A trois heures, Bernis arrive. Il est très fatigué de sa longue et dure
chevauchée, mais il reprend courage en nous la racontant!
Il nous dit aussi toutes les péripéties du triste voyage qu’il a fait en
jonque avec le blessé; ils s’échouaient à chaque instant et n’avaient,
pour toute nourriture et pour toute boisson, que ces sempiternelles noix
de cocos... qui semblent remplir ici le rôle bien connu des briques dans
l’alimentation européenne.
Notre pauvre Guérin a terriblement souffert. Mais grâce à Dieu, le voilà
hors de danger: ce n’est plus maintenant qu’une question de soins pour
laver et désinfecter la plaie. Auprès de nous ils ne lui manqueront pas.
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