Le Corse de l’En-deçà des monts, l’homme de la _Castagniccia_, est plus

posé, plus grave. C’est un agriculteur, c’est même un industriel. Il a

couvert ses coteaux de châtaigneraies touffues, il a mis en culture les

plaines de la côte orientale, il a établi des aciéries (_ferrere_),

aujourd’hui détruites, et transformé en acier le minerai de l’île

d’Elbe. Il a toujours été le plus riche de tous les Corses, il a

toujours été aussi le plus démocrate. C’est lui qui, au <small>XIV</small>ᵉ siècle,

s’affranchit du pouvoir des _Cinarchesi_ et établit le régime populaire:

la _Castagniccia_ fut la _terre du commun_ et le pays des _Giovannali_.

Tous ceux qui se sont révoltés, descendirent de ces montagnes, soit

qu’ils aient eu à lutter contre l’oppression étrangère, soit qu’ils

aient soulevé le peuple contre les féodaux: Gaffori et Paoli venaient de

l’En-deça.--La proximité de l’Italie a exercé son influence: doux et

affable, le Corse est ici plus intellectuel et moins intrigant: Pietro

Cirneo, l’historien, naquit à Alesani. Une certaine maîtrise de soi:

dans la vie moderne du continent, il ne s’élancera pas furieusement à

l’assaut des places, il ira lentement, régulièrement. Il ne violentera

jamais la destinée, il la vivra dans les meilleures conditions

possibles. Plus résistant que le _pomontinco_, il incarne les qualités

du peuple corse: ce sera rarement un aventurier, et plus souvent un

résigné.

A l’extrémité sud de l’île, les Bonifaciens se replient sur eux-mêmes,

frayant surtout avec les _pomontinchi_, dont ils ont l’allure générale:

ce sont des fiers, des modestes, des casaniers et chez eux la femme est

asservie plus que partout ailleurs. Le _bonifazino_ se ressent toujours

de la domination aragonaise: on trouverait en lui une parenté

espagnole[N]. Le Corse de la Balagne est un agriculteur aisé,

indépendant. Depuis des temps immémoriaux les _Balanini_ parcourent le

pays avec leurs mulets chargés d’huile. On connaît dans les villages ce

cri familier: _Chi compra olio?_ Il annonce généralement la venue d’un

de ces trafiquants qui savent drainer l’argent. Le calme de la contrée,

aux horizons adoucis, aux spectacles familiers, se reflète dans les

mœurs; les luttes intestines ont eu ici peu de retentissement. Calvi sut

tirer parti de la domination génoise et s’y attacha, _civitas semper

fidelis_. Le _Balanino_ connaît la Corse, il l’a parcourue et il a vu

que les autres régions étaient moins belles et moins riches: il s’est

cantonné, méprisant, au milieu de ses oliviers.--Que dire des habitants

du Cap, trafiquants souples et habiles, que l’esprit d’aventure entraîna

et enrichit, «Américains» analogues aux gens du Queyras ou de

Barcelonnette, qui reviennent au soir de leur vie construire d’élégantes

villas avant de reposer dans la terre des aïeux?

A ces différences profondes que la nature a marquées dans le peuple

corse, il faut ajouter tout ce que l’histoire a fait pour multiplier les

influences. Le plus lointain passé subsiste et en plein <small>XX</small>ᵉ siècle les

traditions les plus anciennes se perpétuent. Sur cette île est venu

battre le ressac de la civilisation méditerranéenne et toutes les

races--Grecs et Romains, Arabes et Espagnols--ont laissé leur empreinte,

sinon dans la montagne et dans le village, du moins sur les côtes et

dans les villes. Le langage est varié. En principe, c’est le toscan,

adouci par certaines intonations romaines: _lingua toscana in bocca

romana_; mais dans le Pomonte il est dur, âpre, farouche; dans l’En-deçà

des monts, il est élégant, adouci.--La façon même d’entendre le

catholicisme n’est pas la même chez _les Capi Corsini_, qui pratiquent,

chez les _Balanini_, qui sont plus tièdes, chez les _Castagnicciai_, qui

sont presque anticléricaux.

