seigneur de Châtignonville.
[778] Madame Scarron parle aussi des mulets de Son Éminence: «La maison
de M. le cardinal Mazarin ne fut pas ce qu'il y eut de plus laid; elle
commença par soixante-douze mulets de bagage; les vingt-quatre premiers
avoient des couvertures assez simples, plus fines, plus éclatantes que
les plus belles tapisseries que vous ayez jamais vues, et les derniers
en avoient de velours rouge en broderie d'or et d'argent avec des mors
d'argent et des sonnettes, tout cela d'une magnificence sur laquelle on
se récria beaucoup.» Et plus loin: «J'oubliois, dans la maison de M. le
cardinal, vingt-quatre chevaux de main, couverts de housses si belles,
et si beaux eux-mêmes, que je n'en pouvois ôter les yeux.»
[779] Vieux mot qui a le même sens que _se pavanant, faisant la roue
comme un paon_.
[780] Madame Scarron parle aussi de quelques-uns des seigneurs de la
cour et particulièrement du comte de Guiche, fils du maréchal de
Gramont: «Le comte de Guiche marchoit seul, fort paré de pierreries qui
éclatoient au soleil admirablement, entouré de force belles livrées et
suivi de quelques officiers des gardes. Il alla sous le balcon, comme
vous pouvez penser (il s'agit du balcon de l'abbé d'Aumont, où était
Henriette d'Angleterre). Je crois qu'il plut assez; car il étoit en
plein de verd et de blanc qui réussit fort bien.»
[781] «...Le roi, dit madame Scarron, saluoit tout le monde avec une
grâce et une majesté surprenantes,» La partie de la lettre de madame
Scarron renfermant la description du roi et de la reine n'a pas été
publiée dans l'édition de la Beaumelle. L'éditeur dit qu'il y a une
lacune de quatre pages dans le manuscrit.
[782] _Mémoires_ (édit. Michaud et Poujoulat), p. 526.
[783] Ce qui fait dix-sept mille livres de monnaie du temps; plus de
quarante mille francs de monnaie actuelle.
[784] On a altéré son nom dans les _Mémoires de Gourville_, où elle est
appelée _madame de Launay-Grancé_. Françoise Godet des Marais était
veuve de Launay-Gravé depuis 1655. Elle se remaria dans la suite à
Antoine de Brouilly, marquis de Piennes. Le _Dictionnaire des
précieuses_ la mentionne sous le nom de _Ligdaride_.
[785] Cet hôtel devint plus tard l'hôtel de Bouillon. On y remarquait un
tableau de le Brun représentant Apollon sur le Parnasse.
[786] _Mémoires de Gourville_, ibid., p. 539.
[787] Ces lettres sont autographes et font partie des papiers de Fouquet
conservés à la Bibl. imp., mss. F. Baluze.
[788] Bruant des Carrières était un des commis de Fouquet.
[789] Bullion de Bonnelle était chancelier de la reine, charge que
Fouquet voulait acheter.
[790] La réponse autographe de de Lyonne est conservée dans les papiers
de Fouquet, mss. de la Bibl. imp., F. Baluze.
[791] Papiers de Fouquet, Bibl. imp., mss. F. Baluze. t. II, p. 241.
[792] On donnait le nom de _direction_ au conseil des finances.
[793] Rose et Roussereau étaient les secrétaires de Mazarin.
[794] Ce passage n'est pas sans intérêt pour l'histoire des mÅ“urs de
cette époque. Il montre que le premier président Guillaume de Lamoignon
n'était pas resté étranger aux prêts et autres affaires de finances.
[795] Papiers de Fouquet. F. Baluze. t. I, p. 199.
[796] T. I, p. 360 et suiv., et p. 488 et suiv.
[797] _Mémoires de Gourville_, ibid., p. 531.
[798] Lettre du 17 août 1660.
[799] Voy. encore sur ces bruits la lettre du 29 décembre 1660.
Gui-Patin, qui répète un peu au hasard les on-dit, met dans cette lettre
l'abbé Fouquet au lieu du surintendant.
[800] Voy. entre autres la lettre du 10 octobre 1660.
[801] F. Baluze, t. II, p. 113.
[802] Il s'agit du président Viole, qui avait été un des partisans les
plus ardents des princes.
[803] L'hôtel de Longueville était situé rue Saint-Thomas-du-Louvre.
[804] On peut consulter sur ces affaires la correspondance de Colbert de
Croissy avec le cardinal Mazarin et avec son frère, J.B. Colbert.
Colbert de Croissy, qui devint plus tard ministre des affaires
étrangères, avait été envoyé à Rome par Mazarin. Il y séjourna pendant
les mois de novembre et décembre 1660, janvier et février 1661. Sa
correspondance originale est conservée à la Bibl. imp. dans le f.
Baluze.
[805] _Mémoires de Louis-Henri de Loménie, comte de Brienne_, (édit. de
1828), t. II, p. 112.
[806] Voy. l'_Histoire du palais Mazarin_, par M. le comte Léon de
Laborde.
[807] _Mémoires_, ibid., p. 114-115.
[808] _Mémoires_, ibid., p. 121-125.
[809] Le fait est rapporté par l'abbé de Choisy, qui ne donne pas de
date; mais Gui-Patin, dans une lettre du 28 janvier 1661, dit que cette
querelle avait eu lieu quatre jours auparavant. Ce qui place la scène au
24 janvier.
[810] Lettre autographe de Lyonne à Fouquet conservée dans les papiers
de Mazarin à la Bibl. imp., F. Baluze. t. I, p. 174. Les lettres de
Lyonne ne sont pas signées, mais l'écriture est facile à reconnaître.
[811] Il s'agit probablement du maréchal de Turenne.
[812] Papiers de Fouquet, F. Baluze, t. II, p. 178.
[813] _Ibid._, p. 180.
[814] Marie-Anne Mancini, nièce de Mazarin, qui épousa dans la suite le
duc de Bouillon.
