and the great variety of objects which it presented. My heart was
filled with a deep melancholy to see several dropping unexpectedly in
the midst of mirth and jollity, and catching at every thing that stood
by them to save themselves. Some were looking up towards the heavens
in a thoughtful posture, and in the midst of a speculation stumbled
and fell out of sight. Multitudes were very busy in the pursuit of
bubbles that glittered in their eyes and danced before them; but often
when they thought themselves within the reach of them, their footing
failed and down they sunk. In this confusion of objects, I observed
some with scimetars in their hands, and others with urinals, who ran
to and fro upon the bridge, thrusting several persons on trap-doors
which did not seem to lie in their way, and which they might have
escaped, had they not been thus forced upon them.
I here fetched a deep sigh. Alas, said I, man was made in vain! How is
he given away to misery and mortality! tortured in life, and swallowed
up in death!--The genius being moved with compassion towards me, bid
me quit so uncomfortable a prospect: look no more, said he, on man in
the first stage of his existence, in his setting out for eternity; but
cast thine eye on that thick mist into which the tide bears the
several generations of mortals that fall into it.--I directed my sight
as I was ordered, and (whether or no the good genius strengthened it
with any supernatural force, or dissipated part of the mist that was
before too thick for the eye to penetrate) I saw the valley opening at
the further end, and spreading forth into an immense ocean that had a
huge rock of adamant running through the midst of it, and dividing it
into two equal parts. The clouds still rested on one half of it,
insomuch that I could discover nothing in it: But the other appeared
to me a vast ocean planted with innumerable islands, that were covered
with fruits and flowers, and interwoven with a thousand little shining
seas that ran among them. I could see persons dressed in glorious
habits with garlands upon their heads, passing among the trees, lying
down by the sides of fountains, or resting on beds of flowers; and
could hear a confused harmony of singing birds, falling waters, human
voices, and musical instruments. Gladness grew in me upon the
discovery of so delightful a scene. I wished for the wings of an
eagle, that I might fly away to those happy seats; but the genius told
me there was no passage to them, except through the gates of death
that I saw opening every moment upon the bridge. The islands, said he,
that lie so fresh and green before thee, and with which the whole face
of the ocean appears spotted as far as thou canst see, are more in
number than the sands on the sea shore; there are myriads of islands
behind those which thou here discoverest, reaching farther than thine
eye, or even thine imagination can extend itself. These are the
mansions of good men after death, who according to the degree and
kinds of virtue in which they excelled, are distributed among these
several islands, which abound with pleasures of different kinds and
degrees, suitable to the relishes and perfections of those who are
settled in them; every island is a paradise accommodated to its
respective inhabitants. Are not these, O Mirza, habitations worth
contending for? Does life appear miserable, that gives the
opportunities of earning such a reward? Is death to be feared, that
will convey thee to so happy an existence? Think not man was made in
vain, who has such an eternity reserved for him.--I gazed with
inexpressible pleasure on these happy islands. At length, said I, show
me now, I beseech thee, the secrets that lie hid under those dark
clouds which cover the ocean on the other side of the rock of adamant.
The genius making me no answer, I turned about to address myself to
him a second time, but I found that he had left me; I then turned
again to the vision which I had been so long contemplating; but
instead of the rolling tide, the arched bridge, and the happy islands,
I saw nothing but the long hollow valley of Bagdad, with oxen, sheep,
and camels grazing upon the sides of it.]
FIN DU TROISIÈME VOLUME.
TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES DANS LE TROISIÈME VOLUME.
LIVRE III.
L'AGE CLASSIQUE.
CHAPITRE I. -- La Restauration.
§ 1. Les viveurs.
