[4] Pour ce trait du mort reconnaissant, voir les remarques de notre nº
19, _le Petit Bossu_ (I, p. 214).
[5] Il n'est pas sans intérêt de constater que, dans le conte espagnol
de Séville, mentionné ci-dessus, le personnage qui a gagné au jeu l'âme
du héros est le «Marquis du Soleil». Ce trait établit un lien tout
spécial entre le conte milanais, le troisième conte catalan et le conte
espagnol.
[6] Un conte grec moderne d'Epire (Hahn, nº 15), mentionné plus haut
parmi les contes se rattachant au thème des _Jeunes filles oiseaux_,
présente, pour tout l'ensemble, la plus frappante ressemblance avec ce
conte arabe. Voir aussi un conte sicilien (Gonzenbach, nº 6).--Pour
le trait de l'oiseau arrivé le dernier, comparer notre nº 3, _le Roi
d'Angleterre et son Filleul_, et les remarques de ce conte (I, p. 48).
[7] La première partie du conte sibérien, qui ne se retrouve pas dans
l'histoire de _Djanschah_ et qui, à vrai dire, forme un conte distinct,
est également un écho des _Mille et une Nuits_, car elle n'est autre
qu'un épisode des Voyages de Sindbad le Marin (l'épisode du «Vieillard
de la mer»).
[8] Voir Th. Benfey, _Pantschatantra_, t. I, p. 263.
[9] Le conte suivant, qui a été recueilli dans la Nouvelle-Zélande,
nous paraît être une version défigurée de cette légende: Une jeune
fille de race céleste a entendu vanter la valeur et la beauté du grand
chef Tawhaki. Elle descend du ciel pour être sa femme. Plus tard,
offensée d'une réflexion que son mari fait au sujet de la petite
fille qu'elle a mise au monde, elle prend l'enfant et s'envole avec
elle. Tawhaki grimpe à une plante qui s'élève jusqu'au ciel; arrivé
là, il est traité avec mépris par les parents de sa femme; mais à
la fin celle-ci le reconnaît, et il devient dieu (_Zeitschrift für
vergleichende Sprachforschung_, t. XVIII, p. 61).
[10] Il est curieux de constater que dans le conte bohème de même type
indiqué plus haut (Waldau, p. 248), c'est à la _Montagne d'or_ que le
héros doit aller rejoindre sa femme. Dans un conte tyrolien (Zingerle,
I, nº 37), c'est à la _Montagne de verre_.--Dans un conte indien de
Cachemire (Steel et Temple, p. 27), c'est à la _Montagne d'émeraude_.
[11] Dans un livre de l'Inde, le _Çatapatha Brahmana_, cité par M.
Benfey (_Pantschatantra_, t. I, p. 264), l'apsara Urvâçi et ses
compagnes se baignent dans un lac sous la forme de canes, et elles «se
rendent visibles» au roi Pururavas, c'est-à-dire se montrent à lui sous
leur forme véritable.
[12] La légende suivante des îles Shetland et des Orcades (Kennedy, I,
p. 122), présente une forme curieuse de ce thème: Un pêcheur aperçoit
un jour deux belles femmes qui se jouent sur le bord de la mer. Non
loin de lui se trouvent par terre deux peaux de phoques; il en prend
une pour l'examiner. Les deux femmes, ayant remarqué sa présence,
courent vers l'endroit où étaient les peaux. L'une saisit celle qui
reste, s'en revêt en un clin d'œil et disparaît dans la mer; l'autre
supplie le pêcheur de lui rendre la sienne, mais il refuse et il épouse
la femme. Quelques années après, alors qu'elle a déjà deux enfants, la
femme retrouve sa peau de phoque et s'enfuit avec un de ses pareils.
[13] Un conte toscan (V. Imbriani. _La Novellaja Fiorentina_, p.
403) offre, dans un passage analogue, la même altération que notre
conte.--Cf. un conte grec moderne (Hahn, nº 41, p. 248 du 1er volume).