UN MONUMENT DU SOUVENIR EN CRÈTE

Le mercredi 25 juin a été inauguré, dans l'ancienne capitale de la

Crète, à Candie, un monument consacré à la mémoire des Français qui

trouvèrent la mort, voici près de deux siècles et demi, pendant le siège

de Candie par les Turcs. Pour cette cérémonie, on avait choisi le jour

anniversaire d'un des plus beaux faits d'armes accompli par l'intrépide

petite armée envoyée, sur l'ordre de Louis XIV, au secours de la ville

épuisée; c'est, en effet, le 25 juin 1669 qu'eut lieu l'héroïque sortie

dans laquelle fut tué le duc de Beaufort, chef de l'expédition.

Le monument se compose dune simple dalle dressée, sur laquelle,

au-dessous d'une croix, est gravée une inscription rappelant le souvenir

«du duc de Beaufort, amiral de France, et des officiers, soldats et

marins français, au nombre d'un millier, tombés sous les murs de

Candie».

[Illustration: Monument à la mémoire du duc de Beaufort, amiral de

France, inauguré à Candie, le 25 juin.--_Phot. H. R. Behaeddin._]

Notre vice-consul, M. Rosenbusch, le lieutenant-colonel Bordeaux et le

capitaine Pilla, de la mission militaire française de Grèce, ainsi que

toutes les autorités locales, assistaient à l'inauguration. Le maire de

Candie prononça un discours exaltant les bienfaits de la France; et le

grand poète populaire crétois Constantinidis récita des vers, après

avoir déposé une couronne au pied du monument.

[Illustration: École Tereki, où 500 soldats bulgares, sous les ordres du

commandant Lazarof, résistèrent toute la nuit au bombardement et à la

fusillade, et ne se rendirent qu'à 6 heures du matin, le 1er juillet.]

[Illustration: Effet de tir de mitrailleuse: mur criblé de balles à

l'intérieur de l'école Tereki.]

[Illustration: Brèche ouverte dans la maison du général Hessaptchef,

qui, parti la veille, y avait laissé un poste bulgare.]

[Illustration: Trous d'obus à l'angle d'une maison du boulevard Hamidieh

qu'occupait un détachement.]

[Illustration: Cadavres de soldats bulgares transportés au cimetière

pour y être ensevelis.]

LA NUIT SANGLANTE DE SALONIQUE (30 JUIN--1er JUILLET).--Effets du

bombardement et de l'assaut, par les troupes grecques, des maisons où

étaient cantonnés les détachements bulgares.

[Illustration: PROBLÈMES, par Henriot.]

L'Illustration, No. 3672, 12 Juillet 1913 · 第 38 / 38 题