M. LE PRÉSIDENT.--Un jour peut-être viendra où quelqu’un
des vôtres voudra lire un article qui déplaira à une autre partie de
l’assemblée. Ce jour-là, je croirai de mon devoir d’assurer la liberté
de la tribune pour vous comme je le fais en ce moment pour M. Jules
Delahaye. Puis-je procéder autrement? (_Applaudissements._)
M. JULES DELAHAYE.--Messieurs, voici des lignes qui ne sont pas
faites pour exciter vos colères. Je vous répète que je les lirai.
M. JEAN LONGUET.--Non! non! Nous oublierions la mémoire de
Jaurès.
M. JULES DELAHAYE.--Si! si! Car elles traitent d’une question
d’art, de quelque part qu’elles viennent--et je proteste contre tout ce
que vous venez de dire de M. Urbain Gohier. Vous pouvez les entendre, et
les entendre avec calme. Je reprends.
«Nous pouvons vendre le trop-plein de nos musées...» (_Vives
réclamations sur les bancs du parti socialiste._)
M. DEGUISE.--Vous ne ferez pas cette lecture: nous ne vous le
permettrons jamais. (_Bruit._)