LES THÉÂTRES

Les théâtres qui avaient fermé leurs portes commencent à les rouvrir; si

le mauvais temps s'accentue, la saison théâtrale ne tardera pas à

commencer sérieusement. Pour le moment, on peut aller à l'Opéra-Comique,

au Gymnase et aux Folies-Dramatiques, qui offrent au public des

spectacles déjà consacrés par le succès. Comme nouveauté, nous n'avons à

signaler qu'un brave et honnête drame de M. Maurice Lefèvre, à l'Ambigu:

_le Crime d'un fils_. C'est une nouveauté qui n'en est pas une, car les

situations en sont familières aux habitués du théâtre «du crime», mais

ceci n'est pas pour nuire à son succès. Il suffit que l'auteur ait

réussi une fois de plus à provoquer alternativement le rire et les

larmes du spectateur en lui contant l'histoire d'une pauvre mère réduite

à la mendicité par les débordements de son garnement de fils; les deux

sont sauvés en fin de compte par un docteur quelque peu spirite aidé

d'un excellent gentilhomme. On a fort applaudi le marquis, quoiqu'il

soit doublé d'un colonel. Est-ce un signe des temps?

L'Illustration, No. 3264, 16 Septembre 1905 · 第 18 / 37 题