Autre motif de différenciation: la ville et le village, où les

occupations sont variées et la mentalité opposée. Et les villages mêmes

au surplus ne se ressemblent guère.

En fait l’île n’est pas un pays, mais un assemblage de cantons

montagneux, isolés de leurs voisins et du reste du monde. Ce serait trop

peu d’appeler la vie corse d’autrefois une vie de vallées. Rien de

comparable, ici, à ces couloirs alpestres qui gardent la même direction,

la même nature, le même nom sur de grandes longueurs--Valais,

Graisivaudan, Engadine--ni à ces vallées pyrénéennes qui s’étendent, en

une forte unité pastorale, du cirque à la plaine. La vallée corse se

segmente en une série de bassins étagés, séparés par des étranglements

successifs. Chacun de ces bassins, _conques_ enfermées entre de hautes

chaînes, épand ses villages sur les croupes surbaissées. Pour pénétrer

dans ce petit monde clos il faut--il fallait--s’enfermer entre des

gorges étroites et profondes, gravir des sentiers de chèvres, véritables

«escaliers» de pierre: _Scala_ de Santa Regina vers le Niolo, gradins

fantastiques de la _Spelunca_ vers Evisa, formidable entaille de

l’_Inzecca_ vers Ghisoni. Qu’un rocher vînt à rouler au travers de la

route, qu’une crue exceptionnelle emportât le pont génois, à l’arche

surélevée, au tablier en dos d’âne, et la conque n’avait plus de

rapports avec les gens d’en bas. Vers le haut on n’en pouvait sortir

qu’en franchissant des cols de 1.200, de 1.500 mètres d’altitude, que

pendant trois mois la neige rendait impraticables aux hommes et aux

bêtes. Ainsi s’explique toute l’histoire corse, la vie isolée et

farouche de ces petites républiques--_pievi_--dont la conque était le

cadre naturel, et qui luttaient contre leurs voisines pour la possession

des bonnes terres, des bons parcours de transhumance.

La route a permis de faire circuler dans cette vie cantonale--vie

d’aigles dans leur aire--les courants de la vie générale. Mais quels

profils les ingénieurs ont dû établir? D’Ajaccio à Sartène, sur 85

kilomètres, la route monte à 762 mètres au col Saint-Georges, redescend

vers la vallée d’Ornano, rebondit vers Petreto-Bicchisano, grimpe

jusqu’à près de 600 mètres à Boccelaccia, touche le niveau de la mer à

Propriano, suit la vallée basse du Rizzanèse et, par une série de

lacets, atteint l’extraordinaire acropole, ville de rêve accrochée en

balcon au flanc de la montagne, à 300 mètres dans les airs. Et presque

toutes les routes sont ainsi. Les chemins de fer gravissent des rampes

fantastiques, et des viaducs enjambent les torrents. Cela d’ailleurs est

l’exception: de la ligne Bastia-Ajaccio par Corte, deux embranchements

seuls se détachent, qui conduisent d’une part vers Calvi et l’Ile

Rousse, et d’autre part, longeant la côte orientale, vers Ghisonaccia.

Tout le sud de l’île est encore isolé, cependant que, dans le Centre si

curieusement hérissé, des cantons tels que Bocognano et Bastelica ne

sont reliés que par des sentiers de mules. L’évolution se poursuit

cependant, décisive et sûre, et l’on peut aller jusqu’à dire, avec M. H.

Hauser, que la route a créé la Corse.

* * * * *

On saisit mieux le caractère général.

Il faut noter d’abord la joie, l’animation et l’exubérance, née de la

vie en plein air et du contact perpétuel avec une nature ensoleillée.

