CHAPITRE PREMIER 273

SOMMAIRE: Séjour à Paris; mes camarades de _l'Atalante_, de _la

Sémillante_, du _Berceau_, du _Bélier_. -- Visite au ministère. -- Le

roi de Rome. -- J'assiste à une revue de 4.000 hommes passée par

l'Empereur dans la cour du Carrousel. -- Les théâtres de Paris en

1811. -- Arrivée à Marmande. -- Joie de mon père. -- Son chagrin de la

catastrophe de mon frère. -- Lettre écrite par lui au ministère de la

Marine. -- Mon père constate le triste état de ma santé. -- Il presse

lui-même mon départ pour Béziers. -- Ma tante d'Hémeric et ma soeur

sont épouvantées à mon aspect. -- On me croit poitrinaire. --

Traitement de notre cousin le Dr Bernard. -- Pendant un mois on

interdit toute visite auprès de moi et on me défend de parler. --

Affectueux dévoûment de ma soeur. -- Au bout de trois mois j'avais

définitivement repris le dessus. -- Excellents conseils que me donne

le Dr Bernard pour l'avenir. -- Ordre de me rendre à Anvers pour y

être embarqué sur le vaisseau _le Superbe_. -- Lettre que j'écris au

ministère. -- Tous les Bourbons sont-ils morts? -- Récit que j'ai

l'occasion de faire à ce sujet. -- Avertissement qui m'est donné par

le sous-préfet. -- À la fin de mon congé, je pars pour Paris, en

compagnie de mon ami, M. de Lunaret fils, auditeur à la Cour d'appel

de Montpellier. -- Nous passons par Nîmes, Beaucaire, Lyon. -- Nouveau

séjour à Paris. -- J'obtiens, non sans peine, d'être débarqué du

vaisseau _le Superbe_. -- Décision ministérielle en vertu de laquelle

les officiers de Marine revenus spontanément des cautionnements seront

employés au service intérieur des ports. -- M. de Bonnefoux passe à la

préfecture maritime de Rochefort. -- Je suis attaché à son état-major

ainsi que Collos, nommé enseigne de vaisseau. -- Visite que je fais à

Angerville à la mère de Rousseau. -- État des esprits en 1812. --

Mécontentement général. -- Société charmante que je trouve à

Rochefort. -- Excellentes années que j'y passe jusqu'à la Restauration

en 1814. -- Missions diverses que me donne M. de Bonnefoux. -- Au

retour d'une de mes dernières missions, je trouve une lettre de mon

ami Dubreuil. Il avait été envoyé en France comme incurable et se

trouvait à l'hôpital de Brest inconnu et sans argent. -- J'écris à un

de mes camarades de Brest, nommé Duclos-Guyot. -- Je lui envoie une

traite de 300 francs et je le prie d'aller voir Dubreuil. -- Nouvelle

lettre de Dubreuil pleine d'affectueux reproches. -- J'en suis

désespéré. -- J'écris aussitôt à Duclos-Guyot et je reçois presque

aussitôt une réponse de ce dernier à ma première lettre. -- Il était

absent et, à son retour à Brest, Dubreuil était mort. -- Cette mort

m'affecte profondément. -- Séjour d'un mois à Marmande auprès de mon

père. -- Voyage aux Pyrénées-Orientales pour affaires de service. --

Je m'arrête de nouveau à Marmande à l'aller et au retour, et j'assiste

à Béziers au mariage de ma soeur.

Mémoires du Baron de Bonnefoux, Capitaine de vaisseau, 1782-1855 · 第 91 / 113 题