Que de fois, vaste Terre, j’ai désiré m’unir à vous et partager
l’allégresse de chacune de vos tiges érigées vers le ciel!
Je crois vous avoir appartenu en des âges lointains, longtemps avant ma
naissance. Est-ce pourquoi, quand les lueurs automnales glissent sur les
champs de riz, il me souvient de notre intime communion? Est-ce pourquoi
j’entends encore l’écho des voix amicales qui me répondent du seuil d’un
passé mystérieux?
Aux heures vespérales, quand les troupeaux s’en retournent vers l’étable
le long des sentiers herbeux, sous la lune plus haute que les fumées du
village, je songe à cette grande séparation qui se fit lors du premier
matin de mon être!