Nulle part ailleurs la vie ne s’écoule plus au dehors. L’homme, chez

lequel les impressions sont mobiles et l’expression très près de la

pensée, ne se plaît pas dans l’isolement: il lui faut la ville et la

société de ses semblables. Il arrive que les maisons, très hautes,

soient parfois, comme dans le vieux Bastia, de véritables caravansérails

à six ou sept étages où grouille une population des plus bariolées et

d’une extraordinaire densité. Ce sont de vastes casernes, avec un

enchevêtrement de cours intérieures tel qu’il n’est pas aisé d’en sortir

sans guide. Il en est qui abritent trois à quatre cents personnes. Il

n’y a rien là dedans pour l’aménagement intérieur, et en effet on y vit

le moins possible. Le lieu de réunion, c’est la rue, étroite, resserrée

par les hautes maisons aux étages surplombants qui la protègent du

soleil, parfois même couverte. Les jeunes gens riment des chansons pour

les jeunes filles et vont les chanter sous leurs fenêtres à la nuit

tombante, en s’accompagnant du violon ou de la mandoline. Dans l’air

parfumé que raient des vols lumineux de lucioles, se répand comme une

ivresse, et la joie de vivre fait déborder le cœur d’allégresse.

Nulle part la nature n’a façonné davantage les mœurs de l’homme. Une

curieuse et pittoresque coutume n’en est que la traduction aimable.

Quand les cloches reviennent de Rome, suivant la tradition, et se

mettent à tinter à la veille de Pâques, après deux jours de silence,

tous les habitants ouvrent leurs fenêtres toutes grandes. Et ce n’est

pas seulement par esprit religieux, pour faire pénétrer dans la maison

un peu de la bénédiction divine: c’est pour saluer le printemps qui

arrive et renouvelle toutes choses; c’est pour laisser entrer dans la

vieille demeure toute la joie du ciel païen.

Des traditions analogues se retrouvent chez tous les peuples riverains

de la Méditerranée, et il n’y a rien en somme dans tout cela qui soit

particulier à la Corse. Mais voici quelque chose de plus original: cette

humeur joyeuse est atténuée par un tempérament mélancolique, un peu

farouche même.

Pénétrons dans l’intérieur de l’île: solitudes étincelantes, senteurs du

maquis; tout est rocheux, pierreux, mais riche de verdure, et la mer

bruit à l’horizon. Protégé par son _pelone_--son grand manteau en poils

de chèvre,--un berger, assis sur un gros roc moussu, à moitié perdu dans

les hautes fougères, rêve et regarde au loin, ou bien il fredonne d’une

voix grave et lente une cantilène étrange, une mélopée saccadée, une

_paghiella_ où se reflète une âme triste et rêveuse.

La montée devient plus abrupte: cela longe les crêtes, zigzague autour

des rochers, cabriole sur les précipices.--Tout à coup, vous apercevez,

accrochée à flanc du coteau ou sur le sommet même, une ligne de maisons

serrées les unes contre les autres, tache grise et sombre sur le ciel

clair. Tout est morne, tout est triste. Le village s’anime à votre

arrivée, mais vous retrouvez cette impression de mélancolie en

participant à la veillée autour du _fugone_. Figurez-vous un petit

tréteau carré de 1ᵐ,50 de côté, 0ᵐ.35 à 0ᵐ,50 de haut, au milieu de la

pièce, et c’est là qu’est le feu: des quartiers d’arbres entiers y

brûlent, une acre fumée se répand partout, piquant les yeux, enflammant

la gorge; au plafond des poutres, disjointes à dessein, laissent

apercevoir les châtaignes qui sèchent pour l’hiver... Autour de ce

_fugone_, et les pieds dans le feu, toute la famille se réunit aux

longues soirées d’hiver, quand le vent fait rage et que la neige isole

la maison. Or, il y a très longtemps que les familles vivent ainsi dans

cet isolement, et c’est le résultat de l’histoire. Aux heures de péril

national, lorsque la Corse, écrasée par Gênes, n’avait plus qu’à vaincre

ou à périr, quand les récoltes étaient détruites, les villages brûlés,

les ports bloqués,--le peuple, réfugié aux forêts hautes et aux maquis,

trouvait à vivre avec le lait des chèvres, l’eau des fontaines et la

châtaigne. Sur les hauteurs inaccessibles, il se créait ainsi

d’imprenables réduits. Des générations ont vécu là, sous la terreur de

la domination étrangère, et l’âme en a gardé une tristesse profonde en

même temps qu’un étrange amour pour cette montagne âpre et rude, où tant

de souvenirs sont attachés.

