eaux... Héroïque, je fouille le fond de l’eau, à quatre pattes, à plat
ventre, traînée sur les genoux... Un bref jappement: c’est Marthe qui
crie de triomphe et lève au bout de son bras ruisselant l’assiette plate
qui se tord et fouette... Je crèverai de jalousie, si je reviens
bredouille! Où est le Silencieux? oh! le lâche, il pêche au haveneau! Et
Maggie? ça va bien, elle nage, soucieuse uniquement de sa plastique et
de son maillot de soie framboise... C’est contre Marthe seule que je
lutte, Marthe et son calot de cheveux rouges collés, Marthe ficelée dans
du gros jersey bleu, petit mathurin à croupe ronde... Les bêtes, les
bêtes, je les sens, elles me narguent! Un gros lançon de nacre jaillit
du sable mou, dessine en l’air, de sa queue de serpent, un monogramme
étincelant et replonge...
_11 heures._--La tribu papoue a fini ses conjurations. L’Esprit des Eaux
amères, sensible aux hurlements rituels, a comblé de poissons plats
leurs filets. Sur le sable, captives encore des mailles goudronnées,
agonisent de belles plies au ventre émouvant, l’insipide flet, les
carrelets éclaboussés d’un sang indélébile... Mais je ne veux que la
proie traquée par mes seules mains écorchées, entre mes genoux écaillés
par le sable et les coquilles tranchantes... Le carrelet, je le connais
à présent, c’est un gros serin qui pique du nez droit entre mes
chevilles jointes et s’y bloque,--la limande n’est pas plus maligne...
Nous pêchons côte à côte, Marthe et moi, et le même jappement nous
échappe, quand la prise est belle...
_11 h. 1/2._--Le soleil cuit nos nuques, nos épaules qui émergent de
l’eau tiède et corrosive... La vague, sous nos yeux fatigués, danse en
moires glauques, en bagues dorées, en colliers rompus... Aïe, mes
reins!... Je cherche mes compagnons muets; le Silencieux arrive, juste
comme Marthe, à bout de forces, gémit: “J’ai faim!”... Le Silencieux
fume, et son gros cigare ne lui laisse que la place d’un sourire
d’orgueil. Il tend vers nous son haveneau débordant de nacres
vivantes...
Maggie vient à son tour, ravie d’elle-même: elle a pris sept crevettes
et un enfant de sole...
--A la soupe, les enfants! crie Marthe. Les indigènes charrieront le
gibier jusqu’à l’auto.
--Oh! on va emporter tout? il y en a au moins cinquante livres!
--D’abord, ça fond beaucoup à la cuisson. On en mangera ce soir en
friture, demain matin au gratin, demain soir au court-bouillon... Et
puis on en mangera à la cuisine, et on en donnera peut-être aux
voisins...
_1 heure._--Assis sous la tente, nous déjeunons lentement, dégrisés...
Là-bas, au bout du désert aveuglant et sans ombre, quelque chose bout
mystérieusement, ronronne et se rapproche,--la mer!... Le Champagne ne
nous galvanise pas, la migraine plane sur nos têtes laborieuses...
Nous nous contemplons sans aménité. Marthe a pincé un coup de soleil sur
son petit nez de bull. Le Silencieux bâille et mâche son cinquième
cigare. Maggie nous choque un peu, trop blanche et trop nue, dans son
maillot framboise...
--Qu’est-ce qui sent comme ça? s’écrie Marthe. Ça empeste le musc, et je
ne sais quoi encore...
--Mais c’est le poisson! Les filets pleins pendent là...
--Mes mains aussi empestent. C’est le flet qui sent cette pourriture
musquée... Si on donnait un peu de poisson à ces braves indigènes?...
_2 heures._--Retour morne. Nous flairons nos mains à la dérobée. Tout
sent le poisson cru: le cigare du Silencieux, le maillot de Maggie, la
chevelure humide de Marthe... Le vent d’Ouest, mou et brûlant, sent le
poisson... La fumée de l’auto, et la dune glacée d’ombre bleue, et toute
cette journée, sentent le poisson...
_3 heures._--Arrivée. La villa sent le poisson. Farouche, le cœur
décroché, Marthe s’enferme dans sa chambre. La cuisinière frappe à la
porte:
--Madame veut-elle me dire si elle veut les limandes frites ou gratinées
ce soir?