I. Les excès du puritanisme. -- Comment ils amènent les
excès du sensualisme. 5
II. Peinture de ces moeurs par un étranger. -- Les Mémoires
de Grammont. -- Différence de la débauche en France et en
Angleterre. 9
III. L'_Hudibras_ de Butler. -- Platitude de son comique et
âpreté de sa rancune. 13
IV. Bassesses, cruautés, brutalités, débauches de la cour.
--Rochester, sa vie, ses poëmes, son style, sa morale. 17
V. Quelle est la philosophie qui convient à ces moeurs. --
Hobbes, son esprit et son style. -- Ses retranchements et
ses découvertes. -- Sa méthode mathématique. -- En quoi il
se rapproche de Descartes. -- Sa morale, son esthétique, sa
politique, sa logique, sa psychologie, sa métaphysique. --
Esprit et objet de sa philosophie. 29
VI. Le théâtre. -- Changement dans le goût et dans le
public. --L'auditoire avant la Restauration, et l'auditoire
après la Restauration. 38
VII. Dryden. -- Disparates de ses comédies. -- Maladresse de
ses indécences. -- Comment il traduit l'_Amphitryon_ de
Molière. 42
VIII. Wycherley. -- Sa vie. -- Son caractère. -- Sa
tristesse, son âpreté et son impudeur. -- _L'Amour au bois_,
_l'Épouse campagnarde_, _le Maître de danse_. -- Peintures
licencieuses et détails repoussants. -- Son énergie et son
réalisme. -- Rôles d'Olivia et de Manly dans son _Plain
dealer_. -- Paroles de Milton. 45
§ 2. Les mondains.
I. Apparition de la vie mondaine en Europe. -- Ses
conditions et ses causes. -- Comment elle s'établit en
Angleterre. -- Les modes, les amusements, les conversations,
les airs et les talents de salon. 65
II. Avénement de l'esprit classique en Europe. -- Ses
origines. -- Ses caractères. -- Différence de la
conversation sous Élisabeth et sous Charles II. 69
III. Sir William Temple. -- Sa vie, son caractère, son
esprit, son style. 72
IV. Les écrivains à la mode. -- Leur langage correct, leurs
façons galantes. -- Sir Charles Sedley, le comte de Dorset,
Edmund Waller. --Ses sentiments et son style. -- En quoi il
est poli. -- En quoi il n'est pas assez poli. -- Culture du
style. -- Manque de poésie. --Caractère de la poésie et du
style classiques et monarchiques. 81
V. Sir John Denham. -- Son poëme de _Cooper's Hill_. --
Ampleur oratoire de ses vers. -- Gravité anglaise de ses
préoccupations morales. -- Comment les gens du monde et les
écrivains se modèlent alors sur la France. 92
VI. Les comiques. -- Comparaison de ce théâtre et de celui
de Molière. -- L'ordre des idées dans Molière. -- Les idées
générales dans Molière. -- Comment chez Molière l'odieux est
dissimulé, quoique la vérité soit peinte. -- Comment chez
Molière l'honnête homme reste homme du monde. -- Comment
l'honnête homme de Molière est un modèle français. 98
VII. L'action. -- Entre-croisement des intrigues. --
Frivolité des intentions. -- Apreté des caractères. --
Grossièreté des moeurs -- En quoi consiste le talent de
Wycherley, Congrève, Vanbrugh et Farquhar. -- Quels
personnages ils peuvent composer. 109
VIII. Les personnages naturels. -- Le mari, sir John Brute,
squire Sullen. -- Le père, sir Tunbelly. -- La jeune fille,
miss Hoyden. --Le jeune garçon, squire Humphry. -- Idée de
la nature d'après ce théâtre. 114
IX. Les personnages artificiels. -- Les femmes du monde. --
Miss Prue.-Lady Wishfort. -- Lady Pliant. -- Mistress
Millamant. -- Les hommes du monde. Mirabell. -- Idée de la
société d'après ce théâtre. -- Pourquoi cette culture et
cette littérature n'ont pas produit d'oeuvres durables. --
En quoi elles sont opposées au caractère anglais. --
Transformation du goût et des moeurs. 123
X. La prolongation de la comédie. -- Sheridan. -- Sa vie. --
Son talent. -- _L'École de médisance._ -- Comment la comédie
dégénère et s'éteint. -- Cause de la décadence du théâtre en
Europe et en Angleterre. 144
CHAPITRE II. -- Dryden.
