[Note 27: Notamment par des extraits d'un Mémoire expositif qu'il
rédigea le 3 février 1790 et fit approuver par ses compagnons d'armes.
Ce récit de la conduite de Fournier au début de la Révolution est
intitulé: _Mémoire expositif des services patriotiques du sieur Fournier
l'Héritier, ancien habitant de Saint-Domingue, où il a servi seize ans
dans les milices bourgeoises, et depuis quatre ans domicilié à Paris,
rue des Vieux-Augustins, paroisse Saint-Eustache, n° 28._ Fournier
terminait son mémoire en demandant «qu'il lui fût accordé une marque
honorifique et distinctive qui annonçât manifestement à ses concitoyens,
et surtout aux colons de Saint-Domingue, des preuves non équivoques de
ses services patriotiques.» Les membres du Comité de Saint-Eustache
repoussèrent cette demande en ces termes: «Le Comité de Saint-Eustache,
en rendant justice au zèle que M. Fournier a montré dans le temps de la
Révolution, lui a expédié le brevet de service auquel tous les officiers
provisoires avaient droit de prétendre. Il n'est pas en son pouvoir
d'accorder d'actes de distinction, qui pourraient mécontenter d'autres
citoyens qui ont bien mérité de la patrie.»]