Une porte s’ouvre furieusement et la voix de Marthe vocifère:
--Vous allez me faire le plaisir de faire disparaître de la maison toute
cette cochonnerie de marée! Et pendant une semaine je vous défends de
servir autre chose que des œufs à la coque et du poulet rôti!
_MUSIC-HALLS_
On répète en costume, à l’X... une pantomime que les communiqués
prévoient “sensationnelle”. Le long des couloirs qui fleurent le plâtre
et l’ammoniaque, au plus profond de l’orchestre, abîme indistinct,
circulent et se hâtent d’inquiétantes larves... Rien ne marche. Pas
fini, le décor trop sombre qui boit la lumière et ne la rend pas; mal
réglés, les jeux de halo du projecteur,--et cette fenêtre rustique
enguirlandée de vigne rousse, qui s’ouvre de bonne grâce, mais refuse de
se clore!...
Le mime W... surmené, fait sa dame-aux-camélias, la main sur l’estomac
pour contenir une toux rauque; il tousse à effrayer, il tousse à en
mourir, avec des saccades de mâchoires d’un dramatique!... Le petit
amoureux s’est, dans son trouble, grimé en poivrot, nez rouge et
oreilles blafardes, ce pour quoi il s’entend nommer, par l’organe
expirant du mime W... “fourneau, cordonnier”, et même “vaseline...”.
Rien ne marche, rien ne marchera!
Le patron est là, sur le plateau, le gros commanditaire aussi, celui qui
ne se déplace que pour les “numéros” coûteux. Le compositeur--un grand
type mou qui a l’air de n’avoir d’os nulle part,--laissant toute
espérance, a dégoté, derrière un portant, le chaudron des répétitions,
le piano exténué aux sonorités liquides de mustel, et se nettoie les
oreilles, comme il dit, avec un peu de Debussy... “_Mes longs cheveux
descendent jusqu’au bas de la tour..._” Quant aux musiciens de
l’orchestre, ils s’occupent, à coup sûr, d’améliorer en France la race
chevaline; de la contrebasse à la flûte, le _Jockey_ circule...
--Et Mme Loquette? s’écrie le patron nerveux, on ne la voit pas souvent!
--Son coutume n’est pas prêt, exhale le mime W... dans un souffle.
Le patron sursaute et aboie, au premier plan, la mâchoire tendue
au-dessus de l’orchestre.
--Quoi? qu’est-ce que vous dites? Son costume pas prêt? un costume à
transformation, quand on passe ce soir! C’est des coups à se faire
emboîter, ça, mon petit!...
Geste d’impuissance du mime W..., geste peut-être d’adieu à la vie, il
est si enrhumé!... Soudain, l’agonisant bondit comme un pelotari et
retrouve une voix de bedeau pour beugler:
--N... de D...! touchez pas à ça! C’est mon lingue à jus de groseilles!
Avec des mains d’infirmière, il manie et essaie son poignard truqué,
accessoire de précision qui saigne des gouttes sirupeuses et rouges...
--Ah! voilà madame Loquette! enfin!
On se précipite, avec des exclamations de soulagement, vers la
principale interprète. Le gros commanditaire assure son monocle. Mme
Loquette, qui a froid, frissonne des coudes, et serre les épaules sous
son costume peut-être monténégrin, sans doute croate, à coup sûr
moldo-valaque, avec quelque chose de dalmate dans l’allure générale...
Elle a faim, elle vient de passer quatre heures debout chez Landolff,
elle bâille d’agacement...
--Voyons ce fameux costume!
C’est une déception. “Trop simple!” murmure le patron. “Un peu sombre!”
laisse tomber le gros commanditaire. L’auteur de la musique, oubliant
_Pelléas_, s’approche, onduleux et désossé, et dit pâteusement: “C’est
drôle, je ne le voyais pas comme ça... Moi, j’aurais aimé quelque chose
de vert, avec de l’or, et puis avec un tas de machins qui pendent,
des... fourbis, des... des zédipoifs, quoi!”
Mais le mime W..., enchanté, déclare que ce rouge-rose fait épatamment
valoir les feuille-morte et les gris de sa défroque de contrebandier.
Mme Loquette, les yeux ailleurs, ne répond rien et souhaite seulement,
de toutes les forces de son âme, un sandwich au jambon, ou deux,--ou
trois,--avec de la moutarde...
Silence soucieux.
