posé, plus grave. C’est un agriculteur, c’est même un industriel. Il a
couvert ses coteaux de châtaigneraies touffues, il a mis en culture les
plaines de la côte orientale, il a établi des aciéries (_ferrere_),
aujourd’hui détruites, et transformé en acier le minerai de l’île
d’Elbe. Il a toujours été le plus riche de tous les Corses, il a
toujours été aussi le plus démocrate. C’est lui qui, au <small>XIV</small>ᵉ siècle,
s’affranchit du pouvoir des _Cinarchesi_ et établit le régime populaire:
la _Castagniccia_ fut la _terre du commun_ et le pays des _Giovannali_.
Tous ceux qui se sont révoltés, descendirent de ces montagnes, soit
qu’ils aient eu à lutter contre l’oppression étrangère, soit qu’ils
aient soulevé le peuple contre les féodaux: Gaffori et Paoli venaient de
l’En-deça.--La proximité de l’Italie a exercé son influence: doux et
affable, le Corse est ici plus intellectuel et moins intrigant: Pietro
Cirneo, l’historien, naquit à Alesani. Une certaine maîtrise de soi:
dans la vie moderne du continent, il ne s’élancera pas furieusement à
l’assaut des places, il ira lentement, régulièrement. Il ne violentera
jamais la destinée, il la vivra dans les meilleures conditions
possibles. Plus résistant que le _pomontinco_, il incarne les qualités
du peuple corse: ce sera rarement un aventurier, et plus souvent un
résigné.
A l’extrémité sud de l’île, les Bonifaciens se replient sur eux-mêmes,
frayant surtout avec les _pomontinchi_, dont ils ont l’allure générale:
ce sont des fiers, des modestes, des casaniers et chez eux la femme est
asservie plus que partout ailleurs. Le _bonifazino_ se ressent toujours
de la domination aragonaise: on trouverait en lui une parenté
espagnole[N]. Le Corse de la Balagne est un agriculteur aisé,
indépendant. Depuis des temps immémoriaux les _Balanini_ parcourent le
pays avec leurs mulets chargés d’huile. On connaît dans les villages ce
cri familier: _Chi compra olio?_ Il annonce généralement la venue d’un
de ces trafiquants qui savent drainer l’argent. Le calme de la contrée,
aux horizons adoucis, aux spectacles familiers, se reflète dans les
mœurs; les luttes intestines ont eu ici peu de retentissement. Calvi sut
tirer parti de la domination génoise et s’y attacha, _civitas semper
fidelis_. Le _Balanino_ connaît la Corse, il l’a parcourue et il a vu
que les autres régions étaient moins belles et moins riches: il s’est
cantonné, méprisant, au milieu de ses oliviers.--Que dire des habitants
du Cap, trafiquants souples et habiles, que l’esprit d’aventure entraîna
et enrichit, «Américains» analogues aux gens du Queyras ou de
Barcelonnette, qui reviennent au soir de leur vie construire d’élégantes
villas avant de reposer dans la terre des aïeux?
A ces différences profondes que la nature a marquées dans le peuple
corse, il faut ajouter tout ce que l’histoire a fait pour multiplier les
influences. Le plus lointain passé subsiste et en plein <small>XX</small>ᵉ siècle les
traditions les plus anciennes se perpétuent. Sur cette île est venu
battre le ressac de la civilisation méditerranéenne et toutes les
races--Grecs et Romains, Arabes et Espagnols--ont laissé leur empreinte,
sinon dans la montagne et dans le village, du moins sur les côtes et
dans les villes. Le langage est varié. En principe, c’est le toscan,
adouci par certaines intonations romaines: _lingua toscana in bocca
romana_; mais dans le Pomonte il est dur, âpre, farouche; dans l’En-deçà
des monts, il est élégant, adouci.--La façon même d’entendre le
catholicisme n’est pas la même chez _les Capi Corsini_, qui pratiquent,
chez les _Balanini_, qui sont plus tièdes, chez les _Castagnicciai_, qui
sont presque anticléricaux.
Autre motif de différenciation: la ville et le village, où les
occupations sont variées et la mentalité opposée. Et les villages mêmes
au surplus ne se ressemblent guère.
