M. Rodin aura, sa vie durant, le droit d’occuper, à titre gratuit,
la totalité de l’hôtel Biron, et spécialement la chapelle voisine
désaffectée dans les conditions énoncées dans l’article premier, pour y
exposer, non seulement les œuvres ci-dessus données à l’État, mais
toutes celles qu’il pourra lui donner ou lui destiner par la suite.
Du fait de cette occupation, il ne sera tenu d’aucune charge quelconque
d’entretien, ou autre, de quelque nature qu’elle soit; notamment aucun
impôt quelconque ne pourra être mis à sa charge.
M. Rodin ne pourra pas faire de changement de distribution, ni percement
de murs dans l’hôtel et ses dépendances, sans avoir obtenu l’avis du
ministre des Beaux-Arts, sans l’assentiment duquel il ne pourra être
procédé aux dites réparations ou modifications qui devront, en tous cas,
être exécutées par les soins des architectes des bâtiments civils.