--Enfin, soupire le patron, voyons le dessous... Allez-y, W..., prenez
votre scène au moment où vous lui arrachez sa robe...
Le bronchité, le pneumonique se transforme, d’un geste de son visage, en
brute montagnarde, et se rue, poignard levé, sur Mme Loquette, l’affamée
Loquette devenue brusquement une petite femelle traquée, haletante, les
griffes prêtes... Ils luttent un court instant, la robe se déchire du
col aux chevilles, Mme Loquette apparaît demi-nue, le cou renversé
offert au couteau...
--Hep!... arrêtez-vous, mes enfants! l’effet est excellent! Pourtant,
attendez...
Les hommes se rapprochent de la principale interprète. Silence studieux.
Elle laisse, plus indifférente qu’une pouliche à vendre, errer leurs
regards sur ses épaules découvertes, sur la jambe visible hors de la
tunique fendue...
Le patron cherche, clappe des lèvres, ronchonne:
--Evidemment, évidemment... Ce n’est pas... Ce n’est pas assez... pas
assez nu, là!
La pouliche indifférente tressaille comme piquée par un taon.
--Pas assez nu! qu’est-ce qu’il vous faut?
--Eh! il me faut... je ne sais pas, moi. L’effet est bon, mais pas assez
éclatant, pas assez nu, je maintiens le mot! Tenez, cette mousseline sur
la gorge... C’est déplacé, c’est ridicule, c’est engonçant... Il me
faudrait...
Inspiré, le patron recule de trois pas, étend le bras, et, d’une voix
d’aéronaute quittant la terre:
--Lâchez un sein! crie-t-il.
* * * * *
Même cadre. On répète la Revue. Une revue comme toutes les revues. C’est
l’internement, de 1 à 7 heures, de tout un pensionnat pauvre et voyant,
bavard, empanaché,--grands chapeaux agressifs, bottines dont le chevreau
égratigné bleuit, jaquettes minces qu’on “réchauffe” d’un tour de cou en
fourrure...
Peu d’hommes. Les plus riches reluisent d’une élégance boutiquière, les
moins fortunés tiennent le milieu entre le lad et le lutteur.
Quelques-uns s’en tiennent encore au genre démodé du rapin
d’opérette,--beaucoup de cheveux et peu de linge, mais quels foulards!
Tous ont, en passant de la rue glaciale au promenoir, le même soupir de
détente et d’arrivée, à cause de la bonne chaleur malsaine que soufflent
les calorifères... Sur le plateau, le chaudron des répétitions
fonctionne déjà, renforcé, pour les danses, d’un violon vinaigré. Treize
danseuses anglaises se démènent, avec une froide frénésie. Elles
dansent, dans cette demi-nuit des répétitions, comme elles danseront le
soir de la générale, ni plus mal, ni mieux. Elles jettent, vers
l’orchestre vide, le sourire enfantin, l’œil aguicheur et candide dont
elles caresseront, à la première, les avant-scènes... Une conscience
militaire anime leurs corps grêles et durs, jusqu’à l’instant de
redevenir, le portant franchi, des enfants maigres et gaies, nourries de
sandwiches et de pastilles de menthe...
Au promenoir, une camaraderie de prisonnières groupe les petites
marcheuses à trois louis par mois, celles qui changeront six ou huit
fois de costume au cours de la Revue. Autour d’un guéridon de bar, elles
bavardent comme on mange, avec fièvre, avec gloutonnerie; plusieurs
tirent l’aiguille, et raccommodent des nippes de gosse...
L’une d’elles séduit par sa minceur androgyne. Elle a coiffé ses cheveux
courts d’un feutre masculin, d’une élégance très Rat-Mort. Les jambes
croisées sous sa jupe étroite, elle fume et promène autour d’elle le
regard insolent et sérieux d’une Mademoiselle de Maupin. L’instant
d’après, sa cigarette finie, elle tricote, les épaules basses, une paire
de chaussons d’enfant... Pauvre petite Maupin de Montmartre, qui arbore
un vice seyant comme on adopte le chapeau du jour. “Qu’est-ce que tu
veux, on n’a pas de frais de toilette, avec deux galures et deux
costumes tailleur je fais ma saison: et puis il y a des hommes qui
aiment ça...”
Une boulotte camuse aux yeux luisants, costaude, courtaude, coud d’une
main preste et professionnelle, en bavardant âprement. “_Ils_ vont
encore nous coller une générale à minuit et demi, comme c’est commode...
