la cause involontaire d'un malheur affreux qui pourra vous servir,
docteur Bianchon, dit-il en me regardant, vous qui vous occupez
beaucoup de l'esprit humain en vous occupant du corps, à résoudre
quelques-uns de vos problèmes sur la Volonté. Je faisais ma seconde
campagne, j'aimais le péril et je riais de tout, en jeune et simple
lieutenant d'artillerie que j'étais! Lorsque nous arrivâmes à la
Bérésina, l'armée n'avait plus, comme vous le savez, de discipline,
et ne connaissait plus l'obéissance militaire. C'était un ramas
d'hommes de toutes nations, qui allait instinctivement du nord au
midi. Les soldats chassaient de leurs foyers un général en haillons
et pieds nus quand il ne leur apportait ni bois ni vivres. Après le
passage de cette célèbre rivière, le désordre ne fut pas moindre. Je
sortais tranquillement, tout seul, sans vivres, des marais de Zembin,
et j'allais cherchant une maison où l'on voulût bien me recevoir.
N'en trouvant pas, ou chassé de celles que je rencontrais, j'aperçus
heureusement, vers le soir, une mauvaise petite ferme de Pologne,
de laquelle rien ne pourrait vous donner une idée, à moins que vous
n'ayez vu les maisons de bois de la Basse-Normandie ou les plus pauvres
métairies de la Beauce. Ces habitations consistent en une seule
chambre partagée dans un bout par une cloison en planches, et la plus
petite pièce sert de magasin à fourrages. L'obscurité du crépuscule
me permit de voir de loin une légère fumée qui s'échappait de cette
maison. Espérant y trouver des camarades plus compatissants que ceux
auxquels je m'étais adressé jusqu'alors, je marchai courageusement
jusqu'à la ferme. En y entrant, je trouvai la table mise. Plusieurs
officiers, parmi lesquels était une femme, spectacle assez ordinaire,
mangeaient des pommes de terre, de la chair de cheval grillée sur des
charbons et des betteraves gelées. Je reconnus parmi les convives
deux ou trois capitaines d'artillerie du premier régiment dans lequel
j'avais servi. Je fus accueilli par un hourra d'acclamations qui
m'aurait fort étonné de l'autre côté de la Bérésina; mais en ce moment
le froid était moins intense, mes camarades se reposaient, ils avaient
chaud, ils mangeaient, et la salle jonchée de bottes de paille leur
offrait la perspective d'une nuit de délices. Nous n'en demandions
pas tant alors. Les camarades pouvaient être philanthropes gratis,
une des manières les plus ordinaires d'être philanthrope. Je me mis
à manger en m'asseyant sur des bottes de fourrage. Au bout de la
table, du côté de la porte par laquelle on communiquait avec la petite
pièce pleine de paille et de foin, se trouvait mon ancien colonel,
un des hommes les plus extraordinaires que j'aie jamais rencontrés
dans tout le ramassis d'hommes qu'il m'a été permis de voir. Il était
Italien. Or, toutes les fois que la nature humaine est belle dans les
contrées méridionales, elle est alors sublime. Je ne sais si vous
avez remarqué la singulière blancheur des Italiens quand ils sont
blancs... C'est magnifique, aux lumières surtout. Lorsque je lus le
fantastique portrait que Charles Nodier nous a tracé du colonel Oudet,
j'ai retrouvé mes propres sensations dans chacune de ses phrases
élégantes. Italien comme la plupart des officiers qui composaient son
régiment, emprunté, du reste, par l'empereur à l'armée d'Eugène, mon
colonel était un homme de haute taille; il avait bien huit à neuf
pouces, admirablement proportionné, peut-être un peu gros, mais d'une
vigueur prodigieuse, et leste, découplé comme un lévrier. Ses cheveux
noirs, bouclés à profusion, faisaient valoir son teint blanc comme
celui d'une femme; il avait de petites mains, un joli pied, une bouche
gracieuse, un nez aquilin dont les lignes étaient minces et dont le
bout se pinçait naturellement et blanchissait quand il était en colère,
ce qui arrivait souvent. Son irascibilité passait si bien toute
croyance, que je ne vous en dirai rien; vous allez en juger d'ailleurs.
