15 septembre.

Nous quittons Saint-Pair tout à l’heure.

Mon pauvre père a déjà trop sacrifié de sa chasse en Sologne. Il faut

partir.

Je m’en vais sans peine ni joie.

Ces six semaines m’ont-elles fait du bien?... Ne m’a-t-on pas laissée

trop libre, et mes va-et-vient solitaires n’entretenaient-ils pas ma

peine?... La mer n’est-elle pas la plus énervante et la plus mauvaise

des compagnes?... Je lis tout ça dans les yeux soucieux qui

m’interrogent tendrement.

Hélas! ce ne sont pas les choses qui sont gaies ou tristes.

Nous y trouvons ce que nous y mettons, et la façon dont nous les voyons

s’emporte partout avec soi.

La main de Sainte Modestine · 第 19 / 28 题