Moi que j’habite au Lion de Belfort, parce que mon mari est ouvrier
serrurier... Alors, vous comprenez, la générale finit sur les trois
heures et demie, peut-être quatre heures, et je suis sûre de rentrer sur
mes pattes, juste à temps pour faire la soupe à mon mari qui s’en va à
cinq heures et demie, et puis, après, les deux gosses qu’il faut qu’ils
aillent à l’école...” Celle-ci n’a rien d’une révoltée, d’ailleurs;
chaque métier a ses embêtements, n’est-ce pas?
Dans une baignoire d’avant-scène, un groupe coquet, emplumé, fourré,
angora, s’isole et tient salon. Il y a la future commère et la diseuse
engagée pour trois couplets, et la petite amie d’un des auteurs, et
celle du gros commanditaire... Elles gagnent, toutes, entre trois cents
et deux mille francs par mois, mais on a des renards de deux cents
louis, et des sautoirs de perles... On est pincées, posées, méfiantes.
On ne joue pas à l’artiste, oh! Dieu non. On ne parle pas de métier. On
dit: “Moi, j’ai eu bien des ennuis avec mon auto... Moi, je n’irai pas à
Monte-Carlo cet hiver, j’ai horreur du jeu! Et puis, après la revue, je
serai si contente de me reposer un peu chez moi, de ne pas sortir le
soir! _Mon ami_ adore la vie de famille... nous avons une petite fille
de quatre ans qui est un amour...”
* * * * *
Ici, comme à côté, l’enfant se porte beaucoup, légitime ou non.
J’entends: “L’institutrice de Bébé... Mon petit Jacques qui est déjà un
homme, ma chère!” L’une d’elles renchérit et avoue modestement quatre
garçons. Ce sont des cris, des exclamations d’étonnement et d’envie...
La jeune pondeuse, fraîche comme une pomme, se rengorge avec une moue
d’enfant gâtée.
En face d’elle, la plus jolie de toutes médite, les doigts taquinant son
lourd collier de perles irisées, et fixe dans le vide un regard bleu
mauve, d’une nuance inédite et sûrement très coûteuse. Elle murmure
enfin: “Ça me fait songer que je n’ai pas eu d’enfant depuis deux ans...
Il m’en faut un pour dans... dans quatorze mois.” Et comme on rit autour
d’elle, elle s’explique, paisible: “Oui, dans quatorze mois. Ça me fera
beaucoup de bien, il n’y a rien qui “dépure” le sang comme un
accouchement. C’est un renouvellement complet, on a un teint, après!...
J’ai des amies qui passent leur vie à se purger, à se droguer, à se
coller des choses sur la figure... Moi, au lieu de ça, je me fais faire
un enfant, c’est bien plus sain!” (rigoureusement _sic_!)
En quittant le promenoir, je frôle du pied quelque chose qui traîne sur
le tapis sale... Un peu plus, j’écrasais une main, une petite patte
enfantine, la paume en l’air... Les petites Anglaises se reposent là,
par terre, en tas. Quelques-unes, assises, s’adossent au mur, les autres
sont jetées en travers de leurs genoux ou pelotonnées en chien de fusil,
et dorment. Je distingue un bras mince, nu jusqu’au coude, une chevelure
lumineuse en coques rousses au-dessus d’une délicate oreille anémique...
Sommeil misérable et confiant, repos navrant et gracieux de jeunes bêtes
surmenées... On songe à une portée de chatons orphelins, qui se serrent
pour se tenir chaud...
TABLE DES MATIERES
Sido 5
Le capitaine 33
Les sauvages 57
Les vrilles de la vigne 81
Rêverie de nouvel an 89
Chanson de la danseuse 97
Nuit blanche 101
Jour gris 109
Le dernier feu 115
Amours 121
Un rêve 129
Nonoche 135
Toby-chien parle 143
Dialogue de bêtes 153
Maquillages 161
Belles-de-jour 167
De quoi est-ce qu’on a l’air? 177
La guérison 189
Le miroir 199
La dame qui chante 207
En baie de Somme 213
Partie de pêche 225
Music-Halls 235
ŒUVRES DE COLETTE
LA MAISON DE CLAUDINE.
LES VRILLES DE LA VIGNE.
LE VOYAGE ÉGOÏSTE.
SIDO.
CES PLAISIRS...
PRISONS ET PARADIS.
