chantier. Ses souvenirs historiques ne sont pas gais. Plusieurs prêtres
y furent massacrés lors de l’invasion des Pastoureaux. C’est là que se
forma la confrérie des Bouchers qui sous Charles VI causa tant de
frayeur dans Paris.
Saint-Roch est très riche en œuvres d’art. Cette église garda longtemps
sur la façade les traces de la mitraille et des balles que Bonaparte le
13 vendémiaire, à la tête d’un bataillon de volontaires lança sur les
sections insurgées qui se dirigeaient contre la Convention.
La Trinité est une superbe église toute neuve, toute jeune, elle a à
peine trente ans. On pourrait l’appeler la paroisse du beau monde. Les
élégantes en remplissent la nef, pieusement accoudées sur leur prie-Dieu
de velours.
Le square qui la précède avec sa fontaine monumentale, ses perrons à
balustre, sa façade surchargée d’ornements, style renaissance lui
donnent grand air, c’est un beau monument moderne.
Notre-Dame-des-Victoires est une des églises les plus fréquentées de
Paris, ce qui prouve combien la dévotion à la Mère de Dieu est répandue
dans toutes les classes. Louis XIII en posa la première pierre, en 1629
et l’appela Notre-Dame-des-Victoires, en souvenir des succès remportés
par les catholiques sur les hérétiques.
Cette église servit de Bourse pendant la Révolution et fut rendue au
culte en 1809. Les boiseries du chœur sont remarquables et le nombre des
ex-voto de tous genres est infini. La province y a une large part. Ces
témoignages de reconnaissance et d’amour symbolisent bien des grâces
reçues et prouvent que la Vierge Mère comme son divin Fils aime les
Francs.
Notre-Dame-des-Victoires est une des églises qui possèdent encore le
plus de reliques; avant 1871, elle en avait un nombre considérable.
Malheureusement, la Commune visita l’église et enleva pour ainsi dire
tous les reliquaires qui étaient en or et chargés de pierres précieuses.
On vit disparaître aussi la couronne donnée en 1853 par Pie IX à la
Sainte-Vierge et qui ne valait pas moins de soixante-dix mille francs.
On a pu réunir cependant un grand nombre d’ossements qui sont renfermés
dans quatre grands reliquaires et placés au chœur et à l’autel de la
Vierge.
Quelques reliques sauvées avec leurs reliquaires sont placées sur
l’autel de saint Augustin.
Saint Merri est l’aînée des églises de Paris; elle remonte au VIIIe
siècle. Il y existe une crypte à l’endroit où se trouvait le tombeau de
saint Médéric son patron. Les magnifiques vitraux qui l’ornaient jadis
ont été enlevés, mais elle est encore très ornée de superbes peintures.
Saint-Thomas d’Aquin renferme de très belles peintures, Notre-Dame de
Lorette rappelle le style d’une basilique romaine. L’extérieur est donc
sévère et froid, mais l’intérieur rend bien la physionomie de ce
quartier mondain.
L’église Saint-Etienne du Mont est très ancienne, elle doit son nom à sa
situation sur la montagne Sainte-Geneviève. Son style se ressent un peu
de la lenteur de sa construction et des remaniements apportés par ses
différents architectes. On en rapporte quand même un bon souvenir:
l’extérieur est assez beau et l’intérieur tout à fait superbe, tableaux
et vitraux sont remarquables, mais ce qui l’est peut-être davantage
parce que cela se voit plus rarement, c’est le jubé ainsi que deux
escaliers qui s’enroulent autour des piliers et conduisent à la
plate-forme. Ses clefs de voûtes le sont également ainsi que la
magnifique galerie qui unit les piliers et fait le tour de la nef et du
chœur.
