Un martin-pêcheur s’est posé sur la barque vide, tandis qu’au bord du
fleuve un buffle couché, les yeux mi-clos, savoure le luxe de la boue
fraîche.
Le chien du village aboie; une vache broute dans la prairie, suivie par
une bande de _Saliks_ en quête d’insectes.
A l’ombre des tamariniers, au fond du bocage paisible, se rassemblent
les bruits de la nature: le pépiement des oiselets, l’appel aigu d’un
milan, le cri des cigales, le plongeon d’un poisson dans l’eau.
Je découvre ainsi les limbes de la nature, et que la Terre maternelle
tressaille à la première vivante étreinte contre sa poitrine!