Le texte qui précède devait être édité au mois de novembre 1914. De
tragiques raisons en retardèrent jusqu’à ce jour sa publication. Mais,
malgré la guerre, la question du «musée Rodin» est venue en discussion
devant la Chambre et devant le Sénat. Il m’a paru alors opportun, après
tous mes plus anciens plaidoyers, d’imprimer ce qui fut encore écrit
par moi, il y a plus de deux ans, en faveur de ce «musée Rodin», qui
est, je le revendique nettement, tout mon ouvrage: car c’est moi qui ai
fait venir Rodin à l’hôtel Biron, qui l’ai déterminé à y rester et qui
ai fait naître dans son esprit l’idée de léguer à la France toute son
œuvre et toutes ses collections.
Aujourd’hui, la suite à ce texte, ce sont--avec les articles de la
_donation Rodin_--les comptes rendus de la Chambre et du Sénat. Sans
commentaires, les voici publiés ci-après _in-extenso_. Cette publication
s’imposait, car voilà ainsi réunies toutes les pièces du procès.
Au lecteur de conclure!