Un autre de ces hymnes complète lyriquement cette définition par un
cri répété de foi et de reconnaissance au Dieu unique créateur, et
conservateur des êtres connus.
«Il naissait à peine de lui-même et déjà il était le seul maître des
mondes créés par lui; il remplit le ciel et la terre: à quel autre
Dieu offrirons-nous l'holocauste?
«Le monde ne respire et ne voit qu'en lui: à quel autre Dieu
offrirons-nous l'holocauste?
«À lui appartiennent ces sommets inaccessibles de montagnes blanchies,
ce firmament, cet Océan sans limites avec tous ses flots; à lui
l'espace où il étend ses deux bras sans toucher les bords: à quel
autre Dieu offrirons-nous l'holocauste?
«C'est lui que le ciel et la terre, soutenus par son esprit,
frémissent du désir de voir, quand le soleil dans sa splendeur surgit
à l'orient: à quel autre Dieu offrirons-nous l'holocauste?
«C'est lui qui parmi tous les dieux secondaires (incarnations de ses
attributs) a toujours été le vrai Dieu, le Dieu suprême: à quel autre
offrirons-nous l'holocauste?...»
Cette litanie sublime des perfections et des droits divins du Dieu
créateur se poursuit de strophe en strophe avec l'accent d'un _Te
Deum_ de l'âme, ivre de joie d'avoir entrevu son auteur.