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(1) C'est-à-dire, elles ne sont pas fort "accommodées des biens
de la fortune". Cette expression est encore d'usage aujourd'hui, et
l'Académie cite cet exemple : Je l'ai vu pauvre, "mais il s'est bien
accommodé."
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(2) On trouve pour la première fois le mot "moucher" pour "épier",
dans la légende de Faifeu, imprimée en 1532. Le mot "mouchard" n'est
donc pas ancien dans notre langue.
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(3) On dit proverbialement "parler à la barette de quelqu'un", pour
lui parler sans ménagement, porter la main sur lui, le frapper à la
tête.
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(4) Un denier d'intérêt pour douze prêtés, c'est-à-dire un peu plus
de huit pour cent.
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(5) "Fluet". On disait autrefois "flouet" et "flou", dont "flouet"
est le diminutif.
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(6) Ce tour de phrase est latin. Boileau a dit dans la "Satire sur
les Femmes" :
Je ne puis cette fois que je ne les excuse.
Ni Boileau ni Molière n'ont pu faire adopter ce latinisme.
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(7) Avant sa conversion, saint Mathieu était receveur des tributs, et
la malignité lui attribuait des prêts usuraires. De là l'ancienne
expression proverbiale, "fester saint Matthieu", pour prêter à usure,
et, par corruption, "fesse-Matthieu".
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(8) C'est-à-dire un denier d'intérêt pour dix-huit prêtés, ce qui
équivaut à un peu plus de cinq et demi pour cent.
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(9) A vingt pour cent.
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(10) A vingt-cinq pour cent.
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(11) Les soldats portaient autrefois un bâton terminé d'un bout par
une pointe qu'ils enfonçaient en terre, et de l'autre, par un fer
fourchu sur lequel ils appuyaient leur mousquet, pour tirer plus
juste. C'est ce qu'on appelait "la fourchette d'un mousquet".
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(12) Expression proverbiale : "L'épée de chevet", l'épée qui ne nous
quitte jamais. Au figuré, "l'expression qu'on a sans cesse à la bouche".
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(13) C'était une formule ancienne de santé et d'économie qu'on trouve
quelquefois chez les Latins, énoncée par les seules lettres initiales
de chaque mot E.V.V.N.V.V.E. : "ede ut vivas, ne vivas ut edas.",
"Mange pour vivre, et ne vis pas pour manger."
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(14) Expression proverbiale : "Il n'y a pas même pour un double",
c'est-à-dire "il n'y en a point". Le double était une petite pièce
de monnaie qui valait deux deniers.
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(15) Suivant Ménage, cette expression a été imaginée pour éviter de
se servir du mot "diable". Molière n'est pas le seul qui ait employé
ce mot dans ce sens : longtemps avant lui, Rabelais avait dit :
"Créature du grand vilain diantre d'enfer" (liv. III, ch. III).
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(16) Du temps de Molière, le mot "scandaliser" se prenait quelquefois
dans le sens de "décrier", "diffamer". (Voyez le dictionnaire de
l'Académie, édition de 1694).
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(17) "Offenser" est la traduction littéraire d'"offendere", mot dont
le sens est beaucoup moins restreint en latin qu'en français. Il
signifie ici, "celui dont vous avez à vous plaindre". L'exemple de
Molière n'a pu le faire adopter avec cette acception.
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