[1] Mémoire sur les maladies chroniques, les évacuations sanguines et
l'acupuncture. Paris, chez Crouillebois.
[2] La Fontaine, _Les deux pigeons_.
[3] Madame Dugazon.
[4] Qu'il appelle le corps sonore, comme si les cordes sonores étaient
les seuls corps vibrants dans l'univers; ou mieux encore, comme si la
théorie de leurs vibrations était applicable à la résonnance de tous les
autres corps sonores.
[5] L'inscription gravée dans l'intérieur de la boîte d'or que reçut
Lesueur après la première représentation de cet opéra est ainsi conçue:
L'Empereur Napoléon à l'auteur des _Bardes_.
[6] Les surintendants présidaient seulement à l'exécution de leurs
oeuvres; mais ne dirigeaient point personnellement.
[7] Je ne compris point alors pourquoi. À coup sûr, Lesueur, demandant à
la chapelle royale tout entière de venir à l'église de Saint-Roch ou
ailleurs, exécuter l'ouvrage d'un de ses élèves, eût été parfaitement
accueilli.--Mais il craignit sans doute que mes condisciples ne
réclamassent à leur tour une faveur semblable, et dès lors l'abus
devenait évident.
[8] Il paraît que j'avais en outre prié M. de Chateaubriand de me
recommander aux puissances du jour. Quand on prend du galon, dit le
proverbe, on n'en saurait trop prendre.
[9] Je l'ai détruit aussi plus tard.
[10] Il me coûta cent dix francs. J'ai déjà dit que je ne jouai pas du
piano; pourtant j'aime à en avoir un pour y plaquer des accords de temps
en temps. D'ailleurs, je me plais dans la société des instruments de
musique, et, si j'étais assez riche, j'aurais toujours autour de moi, en
travaillant, un grand piano à queue, deux ou trois harpes d'Érard, des
trompettes de Sax, et une collection de basses et de violons de
Stradivarius.
[11] Et sans grosse caisse.
[12] Cette ressemblance entre mes opinions et celles de M. Ingres, au
sujet de plusieurs _opéras sérieux_ italiens de Rossini, n'est pas la
seule dont je puisse m'honorer. Elle n'empêche pas néanmoins l'illustre
auteur du martyre de Saint-Symphorien de me regarder comme un musicien
abominable, un monstre, un brigand, un antechrist. Mais je lui pardonne
sincèrement à cause de son admiration pour Gluck. L'enthousiasme serait
donc le contraire de l'amour; il nous fait aimer les gens qui aiment ce
que nous aimons, même quand ils nous haïssent!
[13] Morceau célèbre autrefois et fort curieux d'un opéra de Rameau,
_Hippolyte et Aricie_.
[14] Acteur et actrice de l'Opéra qui créèrent les rôles de Colin et de
Colette dans _le Devin_.
[15] _Le Devin du village_, depuis cette soirée de joyeuse mémoire, n'a
plus reparu à l'Opéra.
[16] Il n'y a des cymbales que dans le choeur des Scythes: «Les dieux
apaisent leur courroux.» Le ballet en question étant d'un tout autre
caractère, est en conséquence, instrumenté différemment.
[17] Tant pis pour celui qui avait donne l'ordre.
[18] Léon de Boissieux, mon condisciple au petit séminaire de la Côte.
Il a compté un instant parmi les _illustrations_ du _billard_ de
_Paris_.
[19] Il s'appelait Le Tessier. Je ne l'ai jamais revu.
[20] Depuis que ceci a été écrit, la mise en scène d'_Obéron_ au
Théâtre-Lyrique, est venue me donner un démenti à cette opinion. Ce
chef-d'oeuvre a produit une très-grande sensation; le succès en a été
immense.--Le public parisien aurait donc fait en musique de notables
progrès.
[21] Le choeur: _Per voi risplende il giorno._
[22] La partition des _Mystères d'Isis_ et celle de _Robin des Bois_
sont imprimées, elles se trouvent toutes les deux à la bibliothèque du
Conservatoire de Paris.
[23] Et non pas Lachnitz; il est important de ne pas mal orthographier
le nom d'un si grand homme.
[24] Il n'y a presque pas une partition de ces maîtres qu'il n'ait
retravaillée à sa façon; je crois qu'il est fou.
[25] Je dirai comment.
[26] La plus jeune des filles du roi Lear.
[27] La 2me symphonie, en ré majeur.
[28] Depuis vingt ans on exécute au Conservatoire la symphonie en ut
mineur, et jamais Habeneck n'a voulu, au début du _scherzo_, laisser
jouer les contre-basses. Il trouve qu'elles n'y produisent pas un bon
effet... Leçon à Beethoven...
[29] Et ils n'y manquent pas.