[815] On trouvera plus loin la lettre même qui contient cette
déclaration.
[816] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, p. 579, édit. cit.
[817] Lettre de Gui-Patin du 25 février 1661.
[818] _Mémoires du jeune Brienne_, t. II, p. 152.
[819] _Mémoires de Louis-Henri de Loménie, comte de Brienne_. t. II. p.
155 et suiv.
[820] Le chancelier scellait tous les arrêts et titres dans une
assemblée composée de maîtres des requêtes et de référendaires, où la
légalité de chaque pièce était vérifiée avant qu'on y apposât le sceau
de l'État.
[821] _Mémoires du jeune Brienne_, ibid., p. 157.
[822] «La constance ne consiste pas à faire toujours les mêmes choses,
dit Louis XIV dans ses _Mémoires_ édit. Dreyss, t. II, p. 109, mais à
faire toujours les choses qui tendent à la même fin.»
[823] Saint-Simon, qu'on ne soupçonnera pas de partialité envers Louis
XIV, s'accorde sur ce point avec tous les écrivains de l'époque.
Mademoiselle de Scudéry disait du roi que, même en jouant au billard, il
avait l'air du maître du monde.
[824] _Mémoires_, t. II, p. 103-104, même édit.
[825] _Ibid._, t. II, p. 6.
[826] _Mémoires_, t. II. p. 428.
[827] _Mémoires de Louis XIV_, même édit., t. II, p. 388.
[828] _Ibid._, p. 388-389.
[829] Voy. entre autres les _Mémoires de l'abbé de Choisy_.
[830] Voy. plus haut, p. 67 et suiv. Compar. les _Mémoires de
Gourville_, p. 535, édit. Michaud et Poujoulat.
[831] _Mémoires de Choisy_, p. 575, (édit. Michaud et Poujoulat).
[832] _Mémoires de Choisy_, p. 581.
[833] _Ibid._ Choisy raconte qu'il a su ces détails de Pellisson.
[834] L'abbé de Choisy compte à cette époque Delorme parmi les commis de
Fouquet. C'est une erreur. Nous avons vu (t. I. p. 586) que dès 1657
Fouquet l'avait chassé.
[835] Voy. t. I, p. 370.
[836] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, ibid.
[837] Ci-dessus, p. 32 et 34.
[838] On trouve dans les lettres inédites de Bartet la preuve de cette
assertion. Il écrivait à Mazarin, le 21 octobre 1659: «La reine (Anne
d'Autriche) ne se sent pas de joie de ce rembarquement d'amitié du roi
avec madame la Comtesse. Je crois que sa joie seroit encore plus vive,
si les nouvelles voloient jusqu'à Brouage, où sans doute elles seront
bientôt.» On sait que Marie Mancini avait été reléguée à Brouage.
[839] Voy. mss. de Conrart, in-f°, t. XI, p. 151, à la Bibl. de
l'Arsenal.--Les portefeuilles de Valant sont conservés à la Bibl.
impériale.
[840] Papiers de Fouquet dans les mss. Baluze, t. I. p. 41.
[841] Ce nom est difficile à déchiffrer; il y a _Bosleus_ dans le
manuscrit; mais, comme l'orthographe de ces lettres est détestable, il
faut lire, je crois, _Beaulieu_.
[842] Mademoiselle de Menneville ou Manneville était aussi une des
filles de la reine; il en sera question plus loin.
[843] Henriette d'Angleterre, femme du duc d'Orléans.
[844] La duchesse de Valentinois était princesse de Monaco.
[845] _Mémoires de Saint-Simon_, t. XX, p. 45.
[846] Recueil de Maurepas. t. II, p. 271.
[847] Loret. _Muse historique_, lettre du 28 décembre 1652.
[848] Se rappelant.
[849] _Mémoires de mademoiselle de Montpensier_. t. III, p. 111-115
(édit. Charpentier).
[850] Voy., entre autres, lettre du 19 janvier 1659.
[851] Lettre de Racine à la Fontaine, d'Uzès, le 11 novembre 1661.
[852] Voy. le rôle de mademoiselle de Treseson à la cour de Savoie, t.
I. p. 404 et suiv.
[853] Papiers de Fouquet, F. Baluze, t. I, p. 40.
[854] Ces mots désignent toujours mademoiselle de Menneville dans la
correspondance de l'entremetteuse.
[855] Papiers de Fouquet (F. Baluze), t. I, p. 31-32. Ces lettres ne
sont pas datées; mais la plupart sont de 1661.
[856] _Mémoires de Mademoiselle de Montpensier_, t. III. p. 288 (édit.
Charpentier).
[857] Mademoiselle du Fouilloux, devenue marquise d'Alluye, fut
impliquée, comme on le verra plus loin, dans le trop fameux procès des
poisons, et accusée d'avoir fait périr son beau-père, qui mourut le 21
décembre 1666. Le mariage n'eut lieu qu'en 1667.
[858] T. I, p. 400-401.
[859] Voy. les _Mémoires du jeune Brienne (Henri-Louis de Loménie_), t.
II, p. 173-174.
[860] Papiers de Fouquet, t. I, p. 27.
[861] Le marquis de Richelieu avait épousé la fille de madame de
Beauvais, femme de chambre de la reine mère.
[862] Papiers de Fouquet, t. I, p. 72.
[863] La cour était alors à Fontainebleau.--Voy. sur le marquis de
Richelieu les _Mémoires de madame de Motteville_, ann. 1661.
[864] On voit par les _Mémoires de mademoiselle de Montpensier_ (t. III,
p. 288) que mademoiselle du Fouilloux avait été mêlée aux intrigues
amoureuses de Louis XIV avec Marie Mancini.
[865] Maître de la garde-robe du roi.
[866] Espagnole attachée à la reine Marie-Thérèse.
[867] Papiers de Fouquet, t. I, p. 87
[868] Papiers de Fouquet, t. I, p. 45.