Saint-Etienne du Mont est contiguë à l’ancienne abbaye de
Sainte-Geneviève, dont il ne nous reste qu’une tour, la _tour de
Clovis_, attenant au lycée Henri IV. La chaire est un chef-d’œuvre de
sculpture sur bois. Ici reposent le _Raphaël français_ Le Sueur, le
profond philosophe Pascal, le célèbre poète Racine, le savant écrivain
Le Maistre de Sacy. L’archevêque Mgr Sibour y fut assassiné le 3 janvier
1857.
Voilà donc les églises que j’ai le plus remarquées et que j’énumère sans
ordre comme elles se présentent à ma mémoire, j’en ai visité d’autres
mais qui m’ont moins frappée.
En sortant de Saint-Eustache, je suis entrée aux Halles centrales, où
j’ai trouvé là un nouveau spectacle; foule compacte comme partout, mais
un tout autre monde. Quel amoncellement de victuailles! Guirlandes de
bœufs entiers, étalages de poulets dodus, montagnes de beurre et d’œufs,
pyramides de légumes, colonnes de fruits, réservoirs remplis de poissons
vivants et frétillants, etc., etc., et dire que toutes ces provisions se
renouvellent chaque jour; quel gouffre que Paris, quels ogres que ses
habitants.
RIGHT
_Mercredi 30 Octobre 1889._
Dernière journée à l’Exposition
Avant de m’y rendre j’ai voulu revoir les deux magasins du Louvre et du
Bon Marché. J’y ai entendu le cri de guerre deux sur dix, c’est-à-dire
les deux yeux des inspecteurs fixés sur les dix doigts des acheteurs qui
sont parfois des voleurs. Ce mot 2 sur 10 est le: «Sentinelle prenez
garde à vous.» Je ne l’avais point entendu et ça m’a beaucoup étonnée.
Ensuite je me suis rendue à l’Exposition.
J’ai voulu revoir une dernière fois ce spectacle unique, cet ensemble
grandiose et saisissant, encore plein de vie et de mouvement aujourd’hui
et qui bientôt ne sera plus qu’un souvenir.
Je tenais à passer une dernière journée à l’exposition. Les nuages
remplissaient le ciel de mélancolie, c’était vraiment un ciel couleur
d’adieux, et cependant elle est toujours splendide cette Exposition,
elle mourra debout!
Je suis allée revoir encore une fois tout ce que je trouvais de plus
beau, donner un dernier coup d’œil, un dernier sourire à ces monuments
d’un jour, à ces demeures éphémères, à ces palais, à ces pavillons
cosmopolites qui ont coûté tant de millions et dont la durée aura été si
courte.
J’ai parcouru les boutiques, je me suis arrêtée devant les parades, les
affiches de théâtre et les clowns appelant à grands coups de tam-tam et
de quelques autres instruments aussi harmonieux, les spectateurs à la
danse du ventre, aux pantomimes d’almées plus ou moins authentiques.
J’ai revu les Odalisques et les Bayadères aux robes éclatantes, le cou
enguirlandé de sequins ayant des castagnettes d’argent aux doigts et des
grelots sonores aux chevilles, des bracelets depuis le poignet jusqu’au
coude prenant les yeux mi-clos, les bras étendus, les poses les plus
langoureuses.
J’ai revu avec plaisir les danses typiques des gitanos et des gitanas,
les pirouettes cadensées et interminables des vertigineux derviches
tourneurs, le charmeur de serpent, la danse guerrière des nègres du
Kordofan.
J’ai encore croisé des gens de toutes couleurs, sans parler des
Européens blancs et roses, j’ai revu des visages jaunes, marrons, bruns
clair, bruns foncé et noirs.
En passant devant le panorama de la Compagnie Transatlantique je ne me
suis pas laissée tenter plus que les autres fois, quoi qu’on dise que
l’illusion est complète. On se croirait dit-on au milieu des flots de la
haute mer. J’ai visité sur nos côtes bretonnes à Brest, à Lorient et à
Saint-Nazaire de trop beaux navires pour chercher à revoir leur pâle
reproduction. La réalité vaut toujours mieux que son image. Par exemple
j’ai traversé avec intérêt la salle consacrée à la manufacture nationale
des tabacs et j’invite tous les chiqueurs, priseurs et fumeurs à se
donner rendez-vous ici.
