Nous quittons Saint-Pair tout à l’heure.
Mon pauvre père a déjà trop sacrifié de sa chasse en Sologne. Il faut
partir.
Je m’en vais sans peine ni joie.
Ces six semaines m’ont-elles fait du bien?... Ne m’a-t-on pas laissée
trop libre, et mes va-et-vient solitaires n’entretenaient-ils pas ma
peine?... La mer n’est-elle pas la plus énervante et la plus mauvaise
des compagnes?... Je lis tout ça dans les yeux soucieux qui
m’interrogent tendrement.
Hélas! ce ne sont pas les choses qui sont gaies ou tristes.
Nous y trouvons ce que nous y mettons, et la façon dont nous les voyons
s’emporte partout avec soi.