[869] Voy. sur cette lettre mystérieuse les _Mémoires de madame de
Motteville_ et de _mademoiselle de Montpensier_. On ne sut que plus tard
l'origine de cette lettre.
[870] _Å’uvres de Louis XIV_, t. V, p. 182-184.
[871] Lettre du 26 janvier 1680.
[872] Le duc de Bouillon était beau-frère de la comtesse de Soissons.
[873] La Voisin et la Vigoureux.
[874] Voy. les _Mémoires de Saint-Simon_, édit. Hachette, in-8 t. XVII.
p. 472-473.--Comparez les _Mémoires du marquis d'Argenson_ édit. de la
_Société d'Hist. de France_. t. I. p. 147 et suiv.
[875] Elle mourut en 1721.
[876] _Mémoires de Retz_ édit. Charpentier, t. I. p. 252-255.--Voy. à
l'Appendice l'opinion de Voltaire sur ce portrait.
[877] Le couvent des _Filles de Notre-Dame de la Miséricorde_ était
situé rue du Vieux-Colombier.
[878] Voy. t. I, p. 350-351.
[879] Papiers de Fouquet à la Bibl. imp., t. II, p. 292.
[880] M. Feuillet de Conches, dont je ne connaissais pas l'intéressant
ouvrage (_Causeries d'un curieux_, etc.), lorsque j'ai écrit cette page,
a supposé (t. II, p. 551) que ces instructions étaient destinées à
mademoiselle de Treseson qui se rendait à Turin. Je ne puis partager
cette opinion. Mademoiselle de Treseson avait été envoyée à la cour de
Savoie en 1658. Comment Fouquet aurait-il parlé à cette jeune fille, ou
à la princesse Marguerite, de l'influence de M. le Prince, qui, en 1658,
était encore exilé et ne rentra en France qu'après la paix des Pyrénées?
(Il ne quitta la Belgique que le 29 décembre 1659.) Il me semble
impossible d'assigner à ce Mémoire une autre date que la fin de 1659 ou
le commencement de 1660.
[881] Louis de Bourbon, prince de Condé.
[882] Les flatteries de Condé envers Mazarin étaient réelles. Le prince
écrivait au cardinal le 24 décembre 1659, même avant d'avoir quitté
Bruxelles: «Pour vous, monsieur, quand je vous aurai entretenu une
heure, vous serez bien persuadé que je veux être votre serviteur, et je
pense que vous voudrez bien aussi m'aimer.»
[883] Cette lettre se trouve dans les portefeuilles de Valant, t. VII.
f° 277.--Compar. le _Journal d'Oliv. d'Ormesson_ (t. II, p. 42-43),
Fouquet y est cité.
[884] Henry de Grave de Villefargeau, marquis de Grave, ancien
gouverneur de Monsieur en 1648, maréchal de camp en 1661. Oliv.
d'Ormesson (_Journal_, t. II, p. 42-45) dit positivement qu'il fut
renvoyé de la cour et qu'il recevait de Fouquet de l'argent pour la
reine mère.
[885] Nous verrons plus loin que ce fut, en effet, dans un voyage à
Dampierre, chez madame de Chevreuse, que l'on détermina la reine mère à
consentir à la perte de Fouquet.
[886] Papiers de Fouquet à la Bibl. imp. F. Baluze.
[887] Confesseur de Louis XIV.
[888] Les nièces de Mazarin étaient revenues à la cour depuis le mariage
du roi. Il paraît que la passion de Louis XIV pour Marie Mancini se
rallumait. Madame de la Fayette dit, dans son _Histoire de madame
Henriette_ (collect. Petitot, t. LXIV. p. 385): «Le roi serait peut-être
revenu à mademoiselle de Mancini, s'il n'avait été persuadé que le duc
Charles de Lorraine avait su toucher son cÅ“ur.»
[889] Comparez les _Mémoires de madame de Motteville_ sur les relations
d'Anne d'Autriche et du roi son fils.
[890] La cour passa à Fontainebleau les mois de mai, juin, juillet et
août 1661.
[891] Bibl. imp., mss. f. Saint-Germain fr., n° 709.
[892] Ci-dessus, pag. 35.
[893] Papiers de Fouquet, t. II. p. 94.
[894] Ibid., p. 96.
[895] Il faut sous-entendre dans cette phrase _la quantité de vin qu'ils
pouvaient faire entrer en franchise_.
[896] On voit dans cette lettre et ailleurs que de Grave était
l'intermédiaire entre la reine mère et le surintendant.
[897] Papiers de Fouquet. t. II, p. 125.
[898] Lettre du 2 septembre 1661. Gui Patin se trompe d'époque. En
septembre 1661, la reine mère avait abandonné Fouquet.
[899] _Mémoires_, t. X. p. 187 édit. Hachette, in-8.
[900] Papiers de Fouquet, t. II, p. 50.
[901] Jacques Tubeuf, président de la chambre des comptes et
surintendant des finances de la reine mère.
[902] Bertillac ou Bartillac, trésorier de la reine mère.
[903] Papiers de Fouquet. t. II, p. 58.
[904] Maître de la chambre des comptes. Il fut un des juges de Fouquet.
[905] Miron était également maître de la chambre des comptes.
[906] Il y avait un président de Chalin au parlement de Rennes.
[907] C'est-à-dire à Paris. La cour était alors à Fontainebleau.
[908] Souligné dans la lettre, comme ci-dessus, p. 136 et 137.
[909] Voy. p. 15-16, et p. 474-483 du tome I.
[910] _Mémoires de Louis XIV_, édit. citée, t. II, p. 407
[911] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, p. 583 (édit. Michaud et
Poujoulat).
[912] Voy. sur ce négociateur l'_Histoire de Louis XIV_, par Pellisson
(t. I, p. 49). «C'étoit, dit Pellisson, un gentilhomme de Rouergue,
très-habile, et personne de confiance, dont Bordeaux, maître des
requêtes, et depuis chancelier de la reine, s'étoit servi huit ans
durant comme d'un instrument principal en son ambassade d'Angleterre
sous Cromwell. Il connoissoit cette cour et cette nation, en parloit et
écrivoit la langue avec facilité, et n'étoit pas inconnu au chancelier
(Clarendon).»