Avant 1870, dix-huit départements avaient le droit de cultiver le tabac;
depuis la guerre, cette autorisation a été étendue à 22 départements qui
emploient 17000 hectares à cette culture. La production du tabac est un
travail qui ne se fait pas tout seul et qui oblige ceux qui s’en
chargent à beaucoup de soins et de formalités, mais le bénéfice est
rénumérateur, environ mille francs par hectare.
J’ai regardé un instant la fabrication des cigarettes, j’ai suivi les
opérations multiples qu’elles subissent avant de passer aux lèvres des
consommateurs.
Il en est des cigarettes comme de bien des choses, des épingles, des
aiguilles que l’on considère comme des riens, sans penser au temps
qu’elles ont pris au travail qu’elles ont exigé.
J’ai salué sans un sentiment de tristesse le palais du Trocadéro,
celui-là ne sera pas détruit, il restera toujours au milieu de ses
parterres ravissants où les fleurs se montrent dans un délicieux
chatoiement de couleurs, il est acquis aux grandes auditions musicales.
Et depuis six mois, il a vu aussi une floraison complète de congrès
permanents, congrès géodésique, congrès de l’hypnotisme, du magnétisme
humain appliqué à la guérison des maladies, congrès des chemins de fer,
de physiologie, etc., etc.
L’exposition a merveilleusement réussi, pas d’orage politique, et bon
état sanitaire malgré cette immense agglomération d’individus accourus
de tous les pays. Il est venu 5 millions de provinciaux dans les hôtels,
sans compter les personnes descendues chez les amis et les parents. En
estimant à 100 francs en moyenne l’argent dépensé par chaque individu on
arrive au chiffre énorme de 500 millions, jetés par les départements à
la capitale. Il est venu également plus d’un million et demi d’étrangers
à 500 francs seulement par personne, cela fait 770 millions de francs,
ce qui représente comme dépenses faites à Paris pendant l’Exposition le
chiffre formidable de 1 milliard 250 millions chiffres ronds.
Les Anglais et les Américains qui apprécient fort le bien-être matériel,
le talent culinaire et qui ont comme nous l’avons dit le culte du dieu
Boyau, ont fait grandement les choses, on estime que les Américains du
Nord et du Sud ont dépensé plus de 300 millions pendant leur séjour à
Paris.
Il n’y a pas à dire le grand soleil de la civilisation a rayonné tout
particulièrement sur Paris cette année, ce succès, cette exposition sans
rivale nous vaudra sans doute encore quelques jalousies, quelques
rancunes, mais c’est égal l’orgueil national est satisfait et je suis
ravie de mon voyage.
J’ai vu Paris, j’ai été éblouie de ses pompes, j’ai admiré ses œuvres,
mais cela ne m’a pas _déprovincialisée_.
N’est-ce pas d’ailleurs au milieu des plus grandes foules que le
sentiment de l’isolement se fait le plus sentir et qu’on éprouve le
besoin de revenir à son chez soi. Je regagne mon home champêtre,
vraiment fière d’être Française!
RIGHT
_Jeudi 31 au matin. Jour du départ._
J’ai donc dit hier un dernier adieu à cette ville unique. l’Exposition
où toutes les nations en grandes dames qu’elles sont, accourues avec
empressement, se sont présentées dans tout l’éclat de leur beauté et de
leur splendeur, entourées de tout ce qu’elles ont de meilleur et de plus
admirable. J’ai dit avec regret un dernier adieu à toutes ces merveilles
qui bientôt vont disparaître.
La pioche du démolisseur a déjà commencé son œuvre; le sol va se couvrir
de débris informes et cet ensemble inoubliable ne présentera plus que
l’image du chaos. Tout passe, tout croule, tout fuit.
