Est-ce donc là Sacountala? s'écrie-t-il à l'aspect de la jeune mère;
Sacountala, vêtue des habits de la douleur; ses beaux cheveux sans
ornements, réunis en une seule tresse, signe de veuvage; son teint
flétri par les larmes!... Quelle douce résignation se peint dans tous
ses traits! Quelle affection elle semble encore prête à témoigner au
barbare qui l'a condamnée à un si terrible abandon!
SACOUNTALA, jetant les yeux sur le roi en proie au plus amer repentir,
à part.
Si ce n'est pas là le fils de mon seigneur, quel autre pourrait
impunément souiller mon fils par son contact, malgré le charme qui le
protége?
L'ENFANT, courant à sa mère.
Ma mère, cet étranger me commande comme si j'étais son fils!