[913] _Mémoires de Louis XIV_, t. II, p. 408.
[914] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, même édit., p. 583.
[915] Le mariage n'eut lieu qu'aprés la disgrâce de Fouquet; mais il
avait été préparé par ses négociations.
[916] Voy. la _Vie de François de Maucroix_, par M. Walckenaer, en tête
des _Nouvelles œuvres diverses de Jean la Fontaine_; (Paris, 1820).
[917] Les _Mémoires de Maucroix_ se trouvent dans le t. II de ses
_Å“uvres diverses_ publiées par M. Louis Paris, en 2 vol. in-12 (Paris,
1854).
[918] Voy. les _Défenses de Fouquet_, t. III, p. 366. Le manuscrit de
Foucault relatif au procès de Fouquet (des 500 de Colbert, n° 235 et
suiv.) contient les instructions données à Maucroix, t. II, f° 145.
[919] Instruction remise à Maucroix et rédigée probablement par
Pellisson.
[920] _Défenses_, t. III, p. 367.
[921] Voy. entre autres ce qui arriva, en 1667, pour la Réforme projetée
des couvents. _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 499.
[922] _Mémoires_, édit. Hachette, in-8, t. IV, p. 134-135.
[923] Bonzi était devenu cardinal et archevêque de Narbonne.
[924] _Mémoires de mademoiselle de Montpensier_. t. III, p. 512 (édit.
Charpentier).
[925] L'abbaye de Saint-Victor comprenait un vaste terrain qui
s'étendait de la rue des Fossés-Saint-Bernard à la rue Cuvier (autrefois
rue de Seine).
[926] _Mémoires_, ibid., p. 519.
[927] Voyez la lettre de Marie Mancini au ch. XLI.
[928] Voy. l'ouvrage de M. Amédée Renée intitulé _les Nièces de Mazarin_
et l'_Histoire du palais Mazarin_ par M. le comte Léon de La Borde.
[929] Cette lettre est autographe et en partie chiffrée. Elle est
conservée dans les papiers de Fouquet à la Bibl. imp. F. Baluze, t. I.
p. 191.
[930] Fabio Chigi avait succédé sur le saint-siège à Innocent X en 1655,
et avait pris le nom d'Alexandre VII.
[931] Les Bonzi étaient originaires de Florence.
[932] Marie Mancini, qui avait épousé le connétable du royaume de
Naples.
[933] Quel est cet ami du roi? Peut-être le duc de Nevers,
Philippe-Julien Mancini, neveu de Mazarin.
[934] De Lyonne.
[935] On voit par les _Mémoires de Mademoiselle_ (t. III, p. 516), que
madame du Belloy était une des dames d'honneur qui avaient accompagné la
princesse à Florence.
[936] Françoise de Nargonne, veuve de Charles de Valois, duc
d'Angoulême. Elle survécut soixante-trois ans à son mari et mourut en
1715. Voy. les _Mémoires de Saint-Simon_, t. X, p. 126, édit. Hachette,
in-8.
[937] Cosme de Médicis, mari de Marguerite-Louise d'Orléans, ne devint
grand-duc qu'en 1670. Jusqu'à cette époque, il ne porta que le titre de
_prince de Toscane_.
[938] De Lyonne.
[939] De Mazarin.
[940] Lettre de Gui-Patin du 1er avril 1661.
[941] _Mémoires_, t. II, p. 398 édit. Dreyss.
[942] Lettre du 24 mai 1661.
[943] Papiers de Fouquet. t. II. p. 34.
[944] _Ibid._
[945] Ce cher ami est probablement Hugues de Lyonne.
[946] Hortense Mancini, duchesse de Mazarin.
[947] Jean-Armand de La Porte, duc de Mazarin.
[948] On a vu plus haut (p. 88) que Mazarin mourant avait donné à sa
nièce Hortense le gouvernement de La Fère.
[949] Cette sÅ“ur, dont il a été question dans le chapitre précédent,
était Marie Mancini, la connétable Colonne.
[950] Ce Bellinzan ou Bellinzani était un des Italiens attachés aux
nièces de Mazarin.
[951] Lettre autographe dans les papiers de Fouquet, t. II, p. 31.
[952] C'est le même Jean-Armand de La Porte, qui fut désigné sous le nom
de duc de Mazarin, après son mariage avec Hortense Mancini. Il était
grand-maître de l'artillerie.
[953] Le maréchal de La Meilleraye, qui s'était démis de la charge de
grand-maître en faveur de son fils.
[954] Prévôt de l'Île-de-France.
[955] C'est-à-dire de la somme d'argent qui servait de compensation pour
le prix d'acquisition de ma compagnie.
[956] L'affaire sur laquelle revient ici l'agent de Fouquet est une
arrestation arbitraire, qui avait été dénoncée à la reine mère. Nous
parlerons plus loin de cet acte dont les ennemis de Fouquet se servaient
contre lui.
[957] Un billet signé GUYMBERT est en effet annexé à la lettre.
[958] On en trouve la preuve dans les lettres de la personne qui avait
établi d'étroites relations avec le confesseur d'Anne d'Autriche. Voy.
plus haut. p. 128 et suiv.
[959] Loret dit dans sa lettre du 5 juillet 1661:
Ils furent ensuite à Dampierre.
Autre nobilissime terre.
Dont le château de tous côtés
A cent différentes beautés.
Où la duchesse de Chevreuse,
Princesse illustre et généreuse,
De qui la gloire est l'élément,
Les reçut admirablement.
[960] Le mari de conscience de madame de Chevreuse.
[961] Il s'agit probablement de la cabale de la comtesse de Soissons et
de Vardes.
[962] Ces mots sont soulignés dans le manuscrit.
[963] Le nom est en blanc dans la lettre; il est probable qu'il s'agit
de Colbert.