C’est la loi ici-bas, même pour les meilleures et les plus belles
choses: L’histoire est là pour nous raconter le lamentable sort des plus
grandes cités et des plus beaux monuments de l’antiquité. Le temps en a
fait des ruines.
Ma cousine voulait me garder encore: «Reste, m’a-t-elle dit, reste pour
la Toussaint et pour la fête des Trépassés, tu verras quel culte, quel
respect les Parisiens professent pour les morts. Nous irons voir le
cimetière du Père Lachaise, cette nécropole incomparable où pendant deux
jours, le 1er et le 2 novembre une foule considérable dans le
silence et le recueillement apporte aux chers disparus, à ceux qui sont
déjà rendus au port, un tribut de fleurs et de larmes, de regrets et de
prières.»
--Je te remercie, mais je refuse.
--Tu as tort, tu verrais une ville d’une superficie de plus de 40
hectares toute bâtie de stèles, de colonnes, de monuments splendides,
toute remplie de souvenirs historiques, puisque là reposent tant de
célébrités.
--C’est ça! une ville des morts à faire envie aux vivants.
--Tu l’as dit, c’est presque un cimetière gai.... aucun aspect sombre,
le trépas se voile sous les feuillages les plus charmants, les fleurs
les plus parfumées.
--Grand merci quand même, non, non, ai-je répondu, je ne veux pas
entendre tinter un lugubre glas sur les dernières heures d’un séjour
enchanté; j’emporte un souvenir sans nuage de cette joyeuse étape, elle
restera comme un oasis délicieux rencontré sur les grandes routes
poudreuses de la vie où nous marchons tous si péniblement, j’emporte un
souvenir sans nuage de ce rêve vécu, de ce rêve idéal qui a déployé ses
ailes dans une lumineuse et sereine beauté; la malice des choses qui
vous agace parfois avec ténacité a fait trêve, je n’ai éprouvé aucun
ennui, aucune inquiétude: santé parfaite, temps superbe, réalisation
momentanée de tous mes désirs, mais l’existence ne peut pas s’écouler
sous le sceptre du plaisir, les vacances ne peuvent pas durer toujours,
je dois partir, la famille et le devoir me rappellent au pays.
Au revoir et merci, merci de ton affectueuse et cordiale hospitalité et
au revoir; l’an prochain, tu viendras me rendre ma visite et passer avec
nous l’été à la campagne.
FIN
TABLE
Amboise 9
Blois 14
Chaumont 33
Chambord 39
Azay-le-Rideau 47
Chenonceaux 51
Autres Châteaux historiques, L’Abbaye de Marmoutiers,
Savonnière, les Jardins Mame, le Parc de Beaujardin,
la colonie de Mettray, coup d’œil sur la ville de
Tours 69
Journal d’une Campagnarde à Paris pendant l’Exposition 91
Arrivée à Paris 95
Première impression 97
Le Jardin, le Musée et le Palais du Luxembourg--Buffalo-Bill 101
Exposition. Palais et Jardin du Trocadéro 107
Le Jardin des Plantes.--L’Eldorado 115
Exposition. Beaux-Arts 112