Personne ne restait calme près de lui. Moi seul peut-être je ne le
craignais pas; il m'avait pris, il est vrai, dans une si singulière
amitié que tout ce que je faisais, il le trouvait bon. Quand la colère
le travaillait, son front se crispait, et ses muscles dessinaient au
milieu de son front un delta, ou, pour mieux dire, le fer à cheval de
Redgauntlet. Ce signe vous terrifiait encore plus peut-être que les
éclairs magnétiques de ses yeux bleus. Tout son corps tressaillait
alors, et sa force, déjà si grande à l'état normal, devenait presque
sans bornes. Il grasseyait beaucoup. Sa voix, au moins aussi puissante
que celle de l'Oudet de Charles Nodier, jetait une incroyable richesse
de son dans la syllabe ou dans la consonne sur laquelle tombait ce
grasseyement. Si ce vice de prononciation était une grâce chez lui
dans certains moments, lorsqu'il commandait la manœuvre ou qu'il
était ému, vous ne sauriez imaginer combien de puissance exprimait
cette accentuation si vulgaire à Paris. Il faudrait l'avoir entendu.
Lorsque le colonel était tranquille, ses yeux bleus peignaient une
douceur angélique, et son front pur avait une expression pleine de
charme. A une parade, à l'armée d'Italie, aucun homme ne pouvait
lutter avec lui. Enfin d'Orsay lui-même, le beau d'Orsay, fut vaincu
par notre colonel lors de la dernière revue passée par Napoléon avant
d'entrer en Russie. Tout était opposition chez cet homme privilégié.
La passion vit par les contrastes. Aussi ne me demandez pas s'il
exerçait sur les femmes ces irrésistibles influences auxquelles notre
nature (le général regardait la princesse de Cadignan) se plie comme
la matière vitrifiable sous la canne du souffleur; mais, par une
singulière fatalité, un observateur se rendrait peut-être compte de
ce phénomène, le colonel avait peu de bonnes fortunes, ou négligeait
d'en avoir. Pour vous donner une idée de sa violence, je vais vous dire
en deux mots ce que je lui ai vu faire dans un paroxysme de colère.
Nous montions avec nos canons un chemin très-étroit, bordé d'un côté
par un talus assez haut, et de l'autre par des bois. Au milieu du
chemin, nous nous rencontrâmes avec un autre régiment d'artillerie,
à la tête duquel marchait le colonel. Ce colonel veut faire reculer
le capitaine de notre régiment qui se trouvait en tête de la première
batterie. Naturellement notre capitaine s'y refuse; mais le colonel
fait signe à sa première batterie d'avancer, et malgré le soin que le
conducteur mit à se jeter sur le bois, la roue du premier canon prit
la jambe droite de notre capitaine, et la lui brisa net en le
renversant de l'autre côté de son cheval. Tout cela fut l'affaire d'un
moment. Notre colonel, qui se trouvait à une faible distance, devine
la querelle, accourt au grand galop en passant à travers les pièces
et le bois au risque de se jeter les quatre fers en l'air, et arrive
sur le terrain en face de l'autre colonel au moment où notre capitaine
criait:—A moi!.... en tombant. Non, notre colonel italien n'était
plus un homme!... Une écume semblable à la mousse du vin de Champagne
lui bouillonnait à la bouche, il grondait comme un lion. Hors d'état
de prononcer une parole, ni même un cri, il fit un signe effroyable à
son antagoniste, en lui montrant le bois et tirant son sabre. Les deux
colonels y entrèrent. En deux secondes nous vîmes l'adversaire de notre
colonel à terre, la tête fendue en deux. Les soldats de ce régiment
reculèrent, ah! diantre, et bon train! Ce capitaine, que l'on avait
manqué de tuer, et qui jappait dans le bourbier où la roue du canon
l'avait jeté, avait pour femme une ravissante Italienne de Messine qui
n'était pas indifférente à notre colonel. Cette circonstance avait
augmenté sa fureur. Sa protection appartenait à ce mari, il devait le
défendre comme la femme elle-même. Or, dans la cabane où je reçus un si
bon accueil au delà de Zembin, ce capitaine était en face de moi, et
sa femme se trouvait à l'autre bout de la table vis-à-vis le colonel.
