7 avril 1908.

A trois heures, Bernis arrive. Il est très fatigué de sa longue et dure

chevauchée, mais il reprend courage en nous la racontant!

Il nous dit aussi toutes les péripéties du triste voyage qu’il a fait en

jonque avec le blessé; ils s’échouaient à chaque instant et n’avaient,

pour toute nourriture et pour toute boisson, que ces sempiternelles noix

de cocos... qui semblent remplir ici le rôle bien connu des briques dans

l’alimentation européenne.

Notre pauvre Guérin a terriblement souffert. Mais grâce à Dieu, le voilà

hors de danger: ce n’est plus maintenant qu’une question de soins pour

laver et désinfecter la plaie. Auprès de nous ils ne lui manqueront pas.

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La Ville au Bois dormant · 第 57 / 102 题