M. DALIMIER, _sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts_.--Aucune!

M. LE RAPPORTEUR.--Vous venez d’entendre M. le sous-secrétaire

d’État affirmer, conformément à ce que j’avais avancé, que la nouvelle

donation n’implique aucune charge pour l’État.

M. DALIMIER, _sous-secrétaire d’État des Beaux-Arts_.--Nous

pourrions même l’accepter par décret!

M. LE RAPPORTEUR.--C’est justement ce que j’allais dire. Je

vous prie d’accepter comme postulat, le fait que cette donation est

consentie sans charges: alors toute l’argumentation juridique de M. de

Lamarzelle tombe devant le texte que voici: la loi du 4 février 1901 dit

que «les dons et legs faits à l’État ou à des services nationaux qui ne

sont pas pourvus de la personnalité civile sont autorisés par décret du

président de la République».

Ainsi, messieurs, le Gouvernement a même joué la difficulté en visant

dans le nouveau texte la deuxième et la troisième donation, car il

n’avait qu’à prendre un décret pour les accepter l’une et l’autre.

Le Gouvernement a cru devoir mieux faire.

Que reste-t-il donc de l’objection juridique? Ce n’est pas à un

établissement public, comme disent les textes visés par M. de

Lamarzelle, que la donation est faite, c’est à l’État.

Voilà l’argument devant lequel, me semble-t-il, tous les autres doivent

tomber. J’attends la riposte. (_Très bien! à gauche._)

Rodin à l'hotel de Biron et à Meudon · 第 162 / 252 题