D’avoir lutté et de ne s’être jamais soumis, les Corses ont conservé

l’orgueil et la fierté. Dernier trait que l’on peut relever. Il y a, au

fond du tempérament, un curieux mélange de vanité, de susceptibilité et

de familiarité. Les journaux corses doivent réserver une importante

place dans leurs colonnes aux découpures de l’_Officiel_ et à

l’énumération des emplois auxquels des Corses ont été appelés: il n’en

est point d’assez infime pour être dédaigné. D’autre part, le paysan

corse, plein du sentiment de son importance particulière, n’a pas

toujours pour la femme le respect et la considération d’un

continental... Mais quand on multiplierait les exemples de cette nature,

il faudra toujours en revenir à ce je ne sais quoi d’indomptable qui est

dans le sang et dans les traditions. On acquiert les Corses, on ne les

possède jamais. Dès l’antiquité, personne ne voulait des esclaves

originaires de l’île parce qu’ils ne se résignaient jamais à la

servitude. L’orgueil insulaire peut avoir ses travers, mais il a aussi

sa noblesse: évidemment c’est une race qui ne plie pas les genoux.

Faut-il voir en eux des gens rebelles au progrès, au travail manuel? Il

ne le semble vraiment pas. Les Lucquois n’ont été appelés que pour les

grands travaux de terrassement; le petit propriétaire sait cultiver et

se livrer à l’industrie, mais il lui manque les capitaux et l’appui de

la France lui a manqué. D’autre part, la France n’a pas su imposer le

respect de sa justice et de ses lois par où aurait disparu la

vendetta--et d’ailleurs, les bandits ne sont pas des brigands,--ni

réaliser encore les grands travaux publics nécessaires. Mais la Corse,

prenant mieux conscience d’elle-même, entraînée plus que jamais, après

un siècle et demi de tutelle, dans l’orbite de la grande nation

protectrice, marche avec plus de confiance vers le progrès économique,

garantie certaine du progrès intellectuel et du perfectionnement social.

Le progrès économique sera ce que le feront les efforts des insulaires

vers le travail et conséquemment vers la richesse. Déjà les anciens

genres de vie se dissocient ou se transforment: les terres basses et les

pentes inférieures se spécialisent dans les cultures méditerranéennes,

la moyenne montagne dans un élevage plus intensif ainsi que dans

l’exploitation des bois. Evolution décisive, par où l’homme s’adapte

mieux aux ressources du pays. On voit disparaître progressivement le

type transhumant, trop archaïque, cependant que la conquête de «la

plage» à la vie sédentaire se précise à l’Ouest et se dessine à

l’Est.--Le progrès intellectuel doit suivre également. Il suivra. Car la

Corse barbare, fécondée jadis par le génie italien, avec lequel elle fut

d’abord en contact, s’ouvre chaque jour davantage à la chaleur du génie

français. Ce que n’a pu donner la Corse obscure et mutilée des époques

lointaines, où la lutte fut tragique pour la liberté et même pour

l’existence, la Corse d’aujourd’hui, régénérée, adoucie, fécondée par

l’esprit moderne, le donnera. Des artistes sont nés, des poètes ont

chanté les malheurs de la nation et les mœurs de la montagne.

Quelques-uns se plaignent de la décadence du dialecte. Adieu les

_voceri_ farouches que chantaient devant les cercueils les

improvisatrices de village, adieu les cantilènes naïves que composaient

les pâtres en gardant les troupeaux! Derrière la vieille façade

romantique, le pays se transforme avec rapidité. Mais la Corse

conservera toujours dans l’unité française, l’originalité profonde

qu’elle doit à son sol âpre et rude, à son climat riant, à son passé

glorieux et tourmenté.

