RAFFIN-DUGENS.--C’est un assassin, et la justice l’a pris sous
sa protection. (_Vives exclamations et bruit sur un grand nombre de
bancs..._)
M. LE PRÉSIDENT.--C’est intolérable! Voulez-vous, oui ou non,
écouter l’orateur?
RAFFIN-DUGENS.--L’orateur n’a pas le droit d’apporter ici
cette protestation. (_Bruit._) Il devrait être à l’ombre, cet homme-là.
(_Bruit._)
M. le président.--Vous allez m’obliger à vous rappeler à l’ordre, si
vous continuez.
RAFFIN-DUGENS.--Vous pouvez me rappeler à l’ordre. Je dis
qu’Urbain Gohier est l’assassin de Jaurès, et s’il y avait une justice...
M. LE PRÉSIDENT.--Je vous prie de cesser ces interruptions
continuelles.
RAFFIN-DUGENS.--Nous ne voulons pas entendre ces paroles!
M. LE PRÉSIDENT.--Je vous rappelle à l’ordre pour votre
persistance à interrompre.
RAFFIN-DUGENS.--Portez cela au cabinet! (_Vives exclamations et
bruits_.)
M. LE PRÉSIDENT.--Je vous rappelle à l’ordre avec inscription
au procès-verbal.
_Sur les bancs du parti socialiste._--Tous!... tous!