LE BASILIC ET LA ROSÉE.

Le basilic aux feuilles menues se plaignait:

«Rosée silencieuse, que ne tombes-tu sur moi?»

--«Pendant deux matinées j'ai tombé sur toi,

celle-ci je l'ai passée à me distraire,

à regarder une grande merveille:

une Vila et un aigle se disputaient

touchant cette verte montagne;

la Vila disait: La montagne est à moi.

--«Non, disait l'aigle, elle m'appartient.

La Vila brisa l'aile de l'aigle,

et les jeunes aiglons gémirent amèrement,

(ils) gémissaient, car ils étaient en péril,

quand une hirondelle ainsi les consola:

«Ne gémissez point, jeunes aiglons,

je vous porterai dans la terre des Indes,

où l'amarante croît jusqu'au genou des chevaux,

et le trèfle jusqu'à leur épaule,

où le soleil ne disparaît jamais.--

Là-dessus les aiglons s'apaisèrent.»

Poésies populaires Serbes Traduites sur les originaux avec une introduction et des notes · 第 160 / 205 题