EPILOGUE

Au moment où je termine ces récits, 2 mai 1888, je viens de faire avec

mon fils le voyage de Paris, de la manière la plus commode qui ait été

appliquée en France jusqu'à présent.

Partis de Lyon à 2 heures et demie du soir, nous sommes arrivés à Paris

avant minuit.

Si l'on supprimait l'arrêt pour le dîner au buffet de Tonnerre; on

pourrait faire le trajet en huit heures.

Nous étions dans un très confortable salon, en communication avec un

wagon restaurant, un fumoir et des cabinets de toilette et autres.

Il n'y a probablement que moi à Lyon et peut-être en France, qui puisse

à soixante-treize ans de distance, faire par expérience la comparaison

de cette manière de voyager avec celle de 1815.

Quelles que soient les améliorations futures qui pourront être apportées

dans les moyens de communication, on peut dire, je crois, sans crainte

de se tromper, que l'on ne verra jamais de changements aussi radicaux

que ceux dont je suis aujourd'hui peut-être le seul témoin.

Lyon, 2 mai 1888.

_L'Inspecteur général honoraire des Ponts et Chaussées_,

Théodore AYNARD.

Voyages au temps jadis en France, en Angleterre, en Allemagne, en Suisse, en Italie, en Sicile, en poste, en diligence, en voiturin, en traîneau, en espéronade, à cheval et en patache, de 1787 à 1844 · 第 35 / 35 题