[964] Il a déjà été question de cette religieuse qui avait beaucoup
d'influence sur la reine mère. Voy. p. 121.
[965] Un des traitants de cette époque.
[966] _Mémoires de l'abbé de Choisy_ (édit. Michaud et Poujoulat), p.
588.
[967] Plus d'une fois dans ses _Défenses_ et dans ses lettres, Fouquet
invoqua le pardon qu'il prétendait que Louis XIV lui avait positivement
accordé dans cette circonstance.
[968] _Mém. de l'abbé de Choisy_, ibid., p. 585.
[969] Cette lettre a été transcrite dans les mss. Conrart (t. XI. in-f°,
p. 152), avec beaucoup d'autres lettres trouvées, dit-on, dans la
cassette de Fouquet. Elle est loin d'être authentique. Cependant on doit
reconnaître que, pour quelques-unes de ces lettres, si le style a été
modifié, le fond est assez conforme aux pièces originales. Le nom de
madame du Plessis-Bellière a peut-être été substitué à celui de quelque
entremetteuse. Toutefois l'abbé de Choisy _ibid._, attribue aussi une
démarche de cette nature à madame du Plessis-Bellière: «Madame du
Plessis-Bellière, amie de Fouquet, l'avoit attaquée mademoiselle de La
Vallière en lui disant que le surintendant avoit vingt mille pistoles a
son service; et, sans se fâcher, elle lui avoit répondu que vingt
millions ne lui feroient pas faire un faux pas. Ce qui avoit fort étonné
la bonne confidente, peu accoutumée à de pareilles réponses.»
[970] Il est probable que ces mots désignent la reine mère.
[971] _Mémoires_, édit. Michaud et Poujoulat, p. 586.
[972] _Mémoires_, édit. de 1828, t. II, p. 178-179.
[973] La charge ne fut vendue qu'au mois d'août à M. de Harlay, mais la
résolution semblait prise dès cette époque.
[974] Juven. _Sat._ VII, V. 197.
[975] Mot de Valerius Licinianus cité par Pline le Jeune, lettre M du
livre IV.
[976] Voy. à l'Appendice du tome I, le texte du projet trouvé à
Saint-Mandé.
[977] Gui-Patin écrivait à Falconnet: «Le roi s'en va en Bretagne pour
présider aux états et tirer de l'argent le plus qu'il pourra. Il n'y a
plus que cette province où il n'a pas encore été. On dit qu'il tâchera
d'y mettre la gabelle, et de réduire cette province dans une obéissance
aveugle comme les autres. Son conseil ne songe guère au soulagement des
peuples et des pauvres provinces désolées, qui souffrent il y a si
longtemps.» (Lettre du 12 juillet 1661.) Dans la lettre du 15 juillet:
«On dit que les Bretons veulent se racheter, afin que le roi n'aille
point en Bretagne.» Enfin dans la lettre du 2 septembre: «On dit que le
roi veut aller en Bretagne pour supprimer les états de cette province,
et les tailler comme les autres, et y faire de nouveaux officiers au
parlement et ailleurs; voilà des effets de l'instruction mazarinesque et
des échantillons de l'avarice italienne.»
[978] Papiers de Fouquet, t. II, p. 64.
[979] Il s'agit probablement du même Devaux, dont il a été question plus
haut. C'est de lui que sont les rapports de police que nous avons cités
(p. 163) et que nous citerons encore.
[980] Voy. au chapitre X les lettres du conseiller d'État de la Fosse,
chargé de faire l'inventaire des papiers de Saint-Mandé.
[981] Papiers de Fouquet. t. I, p. 93-94.
[982] _Mémoires de Daniel de Cosnac_, t. I. p. 420-421. Cosnac était
aumônier d'Henriette d'Angleterre.
[983] Lettre du 17 juillet 1661.
[984] Il n'y a pas, à ma connaissance, de roman de ce nom. Loret veut
probablement parler d'un héros de quelque roman de mademoiselle de
Scudéry. Mais on ne trouve le _grand Cléonime_ ni dans le _Cyrus_ ni
dans la _Clélie_.
[985] La reine d'Angleterre, Monsieur et Madame. (_Note de Loret_.)
[986] Voy. dans les Å“uvres de la Fontaine une _Épître à madame Fouquet
sur la naissance de son dernier fils_.
[987] Voy. Loret, Lettre du 31 juillet 1661.
[988] Elle signait elle-même _Manneville_, comme on le voit par les
lettres autographes conservées dans les papiers de Fouquet à la Bibl.
imp. L'usage a fait prévaloir la forme de Menneville. Elle était de la
maison de Roncherolles; Louis de Manneville, son père, était seigneur
d'Auxouville (Seine-Inférieure).
[989] Voy. p. 106.
[990] Voy. les détails donnés par M. Feuillet de Conches (_Causeries
d'un curieux_, t. II, p. 555).
[991] Une copie de l'engagement réciproque se trouve dans les manuscrits
de la Bibl. imp., papiers de Fouquet. La voici:
«Je soussigné, François-Christophe de Levy, duc d'Ampville,
reconnoissant avoir donné la foy à mademoiselle Catherine de Manneville,
à présent fille d'honneur de la reyne, de l'espouser dans un an au
plustost, ay voulu pour gage et confirmation de cette foy, escrire et
signer de ma main le présent acte fait à Paris le huitième février mil
six cent cinquante et sept.
«FRANÇOIS-CHRISTOPHE DE LEVY.
«Je soussignée, Catherine de Manneville, fille d'honneur de la reyne,
ayant donné ma foy réciproquement à François-Christophe de Levy, duc
d'Ampville, de l'espouser du consentement de mon père et de ma mère
soussignés, ay escrit et signé de ma main le présent acte fait à Paris
ce mesme jour et an que dessus.
«CATHERINE DE MANNEVILLE,
«LOUIS DE MANNEVILLE,
«SUZANNE DE SERICOURT,
«FRANÇOIS-CHRISTOPHE DE LEVY.»