En fait l’île n’est pas un pays, mais un assemblage de cantons
montagneux, isolés de leurs voisins et du reste du monde. Ce serait trop
peu d’appeler la vie corse d’autrefois une vie de vallées. Rien de
comparable, ici, à ces couloirs alpestres qui gardent la même direction,
la même nature, le même nom sur de grandes longueurs--Valais,
Graisivaudan, Engadine--ni à ces vallées pyrénéennes qui s’étendent, en
une forte unité pastorale, du cirque à la plaine. La vallée corse se
segmente en une série de bassins étagés, séparés par des étranglements
successifs. Chacun de ces bassins, _conques_ enfermées entre de hautes
chaînes, épand ses villages sur les croupes surbaissées. Pour pénétrer
dans ce petit monde clos il faut--il fallait--s’enfermer entre des
gorges étroites et profondes, gravir des sentiers de chèvres, véritables
«escaliers» de pierre: _Scala_ de Santa Regina vers le Niolo, gradins
fantastiques de la _Spelunca_ vers Evisa, formidable entaille de
l’_Inzecca_ vers Ghisoni. Qu’un rocher vînt à rouler au travers de la
route, qu’une crue exceptionnelle emportât le pont génois, à l’arche
surélevée, au tablier en dos d’âne, et la conque n’avait plus de
rapports avec les gens d’en bas. Vers le haut on n’en pouvait sortir
qu’en franchissant des cols de 1.200, de 1.500 mètres d’altitude, que
pendant trois mois la neige rendait impraticables aux hommes et aux
bêtes. Ainsi s’explique toute l’histoire corse, la vie isolée et
farouche de ces petites républiques--_pievi_--dont la conque était le
cadre naturel, et qui luttaient contre leurs voisines pour la possession
des bonnes terres, des bons parcours de transhumance.
La route a permis de faire circuler dans cette vie cantonale--vie
d’aigles dans leur aire--les courants de la vie générale. Mais quels
profils les ingénieurs ont dû établir? D’Ajaccio à Sartène, sur 85
kilomètres, la route monte à 762 mètres au col Saint-Georges, redescend
vers la vallée d’Ornano, rebondit vers Petreto-Bicchisano, grimpe
jusqu’à près de 600 mètres à Boccelaccia, touche le niveau de la mer à
Propriano, suit la vallée basse du Rizzanèse et, par une série de
lacets, atteint l’extraordinaire acropole, ville de rêve accrochée en
balcon au flanc de la montagne, à 300 mètres dans les airs. Et presque
toutes les routes sont ainsi. Les chemins de fer gravissent des rampes
fantastiques, et des viaducs enjambent les torrents. Cela d’ailleurs est
l’exception: de la ligne Bastia-Ajaccio par Corte, deux embranchements
seuls se détachent, qui conduisent d’une part vers Calvi et l’Ile
Rousse, et d’autre part, longeant la côte orientale, vers Ghisonaccia.
Tout le sud de l’île est encore isolé, cependant que, dans le Centre si
curieusement hérissé, des cantons tels que Bocognano et Bastelica ne
sont reliés que par des sentiers de mules. L’évolution se poursuit
cependant, décisive et sûre, et l’on peut aller jusqu’à dire, avec M. H.
Hauser, que la route a créé la Corse.
* * * * *
On saisit mieux le caractère général.
Il faut noter d’abord la joie, l’animation et l’exubérance, née de la
vie en plein air et du contact perpétuel avec une nature ensoleillée.
Nulle part ailleurs la vie ne s’écoule plus au dehors. L’homme, chez
lequel les impressions sont mobiles et l’expression très près de la
pensée, ne se plaît pas dans l’isolement: il lui faut la ville et la
société de ses semblables. Il arrive que les maisons, très hautes,
soient parfois, comme dans le vieux Bastia, de véritables caravansérails
à six ou sept étages où grouille une population des plus bariolées et
d’une extraordinaire densité. Ce sont de vastes casernes, avec un
enchevêtrement de cours intérieures tel qu’il n’est pas aisé d’en sortir
sans guide. Il en est qui abritent trois à quatre cents personnes. Il
n’y a rien là dedans pour l’aménagement intérieur, et en effet on y vit
le moins possible. Le lieu de réunion, c’est la rue, étroite, resserrée
par les hautes maisons aux étages surplombants qui la protègent du
soleil, parfois même couverte. Les jeunes gens riment des chansons pour
les jeunes filles et vont les chanter sous leurs fenêtres à la nuit
tombante, en s’accompagnant du violon ou de la mandoline. Dans l’air
parfumé que raient des vols lumineux de lucioles, se répand comme une
ivresse, et la joie de vivre fait déborder le cœur d’allégresse.
