Là?... Oui, une assiette plate nacrée, qui miroite et file entre deux

eaux... Héroïque, je fouille le fond de l’eau, à quatre pattes, à plat

ventre, traînée sur les genoux... Un bref jappement: c’est Marthe qui

crie de triomphe et lève au bout de son bras ruisselant l’assiette plate

qui se tord et fouette... Je crèverai de jalousie, si je reviens

bredouille! Où est le Silencieux? oh! le lâche, il pêche au haveneau! Et

Maggie? ça va bien, elle nage, soucieuse uniquement de sa plastique et

de son maillot de soie framboise... C’est contre Marthe seule que je

lutte, Marthe et son calot de cheveux rouges collés, Marthe ficelée dans

du gros jersey bleu, petit mathurin à croupe ronde... Les bêtes, les

bêtes, je les sens, elles me narguent! Un gros lançon de nacre jaillit

du sable mou, dessine en l’air, de sa queue de serpent, un monogramme

étincelant et replonge...

_11 heures._--La tribu papoue a fini ses conjurations. L’Esprit des Eaux

amères, sensible aux hurlements rituels, a comblé de poissons plats

leurs filets. Sur le sable, captives encore des mailles goudronnées,

agonisent de belles plies au ventre émouvant, l’insipide flet, les

carrelets éclaboussés d’un sang indélébile... Mais je ne veux que la

proie traquée par mes seules mains écorchées, entre mes genoux écaillés

par le sable et les coquilles tranchantes... Le carrelet, je le connais

à présent, c’est un gros serin qui pique du nez droit entre mes

chevilles jointes et s’y bloque,--la limande n’est pas plus maligne...

Nous pêchons côte à côte, Marthe et moi, et le même jappement nous

échappe, quand la prise est belle...

_11 h. 1/2._--Le soleil cuit nos nuques, nos épaules qui émergent de

l’eau tiède et corrosive... La vague, sous nos yeux fatigués, danse en

moires glauques, en bagues dorées, en colliers rompus... Aïe, mes

reins!... Je cherche mes compagnons muets; le Silencieux arrive, juste

comme Marthe, à bout de forces, gémit: “J’ai faim!”... Le Silencieux

fume, et son gros cigare ne lui laisse que la place d’un sourire

d’orgueil. Il tend vers nous son haveneau débordant de nacres

vivantes...

Maggie vient à son tour, ravie d’elle-même: elle a pris sept crevettes

et un enfant de sole...

--A la soupe, les enfants! crie Marthe. Les indigènes charrieront le

gibier jusqu’à l’auto.

--Oh! on va emporter tout? il y en a au moins cinquante livres!

--D’abord, ça fond beaucoup à la cuisson. On en mangera ce soir en

friture, demain matin au gratin, demain soir au court-bouillon... Et

puis on en mangera à la cuisine, et on en donnera peut-être aux

voisins...

_1 heure._--Assis sous la tente, nous déjeunons lentement, dégrisés...

Là-bas, au bout du désert aveuglant et sans ombre, quelque chose bout

mystérieusement, ronronne et se rapproche,--la mer!... Le Champagne ne

nous galvanise pas, la migraine plane sur nos têtes laborieuses...

Nous nous contemplons sans aménité. Marthe a pincé un coup de soleil sur

son petit nez de bull. Le Silencieux bâille et mâche son cinquième

cigare. Maggie nous choque un peu, trop blanche et trop nue, dans son

maillot framboise...

--Qu’est-ce qui sent comme ça? s’écrie Marthe. Ça empeste le musc, et je

ne sais quoi encore...

--Mais c’est le poisson! Les filets pleins pendent là...

--Mes mains aussi empestent. C’est le flet qui sent cette pourriture

musquée... Si on donnait un peu de poisson à ces braves indigènes?...

_2 heures._--Retour morne. Nous flairons nos mains à la dérobée. Tout

sent le poisson cru: le cigare du Silencieux, le maillot de Maggie, la

chevelure humide de Marthe... Le vent d’Ouest, mou et brûlant, sent le

poisson... La fumée de l’auto, et la dune glacée d’ombre bleue, et toute

cette journée, sentent le poisson...