«Dans une remarquable gravure, le maître Novellini a vigoureusement

synthétisé l’âme de cette race qui fut toujours, au milieu de la mer

sacrée, sur le chemin des migrations humaines. Ce lion puissant de

Roccapina, sur lequel s’appuie fièrement la déesse, n’est-ce pas le

Sphinx de l’île, témoin de plus de millénaires que celui d’Égypte? Que

de hordes conquérantes il a vues fondre sur ces plages: peuples dont le

nom demeurera toujours ignoré, mercenaires carthaginois et légions

romaines, Lombards et Arabes, Barbares pilleurs, Pisans, Génois,

Aragonais; il a vu les villages et les moissons en feu, le rapt des

femmes et des hommes pour les lointains esclavages, les tueries

sauvages, et la fuite éperdue des ancêtres vers les cimes

inexpugnables...»[O] Mais les «siècles de fer» sont terminés et de la

Corse ancienne se dégage laborieusement une Corse nouvelle. Les fiers

descendants de Sambocuccio, de Sampiero et de Paoli, les fils de ceux

qui tombèrent à Ponte-Novo pour la liberté--durement acquise--et pour la

patrie expirante, ont l’âme trop haute pour se résigner à une vie

mesquine, à un rôle effacé... Et la Corse, que son isolement insulaire

met à l’écart des trépidations d’un monde américanisé, s’ouvre au

progrès qui féconde la glèbe et enracine un peuple.

TABLE DES ILLUSTRATIONS

Planche I.--La tour dite de Sénèque.--Tour de Griscione.

Pl. II.--Église de la Canonica, près Luciana.--Bonifacio: la Citadelle.--_Ibid._:

Une rue du vieux Quartier.

Pl. III.--Saint-Florent: la Citadelle.--_Ibid._: Cathédrale de Nebbio.--Corbara:

le Couvent.

Pl. IV.--La Corse, figure allégorique du Vatican.--Carte de la

Corse au <small>XVI</small>ᵉ siècle.

Pl. V.--Sartène: vieilles maisons.--La Porta: le Clocher et l’Église.--Cargèse.

Pl. VI.--Sampiero montrant ses blessures.--Sampiero et Vannina.--Sampiero

excitant les Corses à l’insurrection.

Pl. VII.--Théodore Iᵉʳ, roi de Corse, d’après une attribution du

<small>XVIII</small>ᵉ siècle.--Monnaies de Théodore Iᵉʳ.--_Le Satyre corse_, caricature

allemande.

Pl. VIII.--Corte: maison Gaffori.--_Ibid._: statue de Paoli.--Calvi:

la Citadelle.

Pl. IX.--Corte: la Citadelle.--Tour de Casella.--Bastelica:

maison de Sampiero.

Pl. X.--Acte de baptême de Bonaparte.--Ajaccio: maison de

Bonaparte.--Bastia: statue de Napoléon.

Pl. XI.--Château de la Punta.--Ajaccio: vue générale.

Pl. XII.--Bastia: la Citadelle.--_Ibid._: dans le vieux port.

Pl. XIII.--La patrie de _Colomba_: Fozzano.--Ghisoni.

Pl. XIV.--Vallée du Vecchio.--Aqueduc de la Gravona.

Pl. XV.--Meria.--Campile: l’Église.--Ajaccio: vieilles maisons.

Pl. XVI.--Gorges de Ponte-Novo.--Propriano.

TABLE DES MATIÈRES

Chapitres. Pages.

