M. DE LAMARZELLE.--L’immeuble où l’on installe le musée;
d’autre part, si, au bout de vingt-cinq ans, cet immeuble est
désaffecté, l’État logera les œuvres de M. Rodin dans un autre
immeuble.
M. LE SOUS-SECRÉTAIRE D’ÉTAT.--Quelle clause M. Rodin
pourra-t-il ne pas remplir?
M. DE LAMARZELLE.--Je ne puis répondre, n’ayant pas sous les
yeux le texte de la donation: il pourrait vendre, par exemple, une de
ses œuvres.
M. LE SOUS-SECRÉTAIRE D’ÉTAT.--Il s’est interdit ce droit,
par le texte de la donation, dès maintenant; c’est ainsi que depuis
la première donation, c’est l’Administration des Beaux-Arts qui a la
conservation de tous les objets compris dans la donation et que M.
Rodin s’est interdit même le droit de faire faire des répliques sans le
consentement de cette Administration. Dans ces conditions, je ne vois
pas à quelle clause M. Rodin pourrait manquer. Voter ce texte serait
injurieux pour lui.
M. DE LAMARZELLE.--Alors le texte de M. Rodin est injurieux
pour l’État?