_3 heures._--Arrivée. La villa sent le poisson. Farouche, le cœur

décroché, Marthe s’enferme dans sa chambre. La cuisinière frappe à la

porte:

--Madame veut-elle me dire si elle veut les limandes frites ou gratinées

ce soir?

Une porte s’ouvre furieusement et la voix de Marthe vocifère:

--Vous allez me faire le plaisir de faire disparaître de la maison toute

cette cochonnerie de marée! Et pendant une semaine je vous défends de

servir autre chose que des œufs à la coque et du poulet rôti!

_MUSIC-HALLS_

On répète en costume, à l’X... une pantomime que les communiqués

prévoient “sensationnelle”. Le long des couloirs qui fleurent le plâtre

et l’ammoniaque, au plus profond de l’orchestre, abîme indistinct,

circulent et se hâtent d’inquiétantes larves... Rien ne marche. Pas

fini, le décor trop sombre qui boit la lumière et ne la rend pas; mal

réglés, les jeux de halo du projecteur,--et cette fenêtre rustique

enguirlandée de vigne rousse, qui s’ouvre de bonne grâce, mais refuse de

se clore!...

Le mime W... surmené, fait sa dame-aux-camélias, la main sur l’estomac

pour contenir une toux rauque; il tousse à effrayer, il tousse à en

mourir, avec des saccades de mâchoires d’un dramatique!... Le petit

amoureux s’est, dans son trouble, grimé en poivrot, nez rouge et

oreilles blafardes, ce pour quoi il s’entend nommer, par l’organe

expirant du mime W... “fourneau, cordonnier”, et même “vaseline...”.

Rien ne marche, rien ne marchera!

Le patron est là, sur le plateau, le gros commanditaire aussi, celui qui

ne se déplace que pour les “numéros” coûteux. Le compositeur--un grand

type mou qui a l’air de n’avoir d’os nulle part,--laissant toute

espérance, a dégoté, derrière un portant, le chaudron des répétitions,

le piano exténué aux sonorités liquides de mustel, et se nettoie les

oreilles, comme il dit, avec un peu de Debussy... “_Mes longs cheveux

descendent jusqu’au bas de la tour..._” Quant aux musiciens de

l’orchestre, ils s’occupent, à coup sûr, d’améliorer en France la race

chevaline; de la contrebasse à la flûte, le _Jockey_ circule...

--Et Mme Loquette? s’écrie le patron nerveux, on ne la voit pas souvent!

--Son coutume n’est pas prêt, exhale le mime W... dans un souffle.

Le patron sursaute et aboie, au premier plan, la mâchoire tendue

au-dessus de l’orchestre.

--Quoi? qu’est-ce que vous dites? Son costume pas prêt? un costume à

transformation, quand on passe ce soir! C’est des coups à se faire

emboîter, ça, mon petit!...

Geste d’impuissance du mime W..., geste peut-être d’adieu à la vie, il

est si enrhumé!... Soudain, l’agonisant bondit comme un pelotari et

retrouve une voix de bedeau pour beugler:

--N... de D...! touchez pas à ça! C’est mon lingue à jus de groseilles!

Avec des mains d’infirmière, il manie et essaie son poignard truqué,

accessoire de précision qui saigne des gouttes sirupeuses et rouges...

--Ah! voilà madame Loquette! enfin!

On se précipite, avec des exclamations de soulagement, vers la

principale interprète. Le gros commanditaire assure son monocle. Mme

Loquette, qui a froid, frissonne des coudes, et serre les épaules sous

son costume peut-être monténégrin, sans doute croate, à coup sûr

moldo-valaque, avec quelque chose de dalmate dans l’allure générale...

Elle a faim, elle vient de passer quatre heures debout chez Landolff,

elle bâille d’agacement...

--Voyons ce fameux costume!