I. Débuts de Dryden. -- Fin de l'âge poétique. -- Causes des
décadences et des renaissances littéraires. 163
II. Sa famille. -- Son éducation. -- Ses études. -- Ses
lectures. --Ses habitudes. -- Sa situation. -- Son
caractère. -- Son public. --Ses amitiés. -- Ses querelles.
-- Concordance de sa vie et de son talent. 165
III. Les théâtres rouverts et transformés. -- Le nouveau
public et le goût nouveau. -- Théories dramatiques de
Dryden. -- Son jugement sur l'ancien théâtre anglais. -- Son
jugement sur le nouveau théâtre français. -- Son oeuvre
composite. -- Disparates de son théâtre. --_L'Amour
tyrannique._ -- Grossièretés de ses personnages.
--_L'Empereur des Indes_, _Aurengzèbe_, _Almamzor_. 169
IV. Style de ce théâtre. -- Le vers rimé. -- La diction
fleurie. --Les tirades pédantesques. -- Désaccord du style
classique et des événements romantiques. -- Comment Dryden
reprend et gâte les inventions de Shakspeare et de Milton.
-- Pourquoi ce drame n'a pas abouti. 187
V. Mérites de ce drame. -- Personnages d'Antoine, d'Octavie
et de Ventidius. -- Otway. -- Sa vie. -- Ses oeuvres. --
_L'Orpheline_, _Venise sauvée_. 197
VI. Dryden écrivain. -- Espèce, portée, limites de son
esprit. -- Sa maladresse dans la flatterie et les
gravelures. -- Sa pesanteur dans la dissertation et la
discussion. -- Sa vigueur et son honnêteté foncière. 217
VII. Comment la littérature en Angleterre a son emploi dans
la politique et la religion. -- Poëmes politiques de Dryden:
_Absalon et Achitophel_, _la Médaille_. -- Poëmes religieux
de Dryden: _Religio Laici_, _la Biche et la Panthère_. --
Apreté et virulence de ces poëmes. -- _Mac Flecnoe._ 227
VIII. Apparition de l'art d'écrire. -- Différence entre la
forme d'esprit de l'âge artistique et la forme d'esprit de
l'âge classique. -- Procédés de Dryden. -- La diction
soutenue et oratoire. 236
IX. Manque d'idées générales en cet âge et dans cet esprit.
-- Ses traductions. -- Ses remaniements. -- Ses imitations.
-- Ses contes et ses épîtres. -- Ses défauts. -- Ses
mérites. -- Sérieux de son caractère, élans de son
inspiration, accès d'éloquence poétique. --_Ode pour la fête
de sainte Cécile._ 240
X. Fin de Dryden. -- Ses misères. -- Sa pauvreté. -- En quoi
son oeuvre est incomplète. -- Sa mort. 251
CHAPITRE III. -- La Révolution.
I. La révolution morale au dix-huitième siècle. -- Elle
accompagne la révolution politique. 254
II. Brutalité du peuple. -- Le gin. -- Les émeutes. --
Corruption des grands. -- Les moeurs politiques. --
Trahisons sous Guillaume et Anne. -- Vénalité sous Walpole
et Bute. -- Les moeurs privées. -- Les viveurs. -- Les
athées. -- _Lettres de lord Chesterfield._ -- Sa politesse
et sa morale. -- _L'Opéra du Gueux_, par Gay. -- Ses
élégances et sa satire. 255
III. Principes de la civilisation en France et en
Angleterre. -- La conversation en France. Comment elle
aboutit à une révolution. -- Le sens moral en Angleterre.
