Nous étions ensemble lorsque le Printemps a frappé à notre porte en
criant: Laissez-moi entrer! Il nous offrait les secrets murmurés de sa
joie, le frisson des pousses nouvelles!
J’étais occupé de mes pensées, vous étiez assise à votre rouet... Il
s’éloigna, et soudain nous le vîmes disparaître avec les dernières
roses.
A présent que vous n’êtes plus là, Bien-Aimée, le Printemps frappe et
dit encore: Laisse-moi entrer! Il m’offre le frisson des feuilles
sèches, l’écho d’un roucoulement de colombe.
Je suis assis à la fenêtre et un fantôme, près de moi, file des songes
tristes... Et pour le Printemps qui n’a plus que de secrètes douleurs à
m’offrir toutes les portes se sont ouvertes!