C’est une déception. “Trop simple!” murmure le patron. “Un peu sombre!”

laisse tomber le gros commanditaire. L’auteur de la musique, oubliant

_Pelléas_, s’approche, onduleux et désossé, et dit pâteusement: “C’est

drôle, je ne le voyais pas comme ça... Moi, j’aurais aimé quelque chose

de vert, avec de l’or, et puis avec un tas de machins qui pendent,

des... fourbis, des... des zédipoifs, quoi!”

Mais le mime W..., enchanté, déclare que ce rouge-rose fait épatamment

valoir les feuille-morte et les gris de sa défroque de contrebandier.

Mme Loquette, les yeux ailleurs, ne répond rien et souhaite seulement,

de toutes les forces de son âme, un sandwich au jambon, ou deux,--ou

trois,--avec de la moutarde...

Silence soucieux.

--Enfin, soupire le patron, voyons le dessous... Allez-y, W..., prenez

votre scène au moment où vous lui arrachez sa robe...

Le bronchité, le pneumonique se transforme, d’un geste de son visage, en

brute montagnarde, et se rue, poignard levé, sur Mme Loquette, l’affamée

Loquette devenue brusquement une petite femelle traquée, haletante, les

griffes prêtes... Ils luttent un court instant, la robe se déchire du

col aux chevilles, Mme Loquette apparaît demi-nue, le cou renversé

offert au couteau...

--Hep!... arrêtez-vous, mes enfants! l’effet est excellent! Pourtant,

attendez...

Les hommes se rapprochent de la principale interprète. Silence studieux.

Elle laisse, plus indifférente qu’une pouliche à vendre, errer leurs

regards sur ses épaules découvertes, sur la jambe visible hors de la

tunique fendue...

Le patron cherche, clappe des lèvres, ronchonne:

--Evidemment, évidemment... Ce n’est pas... Ce n’est pas assez... pas

assez nu, là!

La pouliche indifférente tressaille comme piquée par un taon.

--Pas assez nu! qu’est-ce qu’il vous faut?

--Eh! il me faut... je ne sais pas, moi. L’effet est bon, mais pas assez

éclatant, pas assez nu, je maintiens le mot! Tenez, cette mousseline sur

la gorge... C’est déplacé, c’est ridicule, c’est engonçant... Il me

faudrait...

Inspiré, le patron recule de trois pas, étend le bras, et, d’une voix

d’aéronaute quittant la terre:

--Lâchez un sein! crie-t-il.

* * * * *

Même cadre. On répète la Revue. Une revue comme toutes les revues. C’est

l’internement, de 1 à 7 heures, de tout un pensionnat pauvre et voyant,

bavard, empanaché,--grands chapeaux agressifs, bottines dont le chevreau

égratigné bleuit, jaquettes minces qu’on “réchauffe” d’un tour de cou en

fourrure...

Peu d’hommes. Les plus riches reluisent d’une élégance boutiquière, les

moins fortunés tiennent le milieu entre le lad et le lutteur.

Quelques-uns s’en tiennent encore au genre démodé du rapin

d’opérette,--beaucoup de cheveux et peu de linge, mais quels foulards!

Tous ont, en passant de la rue glaciale au promenoir, le même soupir de

détente et d’arrivée, à cause de la bonne chaleur malsaine que soufflent

les calorifères... Sur le plateau, le chaudron des répétitions

fonctionne déjà, renforcé, pour les danses, d’un violon vinaigré. Treize

danseuses anglaises se démènent, avec une froide frénésie. Elles

dansent, dans cette demi-nuit des répétitions, comme elles danseront le

soir de la générale, ni plus mal, ni mieux. Elles jettent, vers

l’orchestre vide, le sourire enfantin, l’œil aguicheur et candide dont

elles caresseront, à la première, les avant-scènes... Une conscience

militaire anime leurs corps grêles et durs, jusqu’à l’instant de

redevenir, le portant franchi, des enfants maigres et gaies, nourries de

sandwiches et de pastilles de menthe...