Nulle part la nature n’a façonné davantage les mœurs de l’homme. Une
curieuse et pittoresque coutume n’en est que la traduction aimable.
Quand les cloches reviennent de Rome, suivant la tradition, et se
mettent à tinter à la veille de Pâques, après deux jours de silence,
tous les habitants ouvrent leurs fenêtres toutes grandes. Et ce n’est
pas seulement par esprit religieux, pour faire pénétrer dans la maison
un peu de la bénédiction divine: c’est pour saluer le printemps qui
arrive et renouvelle toutes choses; c’est pour laisser entrer dans la
vieille demeure toute la joie du ciel païen.
Des traditions analogues se retrouvent chez tous les peuples riverains
de la Méditerranée, et il n’y a rien en somme dans tout cela qui soit
particulier à la Corse. Mais voici quelque chose de plus original: cette
humeur joyeuse est atténuée par un tempérament mélancolique, un peu
farouche même.
Pénétrons dans l’intérieur de l’île: solitudes étincelantes, senteurs du
maquis; tout est rocheux, pierreux, mais riche de verdure, et la mer
bruit à l’horizon. Protégé par son _pelone_--son grand manteau en poils
de chèvre,--un berger, assis sur un gros roc moussu, à moitié perdu dans
les hautes fougères, rêve et regarde au loin, ou bien il fredonne d’une
voix grave et lente une cantilène étrange, une mélopée saccadée, une
_paghiella_ où se reflète une âme triste et rêveuse.
La montée devient plus abrupte: cela longe les crêtes, zigzague autour
des rochers, cabriole sur les précipices.--Tout à coup, vous apercevez,
accrochée à flanc du coteau ou sur le sommet même, une ligne de maisons
serrées les unes contre les autres, tache grise et sombre sur le ciel
clair. Tout est morne, tout est triste. Le village s’anime à votre
arrivée, mais vous retrouvez cette impression de mélancolie en
participant à la veillée autour du _fugone_. Figurez-vous un petit
tréteau carré de 1ᵐ,50 de côté, 0ᵐ.35 à 0ᵐ,50 de haut, au milieu de la
pièce, et c’est là qu’est le feu: des quartiers d’arbres entiers y
brûlent, une acre fumée se répand partout, piquant les yeux, enflammant
la gorge; au plafond des poutres, disjointes à dessein, laissent
apercevoir les châtaignes qui sèchent pour l’hiver... Autour de ce
_fugone_, et les pieds dans le feu, toute la famille se réunit aux
longues soirées d’hiver, quand le vent fait rage et que la neige isole
la maison. Or, il y a très longtemps que les familles vivent ainsi dans
cet isolement, et c’est le résultat de l’histoire. Aux heures de péril
national, lorsque la Corse, écrasée par Gênes, n’avait plus qu’à vaincre
ou à périr, quand les récoltes étaient détruites, les villages brûlés,
les ports bloqués,--le peuple, réfugié aux forêts hautes et aux maquis,
trouvait à vivre avec le lait des chèvres, l’eau des fontaines et la
châtaigne. Sur les hauteurs inaccessibles, il se créait ainsi
d’imprenables réduits. Des générations ont vécu là, sous la terreur de
la domination étrangère, et l’âme en a gardé une tristesse profonde en
même temps qu’un étrange amour pour cette montagne âpre et rude, où tant
de souvenirs sont attachés.
D’avoir lutté et de ne s’être jamais soumis, les Corses ont conservé
l’orgueil et la fierté. Dernier trait que l’on peut relever. Il y a, au
fond du tempérament, un curieux mélange de vanité, de susceptibilité et
de familiarité. Les journaux corses doivent réserver une importante
place dans leurs colonnes aux découpures de l’_Officiel_ et à
l’énumération des emplois auxquels des Corses ont été appelés: il n’en
est point d’assez infime pour être dédaigné. D’autre part, le paysan
corse, plein du sentiment de son importance particulière, n’a pas
toujours pour la femme le respect et la considération d’un
continental... Mais quand on multiplierait les exemples de cette nature,
il faudra toujours en revenir à ce je ne sais quoi d’indomptable qui est
dans le sang et dans les traditions. On acquiert les Corses, on ne les
possède jamais. Dès l’antiquité, personne ne voulait des esclaves
originaires de l’île parce qu’ils ne se résignaient jamais à la
servitude. L’orgueil insulaire peut avoir ses travers, mais il a aussi
sa noblesse: évidemment c’est une race qui ne plie pas les genoux.