PRÉFACE <small>V</small>

I.--Les origines 1

II.--La «découverte» de la Corse 10

III.--La Corse romaine 18

IV.--La Corse byzantine et le pouvoir temporel 32

V.--Les origines de la féodalité et des rivalités italiennes 39

VI.--Le siècle de Giudice 50

VII.--La Corse Génoise 63

VIII.--La fin du Moyen âge 75

IX.--La Banque de San Giorgio 91

X.--La première occupation française 108

XI.--La Corse sous la domination génoise. 1. Les rouages

administratifs 118

XII.--La Corse sous la domination génoise. 2. La vie économique

et sociale 127

XIII.--Bastia au <small>XVII</small>ᵉ siècle 139

XIV.--Une tentative de dénationalisation 146

XV.--La question corse et la politique française 152

XVI.--Théodore de Neuhoff, roi de Corse 165

XVII.--La Corse pendant la guerre de la succession d’Autriche 176

XVIII.--Essais d’organisation nationale 186

XIX.--Le généralat de Pascal Paoli 198

XX.--Le règlement de la question corse 210

XXI.--La Corse en 1769 220

XXII.--La Corse dans la monarchie française 231

XXIII.--La Révolution et l’Empire 246

XXIV.--La période contemporaine 259

XXV.--Corse ancienne, Corse nouvelle 268

TABLE DES ILLUSTRATIONS 279

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FOOTNOTES:

[A] Le cadre des _Vieilles Provinces de France_ limite nos références

aux ouvrages modernes. Pour la documentation relative à chaque époque

Cf. COLONNA DE CESARI ROCCA, _Recherches historiques sur la Corse_

(Gênes, 1901) et _Histoire de la Corse écrite pour la première fois

d’après les sources originales_ (Paris, 1908).

[B] Abbé LETTERON. _Notice historique sur l’île de Corse depuis

l’origine jusqu’à l’établissement de l’Empire romain_, dans le

_Bulletin_ (1911), pp. 30, 34, 36, 39, 45, 48, etc.--LORENZI DE BRADI.

_L’art antique en Corse_ (Paris, 1900).

[C] P. MARINI. _Gênes et la Corse après le traité de Cateau-Cambrésis_,

dans le _Bulletin_, 1912, pp. 7, 8, 12, 15.

[D] Jean FONTANA. _Essai sur l’Histoire du Droit privé en Corse_ (Paris,

1905), pp. 119 et suiv. 125, 129, 132, 134, 148.

[E] Lᵗ Colonel CAMPI. _Notes sur Ajaccio_, pp. 24, 28, 29, 42 et suiv.

LORENZI DE BRADI, _L’art antique en Corse_, pp. 49, 50.

[F] QUANTIN, _Le Corse_ (Paris, 1914) pp. 154, 155, 156.

[G] DRIAULT, dans les _Introductions aux ambassadeurs_, t. XIX (Paris,

1912). pp. LXXX à CIII, passim 273, 287, 298, etc.

[H] AMBROSI, _la Conquête de la Corse par les Français_, dans le

_Bulletin_ (1913), pp. 125, 127, 128.

[I] P. MARINI, _La Consulte de Cacia et l’élection de Pascal Paoli dans

le Bulletin_ (1913), pp. 65 à 76.--Abbé LETTERON, _Pascal Paoli avant

son généralat_, dans le _Bulletin_ (1913), pp. 14 et suiv., 36, 37, etc.

[J] MATHIEU FONTANA, _La Constitution du généralat de Pascal Paoli en

Corse_ (Paris, 1907), pp. 25 à 28, 31 à 34.--127 à 130. Lieut.-col.

CAMPI, _Notes sur Ajaccio_, Ajaccio, 1901, pp. 81 à 84.

[K] CHUQUET, _La jeunesse de Napoléon_ (Paris, 1897), t. <small>I</small>, pp. 18, 19,

21, 23, 24, 29, 30, 31.

[L] Lieut. Col. CAMPI, _Notes sur Ajaccio_, (Ajaccio, 1901), pp. 99,

105, 107, 108, etc.

[M] FRANCESCHINI, _Un préfet de la Restauration, Saint-Genest_, dans le

_Bulletin_ (1913).

[N] PIOBB, _La Corse d’aujourd’hui_ (Paris, 1909), pp. 25, passim, 39.

[O] FERRANDI, _La Renaissance de la Corse_ (mai 1914).

Histoire de Corse · 第 21 / 21 段