LA JUMELLE NOIRE (4 volumes).
DUO, roman.
MES APPRENTISSAGES.
LE TOUTOUNIER, roman.
BELLA-VISTA.
GIGI.
LE FANAL BLEU.
L’INGÉNUE LIBERTINE, roman.
DOUZE DIALOGUES DE BÊTES.
LA RETRAITE SENTIMENTALE.
LA VAGABONDE, roman.
L’ENVERS DU MUSIC-HALL.
LA CHAMBRE ÉCLAIRÉE.
CHÉRI, roman.
PRROU, POUCETTE ET QUELQUES AUTRES.
L’ENTRAVE, roman.
LES HEURES LONGUES.
CELLE QUI EN REVIENT.
RÊVERIE DE NOUVEL AN.
MITSOU, OU COMMENT L’ESPRIT VIENT AUX FILLES, roman.
LA PAIX CHEZ LES BÊTES.
AVENTURES QUOTIDIENNES.
DANS LA FOULE.
LA FEMME CACHÉE.
LE BLÉ EN HERBE, roman.
LA NAISSANCE DU JOUR.
LA FIN DE CHÉRI, roman.
LA CHATTE, roman.
DISCOURS DE RÉCEPTION.
CHAMBRE D’HÔTEL.
JOURNAL À REBOURS.
JULIE DE CARNEILHAN.
LE KÉPI.
MES CAHIERS.
TROIS... SIX... NEUF...
BRODERIE ANCIENNE.
NUDITÉ.
PARIS DE MA FENÊTRE.
L’ÉTOILE VESPER.
BELLES SAISONS.
POUR UN HERBIER.
TRAIT POUR TRAIT.
LA SECONDE.
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CLAUDINE À L’ÉCOLE.
CLAUDINE À PARIS.
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préfaces sont rédigées par les plus grands écrivains; l’appareil
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Le Grand Meaulnes 1000
_Préface et commentaires de Daniel Leuwers._
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La Rabouilleuse 543
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Le Père Goriot 757
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Illusions perdues 862
_Préface, commentaires et notes de Maurice Ménard._
La Cousine Bette 952
_Préface, commentaires et notes de Roger Pierrot._
Le Cousin Pons 989
_Préface, commentaires et notes de Maurice Ménard._
Eugénie Grandet 1414
_Préface et commentaires de Maurice Bardèche._
_Notes de Jean-Jacques Robrieux._
La Peau de chagrin 1701
_Préface, commentaires et notes de Pierre Barbéris._
BAUDELAIRE
Les Fleurs du mal 677
_Préface de Marie-Jeanne Durry._
_Édition commentée et annotée par Yves Florenne._
Le Spleen de Paris 1179
_Édition établie, présentée et commentée par Yves Florenne._
Les Paradis
artificiels 1326
_Préface, commentaires et notes d’Yves Florenne._
DAUDET
Lettres
de mon moulin 848
_Préface de Nicole Ciravégna._
Le Petit Chose 925
_Préface de Paul Guth._
Contes du lundi 1058
_Préface de Louis Nucéra._
Tartarin
de Tarascon 5672
_Préface d’Yves Berger._
DIDEROT
La Religieuse 2077
_Préface d’Henry de Montherlant._
_Commentaires et notes de Jacques et A.-M. Chouillet._
Jacques le fataliste 403
_Préface, commentaires et notes de Jacques et A.-M. Chouillet._
DOSTOIEVSKI
Crime et châtiment
T I 1289 - T II 1291
_Préface de Nicolas Berdiaeff._
_Commentaires de Georges Philippenko._
L’Idiot
T I 941 - T II 943
_Introduction et commentaires de Louis Martinez._
Les Possédés 695
_Préface et commentaires de Georges Philippenko._
DUMAS fils
La Dame
aux camélias 2682
_Préface, commentaires et notes d’Antoine Livio._
FLAUBERT
Madame Bovary 713
_Préface d’Henry de Montherlant._
_Présentation, commentaires et notes de Béatrice Didier._
L’Éducation
sentimentale 1499
_Préface de Pierre Sipriot._
_Commentaires et notes de Daniel Leuwers._
HOMÈRE
L’Odyssée 602
_Préface de Fernand Robert._
_Édition traduite et présentée par Victor Bérard._
_Index et notes de Luc Duret._
L’Iliade 1063
_Préface de Fernand Robert._
_Édition traduite et présentée par Mario Meunier._
_Index et notes de Luc Duret._
LA FAYETTE (Madame de)
La Princesse
de Clèves 374
_Préface de Michel Butor._
_Commentaires de Béatrice Didier._