[992] _Mémoires de madame de Motteville_, à l'année 1661.
[993] Madame de la Fayette a été mieux informée: «On trouva, dit-elle
dans son _Histoire de madame Henriette d'Angleterre_, on trouva dans la
cassette de M. Fouquet plus de lettres de galanterie que de papiers
d'importance. Et comme il s'y en rencontra de quelques femmes qu'on
n'avoit jamais soupçonnées d'avoir de commerce avec lui, ce fondement
donna lieu de dire qu'il y en avoit de toutes les plus honnêtes femmes
de France. La seule qui fut convaincue, ce fut Menneville, une des
filles de la reine et une des plus belles personnes, que le duc
d'Amville avoit voulu épouser. Elle fut chassée de la cour et se retira
dans un couvent.»
[994] Papiers d'Fouquet, Bibl. imp., F. Baluze. t. I, p. 228. Les
premières lettres sont datées et le nom de mademoiselle de Menneville
s'y trouve tout au long. Plus tard il n'y a plus d'indication de dates,
et c'est seulement d'après le contenu des lettres que l'on peut établir
une classification. Quant à mademoiselle de Menneville, elle n'est plus
désignée que par ces mots: _la personne que vous savez_.
[995] Pour son mariage avec Damville.
[996] Papiers de Fouquet, t. 1, p. 230.
[997] Ibid., p. 226. Il n'y a aucun ordre dans ces papiers, qu'on a
reliés pêle-mêle. Des lettres postérieures en date sont placées avant
celles qui devraient les suivre.
[998] Fêtes de Noël 1661.
[999] Papiers de Fouquet, t. II, p. 22.
[1000] Antoinette-Caroline le Sart, femme de Charles le Sart, seigneur
de Prémont, chambellan de Monsieur.
[1001] Ce billet est signé MANNEVILLE. Je ne reproduis pas
l'orthographe, qui dénote une grossière ignorance. M. Feuillet de
Conches (_Causeries_, t. II, p. 558) a donné un _fac-simile_ de cette
lettre. L'orthographe de l'entremetteuse est encore plus barbare.
[1002] Il est plusieurs fois question de madame de Charonne dans cette
correspondance; il s'agissait probablement d'une abbesse de quelque
monastère, avec laquelle le surintendant traitait pour une acquisition
de propriétés. Charonne est voisin de Saint-Mandé. La femme la Loy
s'employait, comme on l'a déjà vu, pour toute espèce d'affaires.
[1003] Papiers de Fouquet. t. I, p. 70.
[1004] C'est ainsi que mademoiselle de Menneville est toujours désignée
dans la suite de la correspondance.
[1005] P. 71.
[1006] Il s'agit toujours du projet de mariage avec Damville.
[1007] Confesseur de Louis XIV.
[1008] Voy. cette promesse de mariage, p. 190, note 5.
[1009] Papiers de Fouquet, t. II, p. 330.
[1010] Toujours le mariage avec Damville.
[1011] Le marquis de Sourches.
[1012] Cette dame du Puy ou du Puis était chargée de surveiller les
filles d'honneur de la reine.
[1013] Papiers de Fouquet, t. II, p. 54.
[1014] Papiers de Fouquet, t. I, p. 48
[1015] Papiers de Fouquet, t. II, p. 57.
[1016] Il s'agit du billet de cinquante mille écus que Fouquet avait
remis à mademoiselle de Menneville et dont elle voulait se servir pour
déterminer le duc de Damville à l'épouser.
[1017] François de Comminges, comte de Guitaut, capitaine des gardes de
la reine mère.
[1018] Papiers de Fouquet, t. I, p. 72-73.
[1019] Papiers de Fouquet, t. I, p. 51.
[1020] Il ne peut être question que de Damville.
[1021] Papiers de Fouquet, t. II, p. 68.
[1022] Ibid., t. I. p. 27 et 28.
[1023] La bulle du jubilé était arrivée le 1er avril 1661. Gui-Patin
écrivait à cette date: «Enfin la bulle du jubilé est ici arrivée; on
s'en va prendre les mesures nécessaires pour la distribuer quelques
semaines après Pâques. C'est pour remercier Dieu de la paix générale,
des mariages, etc., et pour le prier qu'il nous assiste contre le Turc
qui nous menace.» L'époque fixée pour les cérémonies et stations du
jubilé fut la fin de mai et le commencement de juin. On lit dans la
gazette de Loret du 5 juin 1661:
Le peuple est ici fort zélé
En faveur du saint jubilé.
[1024] Intendant des bâtiments royaux.
[1025] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, p. 583.
[1026] Papiers de Fouquet, t. II, p. 324.
[1027] Un des trésoriers de l'Épargne, dont il a été plusieurs fois
question.
[1028] Papiers de Fouquet, t. II, p. 322.
[1029] Ibid., p. 52-53.
[1030] Le projet de mariage avec le duc de Damville.
[1031] T. II, p. 172-173 (édit. de 1828).
[1032] On se rappelle que le marquis de Créqui avait acheté la charge de
général des galères avec l'argent fourni par Fouquet.
[1033] _Mémoires de Gourville_, édit. Michaud et Poujoulat, p. 532-533.
[1034] Papiers de Fouquet, t. I, p. 45.
[1035] M. de Fieubet était chancelier de la reine mère. (_Mémoires de
Gourville_, édit. citée, p. 533.)