Les Elections.--L’Exposition.--Les Fêtes 126
A l’Exposition. Histoire de l’Habitation et du Travail 131
Montmartre.--Le Musée de Cluny 139
Le _Prince Soleil_ au Châtelet.--Le Dôme Central.--L’Exposition
de nos Manufactures Nationales 150
L’Hôtel de Ville 154
Le Panthéon.--Les grands Magasins.--L’Hôtel des
Ventes.--La «famille Benoiton» à l’Odéon 160
Le Palais des Machines 167
Grand’messe à St-Sulpice.--Exposition.--Fontaines
lumineuses.--Embrasement de la Tour 170
Les Ruines du Palais de la Cour des Comptes.--Promenade
en voiture dans Paris 179
Ascension à la Tour 185
Défilé aux obsèques du Général Faidherbe.--La Tour
Eiffel 188
Parc Monceau.--Buttes Chaumont.--Parc Montsouris 201
Repos complet.--Les Voitures à Paris 205
La France.--Entrées à l’Exposition 210
La France 221
Cent cinquante-quatrième journée et vingt deuxième
dimanche de l’Exposition.--Grand’messe à Notre-Dame.--Promenade
au bois de Boulogne 227
Exposition.--Palais des produits alimentaires.--Exposition
de l’Agriculture 235
La Tour en diamants.--Le chêne antédiluvien.--«La
Fille du Tambour-Major» à la Gaîté 239
L’Exposition: Europe, Angleterre et Russie 243
Famosa Corrida à la gran plaza (cirque) di toros, rue Pergolèse 248
Exposition: L’Autriche-Hongrie, la Belgique, la Hollande 254
L’Exposition: Europe, la Grèce, l’Espagne, le Portugal,
la Suisse 261
«L’ode triomphale» d’Augusta Holmès.--«Excelsior» 266
Les Bouquinistes 271
Musée de Minéralogie et Géologie.--Musée du Louvre.--Dîner
en famille avec une nouvelle arrivée 275
Le Jardin d’Acclimatation 284
La Messe rouge.--La Sainte-Chapelle.--Le Palais de
Justice.--Deuxième visite au Musée de Cluny.--Carmen,
Sigurd 297
Les Catacombes 303
A l’Exposition: L’Europe, Norwège, Suède, Danemark,
Finlande, Italie 308
Grand’messe à Sainte-Clotilde.--La grande Pantomime
de Skobeleff et le Lion cavalier 314
L’Exposition: San-Marino, Monaco, la Serbie, la Roumanie,
Grand-duché de Luxembourg 317
La Chine et le Japon, la Perse, le Siam, le Maroc, l’Egypte
et la rue du Caire 323
Possessions françaises 331
Repos et Repas 339
Le Mexique, la République Argentine, le Brésil, le Nicaragua,
le Guatémala. Républiques de l’Equateur,
Dominicaine, du Salvador, la Bolivie, le royaume
d’Hawaï 350
Musée Grévin 358
Grand’messe à la Madeleine.--L’après-midi, promenade
aux Jardins des Tuileries et du Palais-Royal 361
A l’Exposition: les Etats-Unis 371
Visites de quelques Eglises 376
Dernière journée à l’Exposition 382
Jour du Départ 387
Errata (déjà corrigés)
_Page 273, dernier alinéa, 2me ligne._--Et ils sont dans le vrai,
lisez: Et elles sont dans le vrai.
_Page 276, ligne 13._--On est pas encore, lisez: On n’est pas encore.
_Page 336._--Cette cour et le complément, lisez: Cette cour est le
complément.
