NOTES:

[130] Nous résumerons ici l'introduction de ce conte souabe, à cause

de sa ressemblance avec un conte que nous avons entendu à Montiers,

mais dont nous n'avons pas de notes. Voici cette introduction: Les

gens d'un village ont coutume, toutes les fois qu'ils tuent un porc,

d'en donner un morceau au pasteur. Celui-ci, au moment de faire tuer,

lui aussi, un porc qu'il a engraissé, se dit que, s'il rend à chaque

paysan un morceau en reconnaissance de ce qu'il a reçu, tout le cochon

y passera. Il parle de son embarras au sacristain, qui lui donne

l'avis suivant: quand le cochon sera tué, le pasteur le pendra devant

sa maison et l'y laissera toute la journée; à la nuit, il le fera

subitement disparaître, et le lendemain, il dira que le cochon a été

volé. Le pasteur trouve l'idée bonne et la met à exécution; mais, la

nuit venue, il ne trouve réellement plus son cochon: le sacristain est

venu en tapinois l'enlever et l'a emporté chez lui. Le pasteur, fort

ennuyé, se rend chez le sacristain, et lui dit qu'on lui a volé son

cochon. «Oui, oui,» dit l'autre, «c'est bien là ce qu'il faut dire:

les gens le croiront.» Le pasteur a beau protester que c'est vrai, le

sacristain lui répète: «Mais je connais bien l'affaire; c'est moi qui

vous ai donné le conseil.»--Ce petit conte se trouve également dans les

Contes portugais de M. Coelho, nº 62, et dans l'_Elite des contes du

sieur d'Ouville_, livre imprimé en 1680.

[131] Dans ce conte se retrouve l'épisode de l'âne et des poteries

cassées.

[132] Entre autres épisodes, dans ce conte comme dans le nôtre, le

corps d'une vieille femme est apporté devant la maison d'un curé, que

l'on réveille sous prétexte de confession à entendre. Le commencement

de ce conte est l'épisode altéré de la prétendue voleuse de fruits.

Contes populaires de Lorraine, comparés avec les contes des autres provinces de France et des pays étrangers, volume 2 (of 2) · 第 211 / 309 题