Cette Messinaise était une petite femme appelée Rosina, fort brune,
mais portant dans ses yeux noirs et fendus en amande toutes les ardeurs
du soleil de la Sicile. En ce moment elle était dans un déplorable état
de maigreur; elle avait les joues couvertes de poussière comme un fruit
exposé aux intempéries d'un grand chemin. A peine vêtue de haillons,
fatiguée par les marches, les cheveux en désordre et collés ensemble
sous un morceau de châle en marmotte, il y avait encore de la femme
chez elle: ses mouvements étaient jolis; sa bouche rose et chiffonnée,
ses dents blanches, les formes de sa figure, son corsage, attraits que
la misère, le froid, l'incurie n'avaient pas tout à fait dénaturés,
parlaient encore d'amour à qui pouvait penser à une femme. Rosina
offrait d'ailleurs en elle une de ces natures frêles en apparence,
mais nerveuses et pleines de force. La figure du mari, gentilhomme
piémontais, annonçait une bonhomie goguenarde, s'il est permis
d'allier ces deux mots. Courageux, instruit, il paraissait ignorer les
liaisons qui existaient entre sa femme et le colonel depuis environ
trois ans. J'attribuais ce laisser-aller aux mœurs italiennes ou à
quelque secret de ménage: mais il y avait dans la physionomie
de cet homme un trait qui m'inspirait toujours une involontaire
défiance. Sa lèvre inférieure, mince et très-mobile, s'abaissait aux
deux extrémités, au lieu de se relever, ce qui me semblait trahir
un fonds de cruauté dans ce caractère en apparence flegmatique et
paresseux. Vous devez bien imaginer que la conversation n'était pas
très-brillante lorsque j'arrivai. Mes camarades fatigués mangeaient en
silence, naturellement ils me firent quelques questions; et nous nous
racontâmes nos malheurs, tout en les entremêlant de réflexions sur la
campagne, sur les généraux, sur leurs fautes, sur les Russes et le
froid. Un moment après mon arrivée, le colonel, ayant fini son maigre
repas, s'essuie les moustaches, nous souhaite le bonsoir, jette son
regard noir à l'Italienne, et lui dit:—Rosina? Puis, sans attendre
de réponse, il va se coucher dans la petite grange aux fourrages.
Le sens de l'interpellation du colonel était facile à saisir. Aussi
la jeune femme laissa-t-elle échapper un geste indescriptible qui
peignait tout à la fois et la contrariété qu'elle devait éprouver à
voir sa dépendance affichée sans aucun respect humain, et l'offense
faite à sa dignité de femme, ou à son mari; mais il y eut encore dans
la crispation des traits de son visage, dans le rapprochement violent
de ses sourcils, une sorte de pressentiment: elle eut peut-être une
prévision de sa destinée. Rosina resta tranquillement à table. Un
instant après, et vraisemblablement lorsque le colonel fut couché dans
son lit de foin ou de paille, il répéta:—Rosina?... L'accent de ce
second appel fut encore plus brutalement interrogatif que l'autre. Le
grasseyement du colonel et le nombre que la langue italienne permet
de donner aux voyelles et aux finales, peignirent tout le despotisme,
l'impatience, la volonté de cet homme. Rosina pâlit, mais elle se
leva, passa derrière nous, et rejoignit le colonel. Tous mes camarades
gardèrent un profond silence; mais moi, malheureusement, je me mis à
rire après les avoir tous regardés, et mon rire se répéta de bouche en
bouche.—_Tu ridi?_ dit le mari.—Ma foi, mon camarade,
lui répondis-je en redevenant sérieux, j'avoue que j'ai eu tort, je
te demande mille fois pardon; et si tu n'es pas content des excuses
que je te fais, je suis prêt à te rendre raison...—Ce n'est pas toi
qui as tort, c'est moi! reprit-il froidement. Là-dessus, nous nous
couchâmes dans la salle, et bientôt nous nous endormîmes tous d'un
profond sommeil. Le lendemain, chacun, sans éveiller son voisin, sans
chercher un compagnon de voyage, se mit en route à sa fantaisie
avec cette espèce d'égoïsme qui a fait de notre déroute un des plus
horribles drames de personnalité, de tristesse et d'horreur, qui jamais
se soient passés sous le ciel. Cependant à sept ou huit cents pas de