Faut-il voir en eux des gens rebelles au progrès, au travail manuel? Il
ne le semble vraiment pas. Les Lucquois n’ont été appelés que pour les
grands travaux de terrassement; le petit propriétaire sait cultiver et
se livrer à l’industrie, mais il lui manque les capitaux et l’appui de
la France lui a manqué. D’autre part, la France n’a pas su imposer le
respect de sa justice et de ses lois par où aurait disparu la
vendetta--et d’ailleurs, les bandits ne sont pas des brigands,--ni
réaliser encore les grands travaux publics nécessaires. Mais la Corse,
prenant mieux conscience d’elle-même, entraînée plus que jamais, après
un siècle et demi de tutelle, dans l’orbite de la grande nation
protectrice, marche avec plus de confiance vers le progrès économique,
garantie certaine du progrès intellectuel et du perfectionnement social.
Le progrès économique sera ce que le feront les efforts des insulaires
vers le travail et conséquemment vers la richesse. Déjà les anciens
genres de vie se dissocient ou se transforment: les terres basses et les
pentes inférieures se spécialisent dans les cultures méditerranéennes,
la moyenne montagne dans un élevage plus intensif ainsi que dans
l’exploitation des bois. Evolution décisive, par où l’homme s’adapte
mieux aux ressources du pays. On voit disparaître progressivement le
type transhumant, trop archaïque, cependant que la conquête de «la
plage» à la vie sédentaire se précise à l’Ouest et se dessine à
l’Est.--Le progrès intellectuel doit suivre également. Il suivra. Car la
Corse barbare, fécondée jadis par le génie italien, avec lequel elle fut
d’abord en contact, s’ouvre chaque jour davantage à la chaleur du génie
français. Ce que n’a pu donner la Corse obscure et mutilée des époques
lointaines, où la lutte fut tragique pour la liberté et même pour
l’existence, la Corse d’aujourd’hui, régénérée, adoucie, fécondée par
l’esprit moderne, le donnera. Des artistes sont nés, des poètes ont
chanté les malheurs de la nation et les mœurs de la montagne.
Quelques-uns se plaignent de la décadence du dialecte. Adieu les
_voceri_ farouches que chantaient devant les cercueils les
improvisatrices de village, adieu les cantilènes naïves que composaient
les pâtres en gardant les troupeaux! Derrière la vieille façade
romantique, le pays se transforme avec rapidité. Mais la Corse
conservera toujours dans l’unité française, l’originalité profonde
qu’elle doit à son sol âpre et rude, à son climat riant, à son passé
glorieux et tourmenté.
«Dans une remarquable gravure, le maître Novellini a vigoureusement
synthétisé l’âme de cette race qui fut toujours, au milieu de la mer
sacrée, sur le chemin des migrations humaines. Ce lion puissant de
Roccapina, sur lequel s’appuie fièrement la déesse, n’est-ce pas le
Sphinx de l’île, témoin de plus de millénaires que celui d’Égypte? Que
de hordes conquérantes il a vues fondre sur ces plages: peuples dont le
nom demeurera toujours ignoré, mercenaires carthaginois et légions
romaines, Lombards et Arabes, Barbares pilleurs, Pisans, Génois,
Aragonais; il a vu les villages et les moissons en feu, le rapt des
femmes et des hommes pour les lointains esclavages, les tueries
sauvages, et la fuite éperdue des ancêtres vers les cimes
inexpugnables...»[O] Mais les «siècles de fer» sont terminés et de la
Corse ancienne se dégage laborieusement une Corse nouvelle. Les fiers
descendants de Sambocuccio, de Sampiero et de Paoli, les fils de ceux
qui tombèrent à Ponte-Novo pour la liberté--durement acquise--et pour la
patrie expirante, ont l’âme trop haute pour se résigner à une vie
mesquine, à un rôle effacé... Et la Corse, que son isolement insulaire
met à l’écart des trépidations d’un monde américanisé, s’ouvre au
progrès qui féconde la glèbe et enracine un peuple.