[1036] Un ms. de la Bibl. imp. (F. Saint-Germain fr., n° 1929) donne
quelques renseignements sur la manière dont se fit la vente: «Quelque
temps après, Fouquet se défait de la charge de procureur général. M...,
qui a une belle maison au bout de l'Isle-Notre-Dame (c'était M. de
Barentin, d'après les _Mémoires de Gourville_), en offre dix-huit cent
mille livres. Mais M. Fouquet, se souvenant que M. de Harlay luy avoit
presté quatre cent mille livres sans intérest, vint luy offrir sa charge
et luy proposa [de la luy vendre] quatre cent mille livres de meilleur
marché. M. de Harlay fit apparemment quelque difficulté. Fouquet luy dit
qu'il trouverait trois cent mille livres de sa charge de maistre des
requestes; qu'il avoit plusieurs maisons dans la rue de Harlay; qu'il
devoit s'en défaire, et que cela pourrait fournir presque la somme; que
de plus il luy promettoit de luy faire hausser ses gages à quarante
mille livres. Mais, M. Fouquet ayant esté arresté, M. de Harlay n'en a
point esté payé jusques à l'an 1671, que le roy paya douze mille escus à
son fils. Je ne sçais si l'on continue à luy payer tous les ans.» Ce
manuscrit est anonyme, et il est impossible d'apprécier l'authenticité
des faits qu'il raconte.
[1037] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, édit. citée, p. 586. Gui-Patin,
qui est généralement disposé à prendre le mauvais côté des choses et
dont les renseignements sont loin d'être toujours exacts, écrivait à son
ami Falconnet, à la date du 2 septembre: «On dit que le roi a un grand
caveau, dans lequel il serre volontiers ses pistoles, et d'où il n'aime
point de rien tirer. Il dit que, quand ce caveau sera plein, il en fera
faire un autre, et que M. le surintendant lui donne tous les mois cent
mille écus.»
[1038] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, édit. citée, p. 86.
[1039] Voy., pour la description de la fêté de Vaux, la lettre de la
Fontaine à Maucroix (du 22 août), et celle de Loret en date du 20 août
1661.
[1040] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, p. 587.
[1041] Voy. à l'Appendice du tome Ier un extrait des papiers de
Conrart.
[1042] Portefeuilles de Vallant, t. III, pièce 27; ms., de la Bibl.
impériale.
[1043] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, édit. cit., p. 587.
[1044] Mémoire écrit tout entier de la main de Colbert et conservé à la
Bibl. Imp. Nous en avons déjà cité un extrait, t. I, p. 330.
[1045] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, p. 587.
[1046] _Ibid._
[1047] _Mémoires de Henri-Louis de Loménie, comte de Brienne_, édit.
1828, t. II, p. 183. Ces Mémoires sont, je le sais, suspects à la
plupart des critiques. Le style en a été rajeuni; mais j'ai pu me
convaincre, en consultant le manuscrit même, que les faits n'ont pas été
altérés, et c'est pour l'histoire le point essentiel. Quant à la
confiance que mérite un auteur dont l'esprit a été aussi profondément
dérangé que celui du jeune Brienne, il y a encore lieu à discussion;
mais je ferai remarquer qu'il s'agit ici d'événements dont il a été
témoin et où il a joué le principal rôle. Il serait difficile de ne pas
croire à sa véracité.
[1048] Bartillac, ou Bertillac, était le trésorier d'Anne d'Autriche.
[1049] C'était treize ou quatorze cent mille livres dont il avait les
rescriptions des fermiers des aides dans sa poche quand il fut arrêté.
(_Note de Brienne_).
[1050] C'était sept cent mille livres que lui gardait M. Chanut, dont la
reconnaissance fut aussi trouvée dans sa poche quand on l'arrêta. (_Note
de Brienne_.)
[1051] Il est fort douteux que la reine mère ait fait elle-même donner
les avis à Fouquet. Nous avons vu qu'ils venaient d'une personne qui
était en relation avec le confesseur de la reine mère. Il ne serait pas
impossible que ce fût Bartillac, le trésorier d'Anne d'Autriche.
[1052] _Mémoires de Louis XIV_, édit. Dreyss, t. II, p. 521-525. Ces
pages sont de la main de Pellisson.
[1053] Voy. sur ces acquisitions de Fouquet, t. I, p. 395-402 de nos
Mémoires.
[1054] Voy. sur l'état misérable de la France à cette époque les détails
donnés dans le chapitre XLII.
[1055] Les preuves de tous ces faits se trouvent dans le t. I, p.
395-402, des _Mémoires sur Fouquet_. On y voit, en effet, que les
charges d'amiral de l'Océan, de général des galères de la Méditerranée,
les gouvernements du Croisie, de Guérande, du mont Saint-Michel, la
charge de mestre de camp général de la cavalerie (p. 380), avaient été
achetés avec l'argent fourni par le surintendant et lui appartenaient en
réalité.
[1056] Le voyage de Nantes et l'arrestation de Fouquet ont été racontés
par le jeune Brienne, qui accompagna la cour à Nantes, par l'abbé de
Choisy, qui vivait dans la familiarité intime d'un grand nombre de
seigneurs, par le duc de Saint-Aignan, qui a fait une relation du voyage
en vers pour les deux reines, enfin par Foucault, greffier de la chambre
de justice: j'ai souvent parlé des Mémoires du jeune Brienne et de
l'abbé de Choisy. Quant à l'épître en vers du duc de Saint-Aignan, elle
a été imprimée dans un recueil de _Pièces intéressantes pour servir à
l'Histoire de la littérature_, t. IV, p. 9. Enfin j'ai publié le récit
de Foucault dans un Appendice au t. XII des _Mémoires de Saint-Simon_,
édit. Hachette, in-8. On peut aussi tirer quelques renseignements des
_Mémoires de l'abbé Arnauld_, qui ont été publiés dans les collections
de _Mémoires relatifs à l'Histoire de France_.
[1057] On donnait ce nom aux légers navires qui parcouraient la Loire.
[1058] _Mémoires du jeune Brienne_, édit. citée, t. II, p. 187.
[1059] _Mémoires de l'abbé Arnauld_, édit. Michaud et Poujoulat, p. 541.
[1060] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, édit. citée, p. 588.
[1061] _Mémoires de Brienne_, t. II, p. 195-197.
[1062] _Mémoires de Brienne, ibid._, p. 198.
[1063] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, ibid.