Au promenoir, une camaraderie de prisonnières groupe les petites

marcheuses à trois louis par mois, celles qui changeront six ou huit

fois de costume au cours de la Revue. Autour d’un guéridon de bar, elles

bavardent comme on mange, avec fièvre, avec gloutonnerie; plusieurs

tirent l’aiguille, et raccommodent des nippes de gosse...

L’une d’elles séduit par sa minceur androgyne. Elle a coiffé ses cheveux

courts d’un feutre masculin, d’une élégance très Rat-Mort. Les jambes

croisées sous sa jupe étroite, elle fume et promène autour d’elle le

regard insolent et sérieux d’une Mademoiselle de Maupin. L’instant

d’après, sa cigarette finie, elle tricote, les épaules basses, une paire

de chaussons d’enfant... Pauvre petite Maupin de Montmartre, qui arbore

un vice seyant comme on adopte le chapeau du jour. “Qu’est-ce que tu

veux, on n’a pas de frais de toilette, avec deux galures et deux

costumes tailleur je fais ma saison: et puis il y a des hommes qui

aiment ça...”

Une boulotte camuse aux yeux luisants, costaude, courtaude, coud d’une

main preste et professionnelle, en bavardant âprement. “_Ils_ vont

encore nous coller une générale à minuit et demi, comme c’est commode...

Moi que j’habite au Lion de Belfort, parce que mon mari est ouvrier

serrurier... Alors, vous comprenez, la générale finit sur les trois

heures et demie, peut-être quatre heures, et je suis sûre de rentrer sur

mes pattes, juste à temps pour faire la soupe à mon mari qui s’en va à

cinq heures et demie, et puis, après, les deux gosses qu’il faut qu’ils

aillent à l’école...” Celle-ci n’a rien d’une révoltée, d’ailleurs;

chaque métier a ses embêtements, n’est-ce pas?

Dans une baignoire d’avant-scène, un groupe coquet, emplumé, fourré,

angora, s’isole et tient salon. Il y a la future commère et la diseuse

engagée pour trois couplets, et la petite amie d’un des auteurs, et

celle du gros commanditaire... Elles gagnent, toutes, entre trois cents

et deux mille francs par mois, mais on a des renards de deux cents

louis, et des sautoirs de perles... On est pincées, posées, méfiantes.

On ne joue pas à l’artiste, oh! Dieu non. On ne parle pas de métier. On

dit: “Moi, j’ai eu bien des ennuis avec mon auto... Moi, je n’irai pas à

Monte-Carlo cet hiver, j’ai horreur du jeu! Et puis, après la revue, je

serai si contente de me reposer un peu chez moi, de ne pas sortir le

soir! _Mon ami_ adore la vie de famille... nous avons une petite fille

de quatre ans qui est un amour...”

* * * * *

Ici, comme à côté, l’enfant se porte beaucoup, légitime ou non.

J’entends: “L’institutrice de Bébé... Mon petit Jacques qui est déjà un

homme, ma chère!” L’une d’elles renchérit et avoue modestement quatre

garçons. Ce sont des cris, des exclamations d’étonnement et d’envie...

La jeune pondeuse, fraîche comme une pomme, se rengorge avec une moue

d’enfant gâtée.

En face d’elle, la plus jolie de toutes médite, les doigts taquinant son

lourd collier de perles irisées, et fixe dans le vide un regard bleu

mauve, d’une nuance inédite et sûrement très coûteuse. Elle murmure

enfin: “Ça me fait songer que je n’ai pas eu d’enfant depuis deux ans...

Il m’en faut un pour dans... dans quatorze mois.” Et comme on rit autour

d’elle, elle s’explique, paisible: “Oui, dans quatorze mois. Ça me fera

beaucoup de bien, il n’y a rien qui “dépure” le sang comme un

accouchement. C’est un renouvellement complet, on a un teint, après!...

