Dans le second compartiment, Morok, candidement revêtu de la robe
blanche de catéchumène, est agenouillé, les mains jointes, devant
un homme portant une longue robe noire et un rabat blanc; dans un
coin du tableau, un grand ange à mine rébarbative tient d'une main
une trompette et de l'autre une épée flamboyante; les paroles
suivantes lui sortent de la bouche en caractères rouges sur un
fond noir:
MOROK, L'IDOLÂTRE, FUYAIT DEVANT LES BÊTES FÉROCES; LES BÊTES
FÉROCES FUIRONT DEVANT IGNACE MOROK, CONVERTI ET BAPTISÉ À
FRIBOURG.
En effet, dans le troisième compartiment, le nouveau converti se
cambre; fier, superbe, triomphant, sous sa longue robe bleue à
plis flottants; la tête altière, le poing gauche sur la hanche, la
main droite étendue, il semble terrifier une foule de tigres,
d'hyènes, d'ours, de lions, qui, rentrant leurs griffes, cachant
leurs dents, rampent à ses pieds, soumis et craintifs.
Au-dessous de ce dernier compartiment, on lit, en forme de
conclusion morale: