Mario prit la parole, enchanté d'avoir à s'expliquer, mais sans
impudence ni _manière_, avec toute la candeur de sa grâce naturelle et
de son beau regard.
--Nous étions bien heureux là-bas, dit-il; il y avait des grottes, des
cascades, de grands pics et de grands arbres; tout était bien plus grand
qu'ici, et l'eau y faisait beaucoup plus de bruit. Ma mère gardait des
vaches très-bonnes, et elle teignait et filait de la laine pour faire de
la toile de laine très-forte. Voyez mon bonnet blanc et sa cape rouge!
C'est des étoffes de chez nous. Moi, je travaillais aussi. Je faisais
des paniers, oh! je sais très-bien les faire! Si je reviens chez vous
pour être gentilhomme, vous verrez! c'est moi qui ferai tous les paniers
de la maison!
»Tous les jours, pendant deux heures, j'apprenais à lire et à parler
espagnol et français avec M. le curé Anjorrant. Il ne me grondait
jamais, il était toujours content de moi. Jamais on n'a vu un homme si
bon! Il m'aimait tant, que ma mère en était quelquefois jalouse. Elle me
disait:
»--Tiens, je parie que tu aimes mieux le prêtre que moi!
»Mais, je lui disais:
»--Non, va! je vous aime autant l'un que l'autre. Je vous aime tant que
je peux. Je vous aime grand comme les montagnes, et encore plus: grand
comme le ciel!
»Mais, quand j'ai eu dix ans, tout a bien changé pour nous. Voilà que,
tout d'un coup, M. Anjorrant a été bien malade, pour avoir trop marché
dans la neige pour sauver de petits enfants qui s'étaient perdus et
qu'il a retrouvés, car il y a chez nous de la neige, en hiver,
quelquefois aussi haut que votre maison. Et, tout d'un coup, M.
Anjorrant est mort!
»Ma mère et moi, nous avons tant pleuré, que je ne sais pas comment nous
avons encore des yeux pour voir clair.
»Alors, ma mère m'a dit:
»--Il faut faire la volonté de notre père, de notre ami qui est mort. Il
nous a laissé les papiers et les bijoux qui peuvent servir à le faire
reconnaître de ta famille. Il a écrit pour toi bien des fois au ministre
de France. On n'a jamais répondu. Peut-être qu'on n'a pas reçu les
lettres. Nous irons trouver le roi, ou quelqu'un qui puisse lui parler
pour nous, et, si tu as une grand'mère ou des tantes, ou des cousins,
ils t'empêcheront de rester vassal, parce que tu es né libre, et que la
liberté est la plus grande chose du monde.
»Nous sommes partis avec bien peu d'argent. Le bon M. Anjorrant n'avait
rien laissé pour personne. Aussitôt qu'il avait une piécette, il la
donnait à ceux qui en avaient besoin. Nous avons marché, marché; la
France est si grande! Voilà trois mois que nous sommes en route! Ma
mère, voyant le chemin si long, avait peur de n'arriver jamais, et nous
demandions aux portes l'abri et le pain. On nous donnait toujours, parce
que ma mère a l'air doux et qu'on me trouve gentil. Mais nous ne
connaissions pas les chemins, et nous faisions bien des pas qui nous
retardaient au lieu de nous avancer.
»C'est alors que nous avons rencontré des gens bien drôles, qui se
disaient Égyptiens, et qui nous ont dit d'aller avec eux en Poitou, si
nous savions faire quelque chose. Ma mère sait très-bien chanter en
arabe, et moi, je sais un peu jouer du tympanon et de la guiterne des
Pyrénées. Je vous en jouerai tant que vous voudrez. Ces gens-là ont
trouvé que nous en savions assez. Ils n'étaient pas mauvais pour nous,
et il y avait avec eux une petite Morisque appelée Pilar que j'aimais
beaucoup, et un garçon plus grand, La Flèche, qui était Français, et qui
m'amusait avec ses grimaces et ses histoires. Mais ils étaient presque
tous voleurs, et cela faisait de la peine à ma mère de les voir si
gourmands et ci paresseux.
»C'est pourquoi elle me disait tous les jours:
»--Il nous faut quitter ces gens-là, qui ne valent rien.
»C'est hier que nous les avons quittés, parce que...
--Parce que?... dit le marquis.
--C'est une chose que ma mère Mercédès vous dira peut-être plus tard,
quand elle aura prié Dieu de lui faire connaître la vérité. C'est comme
ça qu'elle m'a dit, et je n'en sais pas davantage.»
--Toutes choses entendues, dit le marquis en se levant, voilà des gens
dont je fais grand cas, et que je veux voir bien traiter et bien soigner
en mon logis, jusqu'à ce qu'il leur plaise de me faire savoir en quoi je
peux les aider davantage. Mais ne m'avais-tu pas dit, fidèle Adamas, que
cette Mercédès avait une lettre pour M. de Sully?
--Oui, oui! s'écria Mario. C'est le nom qui est sur la lettre de M.
Anjorrant.
--Eh bien, c'est très-facile. Je suis fort son serviteur, et je me
charge de vous faire arriver chez lui sans fatigue ni misère. Or donc,
reposez-vous céans et demandez tout ce que vous voudrez. Voyons, Adamas,
la mère et l'enfant sont très-propres, et leurs habits de montagne ne
sont point trop laids. Mais ils ont là, sur le corps, tout ce qu'ils
possèdent?
--Oui, monsieur, sauf les habits plus mauvais qu'ils portaient hier et
ce matin; ils ont chacun deux chemises et le reste à l'avenant. Mais
cette femme lave, raccommode et peigne son enfant tout le temps qu'elle
ne marche pas. Voyez comme sa chevelure est bien tenue! Elle a toutes
sortes de secrets arabes pour entretenir la propreté; elle sait faire
des poudres de troëne et des élixirs que je veux apprendre d'elle.
--C'est fort bien vu; mais songez à lui donner du linge et des étoffes,
pour qu'elle soit un peu nippée. Puisqu'elle est adroite, elle en tirera
bon parti. Je m'en vais faire un tour de promenade; après quoi, si elle
n'a point de déplaisir à chanter un air de sa nation, avec la guiterne
du petit, je serai content d'ouïr leur musique étrangère. Au revoir
donc, maître Mario! Comme vous avez très-civilement parlé, je vous veux
donner quelque chose tantôt: comptez que je ne l'oublierai point.
Le gentil Mario baisa la main du marquis, non sans jeter un regard bien
expressif sur le petit chien Fleurial, qu'il eût préféré à toutes les
richesses de la maison.
Il est vrai de dire que Fleurial était une merveille: des trois
_cagnots_ que choyait le marquis, il était le préféré à juste titre, et
ne quittait jamais son maître dans la maison. Il était blanc comme
neige, touffu comme un manchon, et, contrairement aux moeurs des petits
chiens gâtés, il était doux comme un agneau.
Lorsque le marquis eut fait sa promenade accoutumée, parlé avec bonté à
ceux de ses vassaux qu'il rencontra, et demandé des nouvelles de ceux
qui étaient malades, pour leur envoyer de quoi les réconforter, il
rentra et fit appeler Adamas.
--Que donnerai-je donc à ce joli Mario? lui dit-il. Il faudrait trouver
un jouet qui convînt à son âge, et il n'y en a point ici. Hélas! mon
ami, nous voici trois céans, qui commençons à nous faire vieux garçons,
maître Jovelin, moi et toi.
--J'y ai songé, monsieur, dit Adamas.
--À quoi, mon vieux serviteur? au mariage?
--Non, monsieur: ce n'étant point votre goût, ce n'est pas le mien non
plus; mais j'ai trouvé le jouet pour donner à l'enfant.
--Va le chercher bien vite.
--Voici, monsieur! dit Adamas en allant prendre l'objet, qu'il avait
déposé dans l'embrasure de la fenêtre. Comme j'ai remarqué que l'enfant
mourait d'envie d'avoir Fleurial, et que vous ne pouviez pas lui donner
Fleurial, je me suis rappelé avoir vu, dans les greniers, plusieurs
jouets oubliés depuis longtemps, et, entre autres, ce chien d'étoupe,
qui n'est pas trop mangé aux vers et qui ressemble à Fleurial, sauf
qu'il est en peau de mouton noir et qu'il n'a plus beaucoup de queue.
--Et sauf mille autres différences qui font qu'il ne lui ressemble pas
du tout! Mais d'où vient donc ce joujou-là, Adamas?
--Du grenier, monsieur.
--Fort bien; mais... tu dis qu'il y en a d'autres?
--Oui, monsieur; un petit cheval qui n'a plus que trois jambes, un
tambour crevé, de petites armes, un reste de donjon crénelé...
Adamas se tut brusquement en voyant le marquis profondément absorbé
devant le chien d'étoupe, tandis qu'une grosse larme creusait un sillon
dans le fard de sa joue.
--J'ai fait quelque sottise! s'écria le vieux serviteur. Pour Dieu, mon
bon cher maître, d'où vient que vous pleurez?
--Je ne sais... un moment de faiblesse! dit le marquis en s'essuyant de
son mouchoir parfumé, où s'imprima une notable partie des roses de son
teint; j'ai cru reconnaître ce jouet, et, si je ne me trompe, c'est là
une relique qu'il ne faut point donner, Adamas!... Cela vient de mon
pauvre frère!
--Vraiment, monsieur? Ah! je ne suis qu'un sot! J'aurais dû m'en aviser.
J'ai pensé, moi, que cela vous avait amusé quand vous étiez petit
enfant.
--Non! quand j'étais petit enfant, je n'avais point de jouets. C'était
un temps de guerre et de tristesse en ce pays; mon père était un homme
terrible et me faisait voir, pour récréation, des carcans, des chaînes,
des paysans sur le chevalet et des prisonniers pendus aux ormes du
parc... Plus tard, beaucoup plus tard, il eut une seconde femme et un
second fils.
--Je le sais bien, monsieur; le jeune monsieur Florimond, que vous avez
tant aimé! La fleur des gentilshommes, bien certainement! Disparu d'une
si étrange manière!
--Je l'aimais plus que je ne saurais le dira, Adamas! non point tant
pour les rapports que nous eûmes ensemble quand il eut âge d'homme,
puisque alors nous suivions des partis différents, et que nous nous
rencontrions bien peu, le temps seulement de nous embrasser et de nous
dire que nous étions amis et frères quand même, mais pour les
gentillesses de son enfance, dont, comme je te l'ai conté, j'eus
occasion de prendre soin et garde en une absence de mon père qui dura
environ un an. La seconde femme de celui-ci était morte, et le pays fort
inquiété. Je savais mon père haï des calvinistes, et je crus devoir
apporter protection, ici, à ce pauvre enfant que je ne connaissais
point, et qui se mit à me chérir comme s'il eût compris l'injustice de
notre père envers moi. Il était doux et beau comme ce petit Mario qui
est céans. Il n'avait ni parents ni amis autour de lui, pour ce qu'en ce
temps les uns mouraient de peste et les autres de peur. Il fût mort
aussi, faute de soins et de gaîté, si je ne l'eusse pris en si grande
attache, que je jouais avec lui des jours entiers. C'est moi qui lui
apportai ces jouets-ci, et j'ai quelque raison de m'en ressouvenir, à
présent que j'y songe, car ils faillirent me coûter cher.
--Contez-moi ça, monsieur; ça vous distraira.
--Je le veux bien, Adamas. C'était en quinze cent... n'importe la date!
--Sans doute, sans doute, monsieur, la date n'y fait rien.
--Mon cher petit Florimond s'ennuyait de ne point sortir, et je n'osais
l'exposer dehors, à cause qu'il passait des bandes de tous les partis,
qui tuaient tout et ne connaissaient point d'amis. Je m'avisai d'une
amusette qui m'avait bien tenté dans ma propre enfance.
»J'avais vu, au château de Sarzay, beaucoup de ces animaux d'étoupe et
d'autres babioles dont se jouaient les petits Barbançois. Les seigneurs
de Barbançois, qui ont possédé ce fief de Sarzay de père en fils, depuis
longues années, étaient des plus enragés contre les pauvres calvinistes,
et, à cette époque-là, ils étaient à Issoudun, faisant pendre et
brûler tant qu'ils pouvaient. En leur absence, le manoir de Sarzay
n'était pas trop bien gardé. Le pays d'alentour étant tout dévoué aux
catholiques et à M. de la Châtre, on ne se méfiait point de moi qui
étais trop seul et trop pauvre pour rien entreprendre.
»Je m'imaginai d'y pénétrer sous un prétexte et d'y faire main basse sur
les joujoux, à moins que quelque valet ne m'en voulût vendre, car il
n'en fallait pas chercher ailleurs. C'était marchandise de luxe, et que
l'on ne débitait point dans les petits endroits.
»Je me présente donc hardiment, comme venant de la part de mon père, et
je demande l'entrée du château comme pour parler à la nourrice des
jeunes gens, qui, lors, étaient déjà à cheval, comme moi, et battant le
pays. J'entre, je m'explique, et la nourrice me reçoit mal.
»Elle savait que j'avais déjà guerroyé pour les calvinistes et que mon
père ne m'aimait point; mais l'argent l'adoucit: elle monte en une
chambre haute et m'apporte ce que les enfants, devenus grands, avaient
laissé de moins endommagé.
»Me voilà donc parti avec un cheval, un chien, une citadelle, six
canons, un chariot et beaucoup de petite vaisselle de fer, le tout dans
un grand panier couvert d'une toile, que j'avais attaché derrière moi
sur mon cheval. J'en avais jusqu'aux épaules, et, tout en sortant de la
cour de Sarzay, j'entendais les valets rire du haut des croisées, et se
dire entre eux:
»--C'est un grand innocent, et, si nous n'avons jamais maille à partir
avec d'autres réformés, nous en aurons vite bon marché.
»Quelques-uns avaient bien envie de m'envoyer quelque peu
d'arquebusade; mais j'en fus quitte pour la peur.
»Je piquai des deux avec mon bataclan, qui me sonnait au derrière comme
la ferraille d'un chaudronnier du Limousin.
»Cependant, tout allait bien, et je m'en revenais tranquillement par la
traverse, pour ne point passer dans cet équipage par la ville de La
Châtre; mais j'eus à passer la Couarde, sur le pont du chemin
d'Aigurande, et c'est alors que je me trouvai en face d'une bande de dix
à douze reîtres qui se dirigeaient vers la ville.
»Ce n'étaient que des maraudeurs; mais ils avaient avec eux un des plus
méchants partisans de ce temps-là, un certain drôle dont le père ou
l'oncle avait le commandement de la grosse tour de Bourges, et se
faisait appeler le capitaine Macabre.
»Ce garçon, qui était à peu près de mon âge, mais qui était déjà vieux
en malice, servait de guide à tous les pillards qui voulaient bien lui
laisser faire sa main avec eux. Je l'avais quelquefois rencontré, et il
savait bien que, m'étant battu pour les calvinistes, je ne devais point
être traité en ennemi par ces Allemands. Mais, à voir mon chargement, il
me crut de bonne prise, et, se donnant un air de capitan, il me commanda
de mettre pied à terre et de livrer cheval et bagage à ses gens, qui
s'intitulaient, pour lors, cavaliers du duc d'Alençon.
»Comme ils ne savaient pas un mot de français, et que le fils Macabre
leur servait de truchement, il eût été bien inutile de vouloir
parlementer. Sachant à qui j'avais affaire, et qu'après m'être soumis et
laissé démonter, je serais bien battu et peut-être arquebusé, par
manière de passe-temps, comme c'était assez la coutume des maraudeurs,
je risquai le tout pour le tout.
»J'allongeai, de la botte et de l'étrier tout ensemble un grand coup de
pied dans l'estomac du Macabre, qui était déjà descendu pour me jeter
bas, et l'étendis tout à plat sur le dos, jurant comme quarante diables.
--Et bien vous fîtes, monsieur! s'écria Adamas enthousiasmé.
--Les autres, poursuivit Bois-Doré, s'attendaient si peu à voir un
blanc-bec comme j'étais faire pareille chose au milieu d'eux, tous vieux
routiers armés jusqu'aux dents, qu'ils se mirent à rire; de quoi je
profitai pour filer comme un trait d'arbalète; mais, leur étonnement
passé, ils m'envoyèrent une grêle de prunes allemandes, que l'on
appelait dans ce temps-là des prunes de Monsieur, à cause que ces
Allemands servaient les desseins de Monsieur, frère du roi, contre les
troupes de la reine mère.
»Le sort voulut qu'aucune balle ne m'atteignit, et, grâce à ma bonne
jument Brandine, qui m'emporta dans les chemins creux et tortus de la
Couarde, je rentrai sain et sauf au logis. Grande fut la joie de mon
petit frère en me voyant déballer toutes ces bamboches.
»--Mon mignon, lui dis-je en lui donnant la citadelle, bien m'a pris
d'être si bellement fortifié; car, sans ces bonnes murailles que j'avais
de long du dos, je pense que vous ne m'eussiez point vu revenir.
»Le fait est, Adamas, que, si l'on décousait ce chien d'étoupe, je crois
bien qu'on lui trouverait quelque plomb dans le ventre, et que, si la
citadelle ne m'a point garanti, tout au moins les animaux ont dû
garantir la citadelle.
--S'il en est ainsi, monsieur, je veux garder tout cela chèrement, et
en faire un trophée d'honneur dans quelque salle du château.
--Non, Adamas, on se moquerait de nous. Et, puisque voici venir ce bel
enfant, il lui faut donner le chien d'étoupe et le reste; car ce qui
vient d'un ange doit retourner à un autre ange, et je vois dans les yeux
de ce Mario l'innocence et l'amitié qu'il y avait dans ceux de mon jeune
frère... Oui, c'est chose certaine! continua le marquis en regardant
entrer Mario et Mercédès, conduits par le page Clindor; si Florimond eût
eu un fils, il eût été en tout semblable à ce garçonnet, et, si tu veux
que je te dise pourquoi il m'a plu à première vue, c'est parce qu'il me
remet en mémoire, non point tant par ses traits que par son air, sa voix
douce et ses manières caressantes, mon frère tel qu'il était vers l'âge
où voici cet orphelin.
--Monsieur votre frère ne s'est jamais marié, dit Adamas, qui avait
l'esprit encore plus romanesque que son maître; mais il peut bien avoir
eu des bâtards, et qui sait si...?
--Non, non, mon ami, ne rêvons point! J'ai bien eu une autre songerie,
tandis que cette Morisque nous racontait l'histoire du gentilhomme
assassiné! Ne me suis-je point imaginé que ce pouvait être mon pauvre
frère?
--Eh bien, au fait, monsieur, pourquoi ne le serait-ce point, puisque
nul ne sait comment il a péri?
--Ce ne l'est point, répondit le marquis, et la raison, c'est que le
père de ce petit Mario a _été défait_ quatre jours avant la mort de
notre bon roi Henri, tandis que j'ai une dernière lettre de mon frère,
datée de Gênes, le seizième jour de juin, c'est-à-dire environ un mois
après que ces choses se furent passées. Donc, il n'y a point de
rapprochement à faire.