[30] Je trouve même l'épithète de _honteuse_ insuffisante pour flétrir
ce passage. Mozart a commis là contre la passion, contre le sentiment,
contre le bon goût et le bon sens, un des crimes les plus odieux et las
plus insensés que l'on puisse citer dans l'histoire de l'art.
[31] Victor Hugo, _Chants du crépuscule_.
[32] Pischeck s'accompagnant lui-même, réaliserait l'idéal de
l'exécution de cette élégie.
[33] C'est précisément dans ce morceau que le pianiste de l'Institut
était demeuré accroché.
[34] Elles sont aujourd'hui changées tout à fait. L'Empereur vient de
supprimer cet article du règlement de l'Institut, et ce n'est plus
maintenant l'Académie des Beaux-Arts qui donne le prix de composition
musicale. 1865.
[35] Méhul est en effet de Givet, mais je doute qu'il fût né à l'époque
où Pingard prétend avoir parlé de lui à Levaillant.
[36] L'urne. Le brave Pingard s'est toujours obstiné à appeler ainsi ce
vase d'élections.
[37] Célèbre acteur de l'Opéra-Comique qui fut le type des galants
chevaliers français de l'Empire.
[38] _Jean de Paris_.
[39] Jambes d'Auguste Barbier.
[40] Expression d'Auguste Barbier.
[41]
«N'oublions pas ces champs dont la poussière
Est teinte encor du sang de nos guerriers.»
[42] Compositeur lauréat de l'Institut qui m'avait précédé à Rome.
L'Académie, n'ayant point décerné de premier prix en 1829, en donna deux
en 1830. Monfort obtint ainsi le prix arriéré qui lui donnait droit à la
pension pendant quatre ans.
[43] Ceci se rapporte, on le devine, à mon aimable consolatrice. Sa
digne mère, qui savait parfaitement à quoi s'en tenir là-dessus,
m'accusait d'être _venu_ porter le trouble dans sa famille et
m'annonçait le mariage de sa fille avec M. P***.
[44] Ce manuscrit est entre les mains de mon ami J. d'Ortigue, avec
l'inscription raturée.
[45] «Si quelqu'un t'offense, je te vengerai.»--Cette statue célèbre est
sur la place du Grand-Duc où se trouve aussi la poste.
[46] Barbare! barbare! Le Pape est un barbare comme presque tous les
autres souverains. Le peuple romain est barbare comme tous les autres
peuples.
[47] Les théâtres ne sont ouverts à Rome que pendant quatre mois de
l'année.
[48] La plupart des ouvrages que j'admirais étaient alors mis à l'index
par la censure papale.
[49] Je l'ai vue un soir, chez M. Vernet, avec ses longs cheveux blancs
tombant autour de sa figure mélancolique, comme les branches d'un saule
pleureur: trois jours après je vis sa charge en terre, dans l'atelier de
Dantan.
[50] Ce fut dans une de ces excursions équestres faites dans la plaine
de Rome avec Félix Mendelssohn, que je lui exprimai mon étonnement de ce
que personne encore n'avait songé à écrire un _scherzo_ sur l'étincelant
petit poème de Shakespeare, _La Fée Mab_. Il s'en montra également
surpris, et je me repentis aussitôt de lui en avoir donné l'idée. Je
craignis ensuite pendant plusieurs années d'apprendre qu'il avait traité
ce sujet. Il eût sans doute ainsi rendu impossible ou au moins fort
imprudente la double tentative* que j'ai faite dans ma symphonie de
_Roméo et Juliette_. Heureusement pour moi il n'y songea pas.
Il y a en effet un _scherzetto_ vocal et un _scherzo_ instrumental sur
la fée Mab, dans cette symphonie.
[51] Les Parisiens, sous ce rapport, sont encore bien dignes des Romains
de 1831. M. Léon Halévy, frère du célèbre compositeur, vient d'adresser
au journal des _Débats_ une lettre pleine de bon sens et de bons
sentiments, dans laquelle il demande la suppression de l'ignoble fête
célébrée au carnaval autour du _Boeuf gras_ que l'on promène par les rues
pendant trois jours, pour l'amener enfin exténué à l'abattoir, où on
l'égorge en grande pompe.
Cette éloquente protestation m'a vivement ému, et je n'ai pu m'empêcher
d'écrire à l'auteur le billet suivant:
Monsieur,
Permettez-moi de vous serrer la main pour votre admirable lettre
sur le Boeuf gras, publiée ce matin par le journal des _Débats_.
Non, vous n'êtes pas ridicule, gardez-vous de le croire; et en tout
cas, mieux vaut mille fois paraître ainsi ridicule aux yeux des
esprits superficiels, que grossier et barbare aux yeux des gens de
coeur, en restant indifférent devant des spectacles tels que celui
si justement stigmatisé par vous, et qui font de l'homme soi-disant
civilisé le plus lâche et le plus atroce des animaux malfaisants.
Recevez l'assurance de mes sentiments distingués et de ma
sympathie.