[Illustration]
* * * * *
Erreurs corrigées:
sequoia=>séquoia {3}
pour y subsistuer une=> pour y substituer une {pg 28}
Le plus bel édifice moderne de Blois, est l’évèché=> Le plus bel édifice
moderne de Blois, est l’évêché {pg 30}
If faut croire qu’il=> Il faut croire qu’il {pg 34}
de cette spendide demeure=> de cette splendide demeure {pg 45}
le bateau semble prêt à démarer=> le bateau semble prêt à démarrer {pg
52}
n’ai pas cherché à le combatre=> n’ai pas cherché à le combattre {pg 54}
au au milieu des plus charmants souvenirs=> au milieu des plus charmants
souvenirs {pg 55}
apprécié des des amateurs=> apprécié des amateurs {pg 56}
Qu’à m’égarer dans dans ces bocages=> Qu’à m’égarer dans ces bocages {pg
66}
sultan à à côté du président=> sultan à côté du président {pg 67}
Il parait qu’on ne peut=> Il paraît qu’on ne peut {pg 68}
ruine qne l’on conserve respectueusement=> ruine que l’on conserve
respectueusement {pg 78}
mort de la pigure d’un serpent=> mort de la piqure d’un serpent {pg 117}
des scienses naturelles=> des sciences naturelles {pg 118}
Aussitôt après diner=> Aussitôt après dîner {pg 119}
les cerveaux surrexcités par la politique=> les cerveaux surexcités par
la politique {pg 126}
carosses=> carrosses {x4}
L’obélisque de Luxor couvert d’hiéroghyphes=> L’obélisque de Luxor
couvert d’hiéroglyphes {pg 183}
un porte-plume muni d’nne=> un porte-plume muni d’une {pg 197}
colonade de style=> colonnade de style {pg 202}
quoiqu’on dis eque l’antiquité=> quoiqu’on dise que l’antiquité {pg 212}
Nous ne voudrons pas le renouveller=> Nous ne voudrons pas le renouveler
{pg 226}
Les Théophilantrhopes y prêchèrent=> Les Théophilanthropes y prêchèrent
{pg 228}
L’un deux=> L’un d’eux {pg 240}
qui sépare l’arêne des=> qui sépare l’arène des {pg 248}
comment s’en débarasser=> comment s’en débarrasser {pg 252}
ilôts reliés par trois cents=> îlots reliés par trois cents {pg 258}
la Grèce aucienne=> la Grèce ancienne {pg 261}
Elle fait entendre incessament=> Elle fait entendre incessamment {pg
263}
de de ces petits=> de ces petits {pg 265}
C’est une sorte de litanie avec le répons=> C’est une sorte de litanie
avec le réponse {pg 268}
Des peintures murales réprésentent=> Des peintures murales représentent
{pg 275}
Cette fois, nous rentrons satîsfaits de notre=> Cette fois, nous
rentrons satisfaits de notre {pg 280}
le Jardin d’Acclimation=> le Jardin d’Acclimatation {pg 285}
les cen q uinze mille dépêches=> les cent quinze mille dépêches {pg 290}
Je suis très contente de ma visite aux Catacombes. Après avoir vu le
desssus de Paris=> Je suis très contente de ma visite aux Catacombes.
Après avoir vu le dessus de Paris {pg 303}
un paneau de fleurs=> un panneau de fleurs {pg 310}
Danemarck.--Finlande.--Italie=> Danemark.--Finlande.--Italie {pg 308}
la chûte des neiges=> la chute des neiges {pg 311}
dont l’ensemble est imponast=> dont l’ensemble est imposant {pg 314}
T’Egypte et la Rue du Caire=> L’Egypte et la Rue du Caire {pg 323}
les mûrs ont=> les murs ont {pg 327}
potiers, tourneurs, inscrusteurs=> potiers, tourneurs, incrusteurs {pg
329}
magnifique Bouddah=> magnifique Bouddha {pg 336}
sont d’industrieux uvriers=> sont d’industrieux ouvriers {pg 337}
des omnibus se ralenti=> des omnibus se ralentit {pg 346}
l’Uruguay, le Vénézuella=> l’Uruguay, le Vénézuela {pg 357}
travail qu’elle ont exigé=> travail qu’elles ont exigé {pg 384}
et cet ensemble innoubliable=> et cet ensemble inoubliable {pg 387}
Tu l’as dis=> Tu l’as dit {pg 388}
A l’Exposition: L’Europe, Norvège, Suède, Danemarck=> A l’Exposition:
L’Europe, Norwège, Suède, Danemark {table}
Dernières journée à l’Exposition=> Dernière journée à l’Exposition
{table}
* * * * *
NOTES:
[1] Ouvrage publié en 1661, _Le Paradis de la Touraine_, par le père
Martin Martineau, carme déchaussé.
[2] Rayonnant.
