BRÈVE CONCLUSION.--C’est bien moins avec l’esprit scientifique qu’avec
l’esprit protestant et rationaliste que les Jésuites furent en
désaccord. Ils représentèrent, en somme, la partie la plus saine et la
plus acceptable du christianisme, celle qui tâchait d’accommoder des
principes destructeurs aux nécessités de la vie. Avec eux on put
s’entendre superficiellement, sur presque tout; avec le chrétien pur,
l’entrée en conversation était à peine possible. Tant qu’il eut besoin
de cet intermédiaire, ils furent dans le siècle quelque chose comme le
médiateur plastique de la vieille philosophie: dans ce rôle, devenu
inutile, les Jésuites rendirent des services que l’on ne doit pas
oublier à la civilisation, à la liberté des mœurs.
_DEUXIÈME PARTIE_