notre gîte, nous nous retrouvâmes presque tous, et nous marchâmes
ensemble, comme des oies conduites en troupes par le despotisme aveugle
d'un enfant. Une même nécessité nous poussait. Arrivés à un monticule
d'où l'on pouvait encore apercevoir la ferme où nous avions passé la
nuit, nous entendîmes des cris qui ressemblaient au rugissement des
lions du désert, au mugissement des taureaux; mais non, cette clameur
ne pouvait se comparer à rien de connu. Néanmoins nous distinguâmes un
faible cri de femme mêlé à cet horrible et sinistre râle. Nous nous
retournâmes tous, en proie à je ne sais quel sentiment de frayeur; nous
ne vîmes plus la maison, mais un vaste bûcher. L'habitation, qu'on
avait barricadée, était toute en flammes. Des tourbillons de fumée,
enlevés par le vent, nous apportaient et les sons rauques et je ne sais
quelle odeur forte. A quelques pas de nous, marchait le capitaine qui
venait tranquillement se joindre à notre caravane; nous le contemplâmes
tous en silence, car nul n'osa l'interroger; mais lui, devinant notre
curiosité, tourna sur sa poitrine l'index de la main droite, et de
la gauche montrant l'incendie:—_Son'io!_ dit-il. Nous continuâmes à
marcher sans lui faire une seule observation.
—Il n'y a rien de plus terrible que la révolte d'un mouton, dit de
Marsay.
—Il serait affreux de nous laisser aller avec cette horrible image
dans la mémoire, dit madame de Vandenesse. Je vais en rêver...
—Et quelle sera la punition de la première de monsieur de Marsay? dit
en souriant lord Dudley.
—Quand les Anglais plaisantent, ils ressemblent aux tigres apprivoisés
qui veulent caresser, ils emportent la pièce, dit Blondet.
—Monsieur Bianchon peut nous le dire, répondit de Marsay en
s'adressant à moi, car il l'a vue mourir.
—Oui, dis-je, et sa mort est une des plus belles que je connaisse.
Nous avions passé le duc et moi la nuit au chevet de la mourante,
dont la pulmonie, arrivée au dernier degré, ne laissait aucun espoir,
elle avait été administrée la veille. Le duc s'était endormi. Madame
la duchesse, s'étant réveillée vers quatre heures du matin, me fit,
de la manière la plus touchante et en souriant, un signe amical pour
me dire de le laisser reposer, et cependant elle allait mourir!
Elle était arrivée à une maigreur extraordinaire, mais son visage avait
conservé ses traits et ses formes vraiment sublimes. Sa pâleur faisait
ressembler sa peau à de la porcelaine derrière laquelle on aurait
mis une lumière. Ses yeux vifs et ses couleurs tranchaient sur ce
teint plein d'une molle élégance, et il respirait dans sa physionomie
une imposante tranquillité. Elle paraissait plaindre le duc, et ce
sentiment prenait sa source dans une tendresse élevée qui semblait ne
plus connaître de bornes aux approches de la mort. Le silence était
profond. La chambre, doucement éclairée par une lampe, avait l'aspect
de toutes les chambres de malades au moment de la mort. A ce moment la
pendule sonna. Le duc se réveilla, et fut au désespoir d'avoir dormi.
Je ne vis pas le geste d'impatience par lequel il peignit le regret
qu'il éprouvait d'avoir perdu de vue sa femme pendant un des derniers
moments qui lui étaient accordés; mais il est sûr qu'une personne
autre que la mourante aurait pu s'y tromper. Homme d'État, préoccupé
des intérêts de la France, le duc avait mille de ces bizarreries
apparentes qui font prendre les gens de génie pour des fous, mais dont
l'explication se trouve dans la nature exquise et dans les exigences
de leur esprit. Il vint se mettre dans un fauteuil près du lit de sa
femme, et la regarda fixement. La mourante avança un peu la main, prit
celle de son mari, la serra faiblement; et d'une voix douce, mais émue,
elle lui dit:—Mon pauvre ami, qui donc maintenant te comprendra? Puis
elle mourut en le regardant.
—Les histoires que conte le docteur, reprit le comte de Vandenesse,
font des impressions bien profondes.
—Mais douces, reprit madame d'Espard en se levant.
FIN DU DEUXIÈME VOLUME.
