XXIV

Que de fois, vaste Terre, j’ai désiré m’unir à vous et partager

l’allégresse de chacune de vos tiges érigées vers le ciel!

Je crois vous avoir appartenu en des âges lointains, longtemps avant ma

naissance. Est-ce pourquoi, quand les lueurs automnales glissent sur les

champs de riz, il me souvient de notre intime communion? Est-ce pourquoi

j’entends encore l’écho des voix amicales qui me répondent du seuil d’un

passé mystérieux?

Aux heures vespérales, quand les troupeaux s’en retournent vers l’étable

le long des sentiers herbeux, sous la lune plus haute que les fumées du

village, je songe à cette grande séparation qui se fit lors du premier

matin de mon être!

La fugitive · 第 57 / 98 题