[3] Elles se composent de lés de toile de 3 ou 4 mètres de hauteur sur
80 de largeur. Les unes sont à fond d’or ou d’argent, les autres à fond
de couleur, enjolivées d’arabesques, de fruits, de fleurs, d’oiseaux,
quelques-unes ont des personnages, et représentent une chasse. Le
curieux, c’est que ces ornements ne sont pas le fait d’un pinceau
habile, tous les dessins sont des applications de _tontures_ de laine,
ce qui leur donne le riche aspect du velours. Elles ont dû être
fabriquées sur place. Elles ont servi de modèle à la restauration de
plusieurs châteaux de la Renaissance. C’est à Blois qu’on les a imitées
pour la première fois.
[4] Il paraît qu’on ne peut plus visiter Chenonceaux, le Crédit Foncier
qui avait acquis ce domaine l’a revendu à un Américain du Sud, Monsieur
Terry, qui l’aime passionnément, jalousement même et l’habite avec sa
famille. Les Touristes ne pouvant plus visiter Chenonceaux en sont
réduits à saluer de loin la noble demeure tout en promenant dans le parc
dont l’accès n’est pas interdit.
[5] Depuis ma visite à Beaujardin, le propriétaire est mort; tous les
animaux ont été vendus, et ce domaine a changé de maître et de
destination.
[6] L’exposition de 1855 qui occupa cent soixante huit mille mètres
carrés, dura du 15 mai au 15 novembre. Le nombre des exposants fut de
vingt-trois mille neuf cent cinquante quatre; celui des visiteurs de
cinq millions cent soixante mille. Les entrées payantes produisirent
trois millions deux cent mille francs.
L’exposition de 1867 occupa six cent quatre-vingt-sept mille mètres
carrés; il y eut trente-deux mille exposants, le nombre total des
entrées payantes s’éleva à près de onze millions, la recette à dix
millions sept cent soixante-cinq mille francs. Les dépenses faites par
la Commission impériale montèrent à vingt-trois millions quatre cent
quarante mille francs; les subventions et les recettes fournirent une
somme totale de vingt-six millions deux cent cinquante-sept mille
francs; donc boni de deux millions huit cent seize mille francs.
En 1878, le nombre des exposants fut plus considérable qu’en 1867. Cette
fois l’Exposition comprenait sept cent quarante-cinq mille cinq cent
trente-cinq mètres carrés; la recette fut de vingt-trois millions sept
cent mille francs, avec la subvention de la ville de Paris.
En 1889, la surface totale a été de neuf cent cinquante mille
quatre-vingts mètres carrés; le nombre des entrées s’est élevé à
trente-deux millions cinq cent mille. Les recettes ont atteint cinquante
millions: boni de dix millions.
Les chiffres ont aussi leur éloquence: nous sommes loin des cent dix
exposants de 1798.
[7] Trocadéro: nom donné à une colline près Paris, pour perpétuer le
souvenir d’un fait d’armes des troupes françaises qui, en 1823, sous les
ordres du duc d’Angoulême, s’emparèrent du fort du Trocadéro, dans l’île
de Léon, près Cadix, ce qui entraîna la reddition de cette ville. Depuis
Paris s’est beaucoup agrandi, il a englobé la colline, et le palais bâti
dessus a pris son nom.
[8] J’ai lu depuis dans un journal cet entrefilet:
Le métier de commissaire priseur est farci d’imprévu. L’un d’eux mettait
samedi aux enchères un chêne antédiluvien. Cet arbre géant, témoin des
temps préhistoriques que l’on trouva il y a quelques années, dans le lit
du Rhône, a été vendu, avec le bateau spécial qui l’avait apporté lors
de l’Exposition 4300 francs.
[9] Voilà neuf ans que j’écrivais ces lignes, mon séquoia est redevenu
arbre. Je livre aux savantes méditations des arboriculteurs ce cas de
puissante végétation absolument exceptionnelle.
[10] Les plaisants qui n’ont pu en retenir un traître mot offrent 500
fr. à la personne capable de les retenir après dix minutes d’étude.