M. JULES-LOUIS BRETON.--Il vous dira, en effet, qu’à son
arrivée au sous-secrétariat des Beaux-Arts, l’hôtel Biron était occupé
par plusieurs locataires et qu’il eut quelques difficultés à les
faire déménager. En ce qui concerne M. Rodin, ce fut même chose tout
à fait impossible. Et c’est parce qu’elle ne put le faire partir, que
l’Administration des Beaux-Arts nous propose aujourd’hui de lui donner
définitivement l’hôtel Biron.
Voilà, en deux mots, l’historique de la question qui se pose devant vous.
Il me paraît, en tous cas, extrêmement dangereux, pour nos belles
traditions artistiques, pour notre action artistique dans le monde, que
le Gouvernement et le Parlement français semblent donner, sans aucune
réserve, leur approbation à l’œuvre d’un artiste qui, certes, a un
grand talent, mais qui s’est livré trop souvent à des manifestations
tapageuses...