J’ai des amies qui passent leur vie à se purger, à se droguer, à se

coller des choses sur la figure... Moi, au lieu de ça, je me fais faire

un enfant, c’est bien plus sain!” (rigoureusement _sic_!)

En quittant le promenoir, je frôle du pied quelque chose qui traîne sur

le tapis sale... Un peu plus, j’écrasais une main, une petite patte

enfantine, la paume en l’air... Les petites Anglaises se reposent là,

par terre, en tas. Quelques-unes, assises, s’adossent au mur, les autres

sont jetées en travers de leurs genoux ou pelotonnées en chien de fusil,

et dorment. Je distingue un bras mince, nu jusqu’au coude, une chevelure

lumineuse en coques rousses au-dessus d’une délicate oreille anémique...

Sommeil misérable et confiant, repos navrant et gracieux de jeunes bêtes

surmenées... On songe à une portée de chatons orphelins, qui se serrent

pour se tenir chaud...

TABLE DES MATIERES

Sido 5

Le capitaine 33

Les sauvages 57

Les vrilles de la vigne 81

Rêverie de nouvel an 89

Chanson de la danseuse 97

Nuit blanche 101

Jour gris 109

Le dernier feu 115

Amours 121

Un rêve 129

Nonoche 135

Toby-chien parle 143

Dialogue de bêtes 153

Maquillages 161

Belles-de-jour 167

De quoi est-ce qu’on a l’air? 177

La guérison 189

Le miroir 199

La dame qui chante 207

En baie de Somme 213

Partie de pêche 225

Music-Halls 235

ŒUVRES DE COLETTE

LA MAISON DE CLAUDINE.

LES VRILLES DE LA VIGNE.

LE VOYAGE ÉGOÏSTE.

SIDO.

CES PLAISIRS...

PRISONS ET PARADIS.

LA JUMELLE NOIRE (4 volumes).

DUO, roman.

MES APPRENTISSAGES.

LE TOUTOUNIER, roman.

BELLA-VISTA.

GIGI.

LE FANAL BLEU.

L’INGÉNUE LIBERTINE, roman.

DOUZE DIALOGUES DE BÊTES.

LA RETRAITE SENTIMENTALE.

LA VAGABONDE, roman.

L’ENVERS DU MUSIC-HALL.

LA CHAMBRE ÉCLAIRÉE.

CHÉRI, roman.

PRROU, POUCETTE ET QUELQUES AUTRES.

L’ENTRAVE, roman.

LES HEURES LONGUES.

CELLE QUI EN REVIENT.

RÊVERIE DE NOUVEL AN.

MITSOU, OU COMMENT L’ESPRIT VIENT AUX FILLES, roman.

LA PAIX CHEZ LES BÊTES.

AVENTURES QUOTIDIENNES.

DANS LA FOULE.

LA FEMME CACHÉE.

LE BLÉ EN HERBE, roman.

LA NAISSANCE DU JOUR.

LA FIN DE CHÉRI, roman.

LA CHATTE, roman.

DISCOURS DE RÉCEPTION.

CHAMBRE D’HÔTEL.

JOURNAL À REBOURS.

JULIE DE CARNEILHAN.

LE KÉPI.

MES CAHIERS.

TROIS... SIX... NEUF...

BRODERIE ANCIENNE.

NUDITÉ.

PARIS DE MA FENÊTRE.

L’ÉTOILE VESPER.

BELLES SAISONS.

POUR UN HERBIER.

TRAIT POUR TRAIT.

LA SECONDE.

_En «collaboration» avec M. Willy._

CLAUDINE À L’ÉCOLE.

CLAUDINE À PARIS.

CLAUDINE EN MÉNAGE.

CLAUDINE S’EN VA.

THÉATRE

_En collaboration avec M. Léopold Marchand._

LA VAGABONDE, pièce en 4 actes.

CHÉRI, pièce en 4 actes.

IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN

Usine de La Flèche (Sarthe).

LIBRAIRIE GÉNÉRALE FRANÇAISE--6, rue Pierre-Sarrazin--75006 Paris.