TABLE DES ILLUSTRATIONS
Planche I.--La tour dite de Sénèque.--Tour de Griscione.
Pl. II.--Église de la Canonica, près Luciana.--Bonifacio: la Citadelle.--_Ibid._:
Une rue du vieux Quartier.
Pl. III.--Saint-Florent: la Citadelle.--_Ibid._: Cathédrale de Nebbio.--Corbara:
le Couvent.
Pl. IV.--La Corse, figure allégorique du Vatican.--Carte de la
Corse au <small>XVI</small>ᵉ siècle.
Pl. V.--Sartène: vieilles maisons.--La Porta: le Clocher et l’Église.--Cargèse.
Pl. VI.--Sampiero montrant ses blessures.--Sampiero et Vannina.--Sampiero
excitant les Corses à l’insurrection.
Pl. VII.--Théodore Iᵉʳ, roi de Corse, d’après une attribution du
<small>XVIII</small>ᵉ siècle.--Monnaies de Théodore Iᵉʳ.--_Le Satyre corse_, caricature
allemande.
Pl. VIII.--Corte: maison Gaffori.--_Ibid._: statue de Paoli.--Calvi:
la Citadelle.
Pl. IX.--Corte: la Citadelle.--Tour de Casella.--Bastelica:
maison de Sampiero.
Pl. X.--Acte de baptême de Bonaparte.--Ajaccio: maison de
Bonaparte.--Bastia: statue de Napoléon.
Pl. XI.--Château de la Punta.--Ajaccio: vue générale.
Pl. XII.--Bastia: la Citadelle.--_Ibid._: dans le vieux port.
Pl. XIII.--La patrie de _Colomba_: Fozzano.--Ghisoni.
Pl. XIV.--Vallée du Vecchio.--Aqueduc de la Gravona.
Pl. XV.--Meria.--Campile: l’Église.--Ajaccio: vieilles maisons.
Pl. XVI.--Gorges de Ponte-Novo.--Propriano.
TABLE DES MATIÈRES
Chapitres. Pages.
PRÉFACE <small>V</small>
I.--Les origines 1
II.--La «découverte» de la Corse 10
III.--La Corse romaine 18
IV.--La Corse byzantine et le pouvoir temporel 32
V.--Les origines de la féodalité et des rivalités italiennes 39
VI.--Le siècle de Giudice 50
VII.--La Corse Génoise 63
VIII.--La fin du Moyen âge 75
IX.--La Banque de San Giorgio 91
X.--La première occupation française 108
XI.--La Corse sous la domination génoise. 1. Les rouages
administratifs 118
XII.--La Corse sous la domination génoise. 2. La vie économique
et sociale 127
XIII.--Bastia au <small>XVII</small>ᵉ siècle 139
XIV.--Une tentative de dénationalisation 146
XV.--La question corse et la politique française 152
XVI.--Théodore de Neuhoff, roi de Corse 165
XVII.--La Corse pendant la guerre de la succession d’Autriche 176
XVIII.--Essais d’organisation nationale 186
XIX.--Le généralat de Pascal Paoli 198
XX.--Le règlement de la question corse 210
XXI.--La Corse en 1769 220
XXII.--La Corse dans la monarchie française 231
XXIII.--La Révolution et l’Empire 246
XXIV.--La période contemporaine 259
XXV.--Corse ancienne, Corse nouvelle 268
TABLE DES ILLUSTRATIONS 279
Typographie Fermin-Didot et Cⁱᵉ.--Mesnil (Eure).
CHEZ LES MÊMES ÉDITEURS
ENVOI FRANCO CONTRE MANDAT OU TIMBRES-POSTE
Francis Marre
NOTRE ARTILLERIE
Le Matériel.--Les Poudres.--Les Explosifs. Les Projectiles.--Le
Problème des Munitions.
Un vol. in-8º écu illustré de 58 figures, broché =2= fr. »
LA PAIX QUE NOUS DEVONS FAIRE
Le remaniement de l’Europe
1 petit vol. in-8º accompagné de deux cartes. Broché =1= fr. »
Camille Fidel
L’ALLEMAGNE D’OUTRE-MER
(GRANDEUR ET DÉCADENCE)
Un petit volume in-8º écu, accompagné de 6 cartes, précédé
d’une préface de _Lucien Hubert_, sénateur. Broché =1= fr. »
A. Albert-Petit
COMMENT L’ALSACE EST DEVENUE FRANÇAISE
Un petit volume in-8º écu, accompagné de quatre portraits.