MACHIAVEL
Le Prince 879
_Préface de Raymond Aron._
_Édition traduite, commentée et annotée par Jean Anglade._
MAUPASSANT
Une vie 478
_Préface de Henri Mitterand._
_Commentaires et notes d’Alain Buisine._
Mademoiselle Fifi 583
_Édition présentée, commentée et annotée par Louis Forestier._
La Maison Tellier 760
_Édition présentée, commentée et annotée par Patrick Wald Lasowski._
Bel-Ami
_Préface de Jacques Laurent._
_Commentaires et notes de Philippe Bonnefis._
MÉRIMÉE
Colomba et
autres nouvelles 1217
_Édition établie par Jean Mistler._
Carmen et
autres nouvelles 1480
_Édition établie par Jean Mistler._
NIETZSCHE
Ainsi parlait
Zarathoustra 987
_Édition traduite, présentée et annotée par G.-A. Goldschmidt._
POE
Histoires
extraordinaires 604
_Édition présentée par Michel Zéraffa._
Nouvelles histoires
extraordinaires 1055
_Édition présentée par Michel Zéraffa._
RABELAIS
Pantagruel 1240
_Édition établie et annotée par Pierre Michel._
Gargantua 1589
_Édition établie et annotée par Pierre Michel._
SADE
Justine 3714
_Édition préfacée, commentée et annotée par Béatrice Didier._
SAND
La Petite Fadette 3350
_Édition préfacée, commentée et annotée par Maurice Toesca._
François le Champi 4771
_Édition préfacée, commentée et annotée par Maurice Toesca._
La Mare au diable 3551
_Édition préfacée, commentée et annotée par Pierre de Boisdeffre._
SHAKESPEARE
Roméo et Juliette,
Le Songe
d’une nuit d’été 1066
_Édition préfacée, commentée et annotée par Yves Florenne._
STENDHAL
Le Rouge et le Noir 357
_Édition préfacée, commentée et annotée par Victor Del Litto._
La Chartreuse
de Parme 851
_Édition préfacée, commentée et annotée par Victor Del Litto._
TOURGUENIEV
Premier amour 497
_Préface de François Nourissier. Commentaires d’Edith Scherrer._
VERLAINE
Poèmes saturniens,
Fêtes galantes 747
_Préface de Léo Ferré._
_Commentaires et notes de Claude Cuénot._
La Bonne Chanson,
Romances sans
paroles, Sagesse 1116
_Préface d’Antoine Blondin._
_Commentaires et notes de Claude Cuénot._
VILLON
Poésies complètes 1216
_Préfaces de Clément Marot et de Théophile Gautier._
_Édition présentée, établie et annotée par Pierre Michel._
VOLTAIRE
Candide et
autres contes 657
_Édition présentée, commentée et annotée par J. Van den Heuvel._
Zadig et
autres contes 658
_Édition présentée, commentée et annotée par J. Van den Heuvel._
ZOLA
Les Rougon-Macquart
_Édition établie par Auguste Dezalay._
L’Assommoir 97
_Préface de François Cavanna._
_Commentaires et notes d’Auguste Dezalay._
Germinal 145
_Préface de Jacques Duquesne._
_Commentaires et notes d’Auguste Dezalay._
La Conquête
de Plassans 384
_Préface de Henri Mitterand._
_Commentaires et notes de Pierre Marotte._
XXX
Tristan et Iseult 1306
_Renouvelé en français moderne, commenté et annoté par René Louis._
[Illustration]
Dans la première partie du livre, Colette fait revivre Sido, sa mère
tant aimée. Elle nous parle aussi de son père, «le capitaine», second
mari de Sido, de sa sœur aînée, «l’étrangère» et de ses deux frères,
«les sauvages», de l’amour qui unissait ses parents et de son enfance
heureuse.
Dans la seconde partie, des confidences, des anecdotes, des dialogues
sur tous les thèmes chers à Colette: l’amour, l’indépendance, la
solitude, les souvenirs, les bêtes, la nature, composent _Les Vrilles de
la vigne_.
Avec ce style dru, savoureux, propre à Colette, ces récits, d’une
extraordinaire poésie, sont parmi les plus beaux de notre littérature.