Comment il aboutit à une réforme. 269
IV. La religion. -- Les apparences visibles. -- Le sentiment
profond. -- Comment la religion est populaire. -- Comment
elle est vivante. --Les ariens. -- Les méthodistes. 277
V. La chaire. -- Médiocrité et efficacité de la prédication.
--Tillotson. -- Sa lourdeur et sa solidité. -- Barrow. --
Son abondance et sa minutie. -- South. -- Son âcreté et son
énergie. -- Comparaison des prédicateurs en France et en
Angleterre. 287
VI. La théologie. -- Comparaison de l'apologétique en France
et en Angleterre. -- Sherlock, Stillingfleet, Clarke. -- La
théologie n'est pas spéculative, mais morale. -- Les plus
grands esprits se rangent du côté du christianisme. --
Impuissance de la philosophie spéculative. -- Berkeley,
Newton, Locke, Hume, Reid. -- Développement de la
philosophie morale. -- Smith, Butler, Price, Hutcheson. 304
VII. La constitution. -- Le sentiment du droit. -- _Traité
du gouvernement_, par Locke. -- La théorie du droit
personnel est acceptée. -- Comment le tempérament, l'orgueil
et l'intérêt la soutiennent. -- La théorie du droit
personnel est appliquée. --Comment les élections, les
journaux, les tribunaux la mettent en pratique. 313
VIII. La tribune. -- Énergie et rudesse de cette éloquence.
-- Lord Chatam. -- Junius. -- Fox. -- Sheridan. -- Pitt. --
Burke. 322
IX. Issue du travail du siècle. -- Transformation économique
et morale. -- Comparaison des portraits de Reynolds et de
ceux de Lely. -- Doctrines et tendances contraires en France
et en Angleterre. --Les révolutionnaires et les
conservateurs. -- Jugement de Burke et du peuple anglais sur
la Révolution française. 341
CHAPITRE IV. -- Addison.
I. Addison et Swift dans leur siècle. -- En quoi ils se
ressemblent et en quoi ils diffèrent. 355
II. L'homme. -- Son éducation et sa culture. -- Ses vers
latins. --Son voyage en France et en Italie. -- Son _Épître
à lord Halifax_. --Ses _Remarques sur l'Italie_. -- Son
_Dialogue sur les médailles_. --Son poëme sur la _Campagne
de Blenheim_. -- Sa douceur et sa bonté. --Ses succès et son
bonheur. 356
III. Son sérieux et sa raison. -- Ses études solides et son
observation exacte. -- Sa connaissance des hommes et sa
pratique des affaires. -- Noblesse de son caractère et de sa
conduite. -- Élévation de sa morale et de sa religion. --
Comment sa vie et son caractère ont contribué à l'agrément
et à l'utilité de ses écrits. 365
IV. Le moraliste. -- Ses essais sont tous moraux. -- Contre
la vie grossière, sensuelle ou mondaine. -- Cette morale est
pratique, et partant banale et décousue. -- Comment elle
s'appuie sur le raisonnement et le calcul. -- Comment elle
a pour but la satisfaction en ce monde, et le bonheur dans
l'autre. -- Mesquinerie spéculative de sa conception
religieuse. -- Excellente pratique de sa conception
religieuse. 370
V. L'écrivain. -- Conciliation de la morale et de
l'élégance. -- Quel style convient aux gens du monde. --
Mérites de ce style. --Inconvénients de ce style. -- Addison
critique. -- Son jugement sur le _Paradis perdu_. -- Accord
de son art et de sa critique. -- Limites de la critique et
de l'art classiques. -- Ce qui manque à l'éloquence
d'Addison, de l'Anglais et du moraliste. 385
VI. La plaisanterie grave. -- L'humour. -- L'imagination
sérieuse et féconde. -- _Sir Roger de Coverley._ -- Le
sentiment religieux et poétique. -- _Vision de Mirza._ --
Comment le fonds germanique subsiste sous la culture latine. 395
FIN DE LA TABLE.
[Notes au lecteur de ce fichier numérique:
Seules les erreurs clairement introduites par le typographe ont été
corrigées.
Les rappels [NM] correspondent à des rappels pour lesquelles les
notes de fin de page sont manquantes.]