ainsi fut accompli, pour la

seconde fois, le souhait que John Michell formait dès 1787. Par la

moyenne de 11 mesures, instituées à l'aide d'un appareil prismatique,

sir John Herschel trouva que la pleine Lune est 27,408 fois plus

brillante que [Grec: alpha] du Centaure. Or, d'après Wollaston, le

Soleil est 801,072 fois plus brillant que la pleine Lune. Ainsi la

lumière que le Soleil nous envoie est à celle que nous recevons de

[Grec: alpha] du Centaure dans le rapport de 22,000 millions à 1. En

tenant compte de la distance, d'après la parallaxe adoptée pour cette

étoile, il résulte des données précédentes que l'éclat absolu de

[Grec: alpha] du Centaure est double de celui du Soleil (dans le

rapport de 23 à 10). Wollaston a trouvé que la lumière de Sirius est,

pour nous, 20,000 millions de fois plus faible que celle du Soleil:

son éclat réel, absolu, serait donc 63 fois plus grand que celui du

Soleil, si, comme on le croit, la parallaxe de Sirius doit être

réduite à 0",230. Nous sommes conduits ainsi à ranger notre Soleil

parmi les étoiles d'un médiocre éclat.»

Ces étoiles se renouvellent comme de lentes éclosions du ciel: les

unes vieillies, les autres rajeunies.

«Avant de passer aux considérations générales, il nous paraît bon de

nous arrêter, un moment, à un cas particulier, et d'étudier, dans les

écrits d'un témoin oculaire, la vive impression que peut causer

l'aspect inattendu d'un phénomène de ce genre.»

Cours familier de Littérature - Volume 19 · 第 92 / 140 题