Encore un contre-temps! Les Messageries fluviales ne peuvent pas prendre
mes colis de pièces de rechange pour Kompong-Cham. Et le temps passe...
comme s’il n’avait rien de mieux à faire! Nous devrions être partis
depuis dix jours déjà, sans l’accident du débarquement!
Enfin, après nous être consciencieusement cassé la tête, nous n’avons
trouvé pour tourner la difficulté qu’un seul moyen... et qui réalise à
merveille le type du pis-aller: ce sera de nous résigner à nous faire
suivre d’étape en étape par plusieurs charrettes à bœufs. Ainsi, nous
marcherons bœufs à bœufs, côte à côte!
Cette résolution désespérée est tout naturellement suivie d’une dépêche
à M. Prère pour lui demander quatre charrettes et un milicien comme
surveillant.
La réponse ne se fait pas attendre, comme je l’avais espéré de
l’infatigable obligeance de M. Prère; j’aurai charrettes et soldat!
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