Broché =1= fr. »
Louis Bréhier
PROFESSEUR A LA FACULTÉ DES LETTRES DE CLERMONT-FERRAND
L’ÉGYPTE de 1789 à 1900
Un volume in-8º cavalier avec cartes et plans, broché =6= fr. »
Commandant Farinet
L’AGONIE D’UNE ARMÉE
(METZ 1870)
Journal de Guerre d’un porte-étendard de l’armée du Rhin.
Publié sous la direction de =Ch. Robert Dumas=, avec des notes
historiques et des croquis, par =Pierre Davaud=, professeur de l’Université,
1 vol. in-8º carré <small>XVI</small>-392 pages. Broché =5= fr. »
HISTOIRE DE LA FRANCE CONTEMPORAINE
PAR
=GABRIEL HANOTAUX=, de l’Académie française.
4 volumes in-8º raisin, ornés de portraits en héliogravure. L’ouvrage
complet, broché =30= fr. »
Chaque volume se vend séparément broché =7= fr. =50=
TYPOGRAPHIE FIRMIN-DIDOT ET Cⁱᵉ.--MESNIL (EURE).
FOOTNOTES:
[A] Le cadre des _Vieilles Provinces de France_ limite nos références
aux ouvrages modernes. Pour la documentation relative à chaque époque
Cf. COLONNA DE CESARI ROCCA, _Recherches historiques sur la Corse_
(Gênes, 1901) et _Histoire de la Corse écrite pour la première fois
d’après les sources originales_ (Paris, 1908).
[B] Abbé LETTERON. _Notice historique sur l’île de Corse depuis
l’origine jusqu’à l’établissement de l’Empire romain_, dans le
_Bulletin_ (1911), pp. 30, 34, 36, 39, 45, 48, etc.--LORENZI DE BRADI.
_L’art antique en Corse_ (Paris, 1900).
[C] P. MARINI. _Gênes et la Corse après le traité de Cateau-Cambrésis_,
dans le _Bulletin_, 1912, pp. 7, 8, 12, 15.
[D] Jean FONTANA. _Essai sur l’Histoire du Droit privé en Corse_ (Paris,
1905), pp. 119 et suiv. 125, 129, 132, 134, 148.
[E] Lᵗ Colonel CAMPI. _Notes sur Ajaccio_, pp. 24, 28, 29, 42 et suiv.
LORENZI DE BRADI, _L’art antique en Corse_, pp. 49, 50.
[F] QUANTIN, _Le Corse_ (Paris, 1914) pp. 154, 155, 156.
[G] DRIAULT, dans les _Introductions aux ambassadeurs_, t. XIX (Paris,
1912). pp. LXXX à CIII, passim 273, 287, 298, etc.
[H] AMBROSI, _la Conquête de la Corse par les Français_, dans le
_Bulletin_ (1913), pp. 125, 127, 128.
[I] P. MARINI, _La Consulte de Cacia et l’élection de Pascal Paoli dans
le Bulletin_ (1913), pp. 65 à 76.--Abbé LETTERON, _Pascal Paoli avant
son généralat_, dans le _Bulletin_ (1913), pp. 14 et suiv., 36, 37, etc.
[J] MATHIEU FONTANA, _La Constitution du généralat de Pascal Paoli en
Corse_ (Paris, 1907), pp. 25 à 28, 31 à 34.--127 à 130. Lieut.-col.
CAMPI, _Notes sur Ajaccio_, Ajaccio, 1901, pp. 81 à 84.
[K] CHUQUET, _La jeunesse de Napoléon_ (Paris, 1897), t. <small>I</small>, pp. 18, 19,
21, 23, 24, 29, 30, 31.
[L] Lieut. Col. CAMPI, _Notes sur Ajaccio_, (Ajaccio, 1901), pp. 99,
105, 107, 108, etc.
[M] FRANCESCHINI, _Un préfet de la Restauration, Saint-Genest_, dans le
_Bulletin_ (1913).
[N] PIOBB, _La Corse d’aujourd’hui_ (Paris, 1909), pp. 25, passim, 39.
[O] FERRANDI, _La Renaissance de la Corse_ (mai 1914).