[1064] Comparez pour cette scène les _Mémoires du jeune Brienne_ et les
_Mémoires de l'abbé de Choisy_. Il y a des différences assez notables
dans les détails, quoique les deux écrivains soient d'accord pour ce qui
concerne le fond des événements.
[1065] Ç'a été depuis le fameux P. Chevigny, de l'Oratoire. (_Note de
l'abbé de Choisy, ibid._) On a changé à tort ce nom en celui de
_Chaviguy_ dans les _Mémoires de Brienne_.
[1066] Ces détails sont tirés du récit de l'arrestation de Fouquet par
le greffier de la chambre de justice, Foucault.
[1067] On voit par la lettre de Louis XIV citée plus loin que ce fut
Pellot qui mit les scellés chez Pellisson.
[1068] L'imagination romanesque de Brienne a ajouté ici des détails qui
sont peu d'accord avec le procès-verbal officiel.
[1069] Récit du greffier Foucault.
[1070] On appelait _gentilshommes servants_, d'après le _Dictionnaire de
Trévoux_, ceux qui servaient le roi à table. Il y en avait alors
trente-six; ils servaient par quartier.
[1071] Il y a quelques différences entre le récit de Foucault et ceux de
Choisy et du jeune Brienne. Choisy dit que ce fut Maupertuis, lieutenant
des mousquetaires, que d'Artagnan envoya au roi et qu'il eut de la peine
à pénétrer jusqu'au prince. Rose, secrétaire du cabinet, s'y opposait:
«Eh bien, monsieur, lui dit Maupertuis, vous en répondrez en votre
propre et privé nom.» Rose, intimidé, le fit entrer, malgré le capitaine
des gardes et Chamarante. La lettre de Louis XIV, que nous citons plus
loin, mentionne Desclaveaux et Maupertuis comme deux gentilshommes
servants. Cette autorité l'emporte sur toute autre.
[1072] Le marquis de Coislin, gendre du chancelier Séguier, s'empressa
de lui annoncer l'arrestation du surintendant. Sa lettre autographe se
trouve dans les papiers de Séguier, Bibl. imp., ms. f. Saint-Germ. fr.,
nº 709, t. XXXII, fº 24. On y remarque le soin que le roi prend de
s'assurer de Belle-Île: «L'on a chargé deux compagnies des gardes
françoises et trois des Suisses de s'emparer de Belle-Isle, et donné
ordre au gouverneur de Concarneau de remettre la place... Le roi ne
partira point d'ici qu'il n'ait reçu des nouvelles de Belle-Isle.»
[1073] _Mémoires de l'abbé de Choisy, ibid._, p. 589.
[1074] Ce sont les expressions mêmes du jeune Brienne, témoin de cette
scène.
[1075] _Mémoires du jeune Brienne, ibid._, p. 208.
[1076] _Mémoires de Gourville_, édit. Michaud et Poujoulat, p. 534.
[1077] _Mémoires de Gourville_, édit. citée, p. 534-535.
[1078] _Mémoires de Brienne_, t. II, p. 207.
[1079] Ce sont les termes mêmes de Brienne, _Mémoires, ibid._, p. 208.
[1080] Cette lettre a été publiée dans les _Å’uvres de Louis XIV_, t. V,
p. 50-54.
[1081] Le marquis de Fourilles était colonel des gardes françaises.
[1082] Il y a dans le texte _Chavigni_; c'est une erreur, comme je l'ai
déjà fait observer pour les _Mémoires de Brienne_.
[1083] _Mémoires de l'abbé Arnauld_, édit. citée, p. 541.
[1084] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, édit. citée, p. 589.
[1085] Ibid., p. 590.
[1086] _Mémoires de l'abbé de Choisy_, p. 590.
[1087] Lettre autographe de Pierre Séguier à Louis XIV. (Arch. des
affaires étrangères, FRANCE, t. CLXXI, pièce 90.)
[1088] Maîtres des requêtes.
[1089] Il s'agit du logement de Pellisson à Fontainebleau
[1090] _Mémoires de Conrart_, édit. Michaud et Poujoulat, p. 614.
[1091] _Mémoires de Montglat_, p. 353, même édition.
[1092] Bibl. imp., ms. F. Gaignières, nº 2790, fº 388. Lettre autographe
[1093] _Mémoires de Montglat_, édit. Michaud et Poujoulat, p. 353.
[1094] _Mémoires de l'abbé Arnauld_, même édit., p. 541.
[1095] Cette lettre a été publiée par M. Walckenaer dans son édition
complète des _Å’uvres de la Fontaine_; t. VI, p. 484. Elle est datée du
_samedi matin_, et M. Walckenaer a ajouté avec un point d'interrogation
_le 11 septembre_; c'est une légère erreur. Fouquet avait été arrêté le
lundi 5, le samedi suivant était le 10.
[1096] Probablement de Bellière (_du Plessis-Bellière_).
[1097] Ces détails sont tirés du récit de Foucault, greffier de la
chambre de justice.
[1098] Cette lettre a été publiée par M. Feuillet de Conches, t. II, p.
529 des _Causeries d'un curieux_, etc.
[1099] On voit que cette lettre est de la fin d'octobre ou du
commencement de novembre.
[1100] Il semble qu'il faudrait: _J'aurais souhaité ardemment_, etc.
[1101] Claude Joly, alors curé de Saint-Nicolas des Champs et plus tard
évêque d'Agen. Il avait de la réputation comme prédicateur.
[1102] L'original autographe de cette lettre, comme celui de la
précédente, fait partie de la précieuse collection de M. Feuillet de
Conches. Il l'a publiée dans le t. II, p. 532, de ses _Causeries d'un
curieux_, etc.
[1103] On reconnaît assez dans ce passage le prince de Condé, qui avait
pris les armes contre le roi, le chancelier et son gendre le duc de
Sully qui s'étaient joints au parti des princes, et avaient livré aux
Espagnols le passage de la Seine à Mantes.
[1104] Voy. sur ces assertions, que Fouquet répète dans ses _