ISBN: 2-253-0523-1

Nouvelles éditions des «classiques»

_La critique évolue, les connaissances s’accroissent._ Le Livre de Poche

Classique _renouvelle, sous des couvertures prestigieuses, la

présentation et l’étude des grands auteurs français et étrangers. Les

préfaces sont rédigées par les plus grands écrivains; l’appareil

critique, les notes tiennent compte des plus récents travaux des

spécialistes._

_Texte intégral_

Extrait du catalogue[A]

[A] _Disponible chez votre libraire._

_Le sigle [Illustration], placé au dos du volume, indique une nouvelle

présentation._

ALAIN-FOURNIER

Le Grand Meaulnes 1000

_Préface et commentaires de Daniel Leuwers._

BALZAC

La Rabouilleuse 543

_Préface, commentaires et notes de Roger Pierrot._

Les Chouans 705

_Préface, commentaires et notes de René Guise._

Le Père Goriot 757

_Préface de F. van Rossum-Guyon et Michel Butor._

_Commentaires et notes de Nicole Mozet._

Illusions perdues 862

_Préface, commentaires et notes de Maurice Ménard._

La Cousine Bette 952

_Préface, commentaires et notes de Roger Pierrot._

Le Cousin Pons 989

_Préface, commentaires et notes de Maurice Ménard._

Eugénie Grandet 1414

_Préface et commentaires de Maurice Bardèche._

_Notes de Jean-Jacques Robrieux._

La Peau de chagrin 1701

_Préface, commentaires et notes de Pierre Barbéris._

BAUDELAIRE

Les Fleurs du mal 677

_Préface de Marie-Jeanne Durry._

_Édition commentée et annotée par Yves Florenne._

Le Spleen de Paris 1179

_Édition établie, présentée et commentée par Yves Florenne._

Les Paradis

artificiels 1326

_Préface, commentaires et notes d’Yves Florenne._

DAUDET

Lettres

de mon moulin 848

_Préface de Nicole Ciravégna._

Le Petit Chose 925

_Préface de Paul Guth._

Contes du lundi 1058

_Préface de Louis Nucéra._

Tartarin

de Tarascon 5672

_Préface d’Yves Berger._

DIDEROT

La Religieuse 2077

_Préface d’Henry de Montherlant._

_Commentaires et notes de Jacques et A.-M. Chouillet._

Jacques le fataliste 403

_Préface, commentaires et notes de Jacques et A.-M. Chouillet._

DOSTOIEVSKI

Crime et châtiment

T I 1289 - T II 1291

_Préface de Nicolas Berdiaeff._

_Commentaires de Georges Philippenko._

L’Idiot

T I 941 - T II 943

_Introduction et commentaires de Louis Martinez._

Les Possédés 695

_Préface et commentaires de Georges Philippenko._

DUMAS fils

La Dame

aux camélias 2682

_Préface, commentaires et notes d’Antoine Livio._

FLAUBERT

Madame Bovary 713

_Préface d’Henry de Montherlant._

_Présentation, commentaires et notes de Béatrice Didier._

L’Éducation

sentimentale 1499

_Préface de Pierre Sipriot._

_Commentaires et notes de Daniel Leuwers._

HOMÈRE

L’Odyssée 602

_Préface de Fernand Robert._

_Édition traduite et présentée par Victor Bérard._

_Index et notes de Luc Duret._

L’Iliade 1063

_Préface de Fernand Robert._

_Édition traduite et présentée par Mario Meunier._

_Index et notes de Luc Duret._

LA FAYETTE (Madame de)