TABLE DES MATIÈRES
DU DEUXIÈME VOLUME
DES
SCÈNES DE LA VIE PRIVÉE.
MÉMOIRES DE DEUX JEUNES MARIÉES 1
UNE FILLE D'ÈVE 195
LA FEMME ABANDONNÉE 300
LA GRENADIÈRE 339
LE MESSAGE 361
GOBSECK 374
AUTRE ÉTUDE DE FEMME 423
FIN DE LA TABLE DU DEUXIÈME VOLUME.
* * * * *
Liste des modifications:
Page 3: «sinet» remplacé par «signet» (un signet rose
dans le livre).
Page 17: «il» par «ils» (ils sont fiers, entourés de deux marges
de nacre).
Page 17: «lequelles» par «lesquelles» (et sur lesquelles
mes cils).
Page 37: ajouté «je» (je crois inutile de dire qu'il saura).
Page 44: «longemps» remplacé par «longtemps» (vous réfléchirez
longtemps).
Page 61 «X» par «XV» (numéro de chapitre).
Page 64: «des» par «de» (de l'Espagne).
Page 72: «est» par «et» (en me croyant très-grande et
très-généreuse).
Page 79: «dessins» par «desseins» (il a ses desseins. Oui, mon
ange).
Page 79: «portés» par «portées» (portées à vouloir que l'idéal).
Page 81: «ait» par «ai» (allait se coucher, je lui ai dit).
Page 86: appel de note [1] ajouté.
Page 112: «1836» remplacé par «1826» (Janvier 1826).
Page 133: «un» remplacé par «une» (une nuit heureuse).
Page 160: «perdu» par «perdue» (puisque le commandement m'a perdue
une première fois).
Page 169: «Nou» par «Nous» (Nous n'avons point).
Page 171: «d'une» par «d'un» (d'un vert lustré par l'eau).
Page 172: «elle» par «elles» (elles sont l'attribut).
Page 175: ajouté «de» (les limites de la vie féminine).
Page 187: «faillitte» remplacé par «faillite» (la faillite du
fameux Halmer).
Page 190: «ses» par «ces» (aucun de ces savants).
Page 205: «avaient» par «avait» (Eugénie avait paru très-espiègle).
Page 214: «carresses» par «caresses» (les caresses d'un beau
soleil).
Page 215: «au» par «aux» (aux yeux des protestants).
Page 219: «Saint-Hérem» par «Saint-Héreen» (Moïna de Saint-Héreen).
Page 232: «Moncornet» par «Montcornet» (sa liaison avec madame
de Montcornet).
Page 239: «obligé» par «obligée» (Elle est obligée alors).
Page 250: «jolie» par «joie» (cette joie enfantine qui porte tous
les amoureux).
Page 261: «Saint-Héeren» par «Saint-Héreen» (Moïna de
Saint-Héreen).
Page 262: «Légion-d'Honnour» par «Légion-d'Honneur» (la croix de
la Légion-d'Honneur).
Page 274: «un» par «une» (une grande chambre à coucher).
Page 275: «eu» par «eue» (l'idée qu'elle avait eue).
Page 280: «racommodée» par «raccommodée» (raccommodée comme la
faïence).
Page 282: «un par» «une» (puis, avec une rapidité de jeune homme).
Page 283: «hausse» par «chausse» (pon à keke chausse).
Page 295: «ramèneras» par «ramènera» (qu'il ne te ramènera pas).
Page 297: «il» par «ils» (quand on se damne pour eux, ils vous
marchent dessus).
Page 300: «situé» par «située» (jolie ville située à deux lieues).
Page 317: «fanés» par «fanées» (fleurs d'âme sitôt fanées).
Page 327: «deux» par «d'eux» (sans faire parler d'eux).
«il» par «ils» (où ils demeurèrent ensemble).
Page 330: «séparé» par «séparés» (le sort ne nous a-t-il pas
séparés?)
Page 363: «pris» par «prit» (Il prit mal son élan).
Page 392: «attermoiements» par «atermoiements» (pour les
atermoiements).
Page 438: «par» par «pour» (sans qu'il soit besoin de les faire
élargir pour leurs paniers).
End of Project Gutenberg's La comédie humaine, volume II, by Honoré de Balzac