M. le Dauphin suivait le roi, et me dit:

--De combien les fonds sont-ils tombés?

--Monseigneur, de quatre pour cent.

--Ils remonteront, me dit le prince.

Nous arrivâmes dans le cabinet; le roi me donna le mot d'ordre, et

sur-le-champ fut se coucher.

J'étais dans l'usage d'aller passer la journée du mardi dans les

environs de Saint-Germain, et je me disposais à m'y rendre quand un

message du roi m'apporta l'ordre de me rendre chez lui après la messe, à

onze heures et demie. Lorsque je fus entré dans son cabinet, le roi me

dit: «Il paraît que l'on a quelques inquiétudes pour la tranquillité de

Paris. Rendez-vous-y, prenez le commandement, et passez d'abord chez le

prince de Polignac. Si tout est en ordre le soir, vous pouvez rentrer à

Saint-Cloud.»

Cet ordre était la conséquence naturelle de mes fonctions. Il ne me

restait qu'à obéir. Je demandai mes chevaux et partis. Le prince de

Polignac me donna connaissance de l'ordonnance qui m'investissait du

commandement[5], et j'allai m'établir au logement du major général de

service.

[Note 5: «Charles, par la grâce de Dieu, roi de France et

de Navarre, salut Sur le rapport du président du conseil des

ministres, Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit:

Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse (8/9) · 第 8 / 34 题