La Princesse

de Clèves 374

_Préface de Michel Butor._

_Commentaires de Béatrice Didier._

MACHIAVEL

Le Prince 879

_Préface de Raymond Aron._

_Édition traduite, commentée et annotée par Jean Anglade._

MAUPASSANT

Une vie 478

_Préface de Henri Mitterand._

_Commentaires et notes d’Alain Buisine._

Mademoiselle Fifi 583

_Édition présentée, commentée et annotée par Louis Forestier._

La Maison Tellier 760

_Édition présentée, commentée et annotée par Patrick Wald Lasowski._

Bel-Ami

_Préface de Jacques Laurent._

_Commentaires et notes de Philippe Bonnefis._

MÉRIMÉE

Colomba et

autres nouvelles 1217

_Édition établie par Jean Mistler._

Carmen et

autres nouvelles 1480

_Édition établie par Jean Mistler._

NIETZSCHE

Ainsi parlait

Zarathoustra 987

_Édition traduite, présentée et annotée par G.-A. Goldschmidt._

POE

Histoires

extraordinaires 604

_Édition présentée par Michel Zéraffa._

Nouvelles histoires

extraordinaires 1055

_Édition présentée par Michel Zéraffa._

RABELAIS

Pantagruel 1240

_Édition établie et annotée par Pierre Michel._

Gargantua 1589

_Édition établie et annotée par Pierre Michel._

SADE

Justine 3714

_Édition préfacée, commentée et annotée par Béatrice Didier._

SAND

La Petite Fadette 3350

_Édition préfacée, commentée et annotée par Maurice Toesca._

François le Champi 4771

_Édition préfacée, commentée et annotée par Maurice Toesca._

La Mare au diable 3551

_Édition préfacée, commentée et annotée par Pierre de Boisdeffre._

SHAKESPEARE

Roméo et Juliette,

Le Songe

d’une nuit d’été 1066

_Édition préfacée, commentée et annotée par Yves Florenne._

STENDHAL

Le Rouge et le Noir 357

_Édition préfacée, commentée et annotée par Victor Del Litto._

La Chartreuse

de Parme 851

_Édition préfacée, commentée et annotée par Victor Del Litto._

TOURGUENIEV

Premier amour 497

_Préface de François Nourissier. Commentaires d’Edith Scherrer._

VERLAINE

Poèmes saturniens,

Fêtes galantes 747

_Préface de Léo Ferré._

_Commentaires et notes de Claude Cuénot._

La Bonne Chanson,

Romances sans

paroles, Sagesse 1116

_Préface d’Antoine Blondin._

_Commentaires et notes de Claude Cuénot._

VILLON

Poésies complètes 1216

_Préfaces de Clément Marot et de Théophile Gautier._

_Édition présentée, établie et annotée par Pierre Michel._

VOLTAIRE

Candide et

autres contes 657

_Édition présentée, commentée et annotée par J. Van den Heuvel._

Zadig et

autres contes 658

_Édition présentée, commentée et annotée par J. Van den Heuvel._

ZOLA

Les Rougon-Macquart

_Édition établie par Auguste Dezalay._

L’Assommoir 97

_Préface de François Cavanna._

_Commentaires et notes d’Auguste Dezalay._

Germinal 145

_Préface de Jacques Duquesne._

_Commentaires et notes d’Auguste Dezalay._

La Conquête

de Plassans 384

_Préface de Henri Mitterand._

_Commentaires et notes de Pierre Marotte._

XXX

Tristan et Iseult 1306

_Renouvelé en français moderne, commenté et annoté par René Louis._

[Illustration]

Dans la première partie du livre, Colette fait revivre Sido, sa mère

tant aimée. Elle nous parle aussi de son père, «le capitaine», second

mari de Sido, de sa sœur aînée, «l’étrangère» et de ses deux frères,

«les sauvages», de l’amour qui unissait ses parents et de son enfance

heureuse.

Dans la seconde partie, des confidences, des anecdotes, des dialogues

sur tous les thèmes chers à Colette: l’amour, l’indépendance, la

solitude, les souvenirs, les bêtes, la nature, composent _Les Vrilles de

la vigne_.

Avec ce style dru, savoureux, propre à Colette, ces récits, d’une

extraordinaire poésie, sont parmi les plus beaux de notre littérature.

Sido; suivi de Les vrilles de la vigne · 第 11 / 11 段