II

Et il advint qu’une esclave Boundi qui secrètement l’aimait se glissa,

la nuit, dans le jardin, au pied de la terrasse où il se tenait et joua

du luth à l’ombre des citronniers.

Et cette nuit-là, le rajah de Gunnaur ne vit pas les bêtes tentatrices,

il n’entendit pas les voix inférieures du retour en arrière. Et les

dévas flottèrent autour de lui en l’effleurant de leurs pensées

délicates.

Mais quand au matin on lui apprit qu’une fille sans caste avait souillé

de sa présence l’ombre des citronniers sous la lune, il donna l’ordre

qu’on la bâtonnât et qu’on la chassât de la ville. Oh! comme les âmes

sont obscures et comme leur chemin est long!

Le livre des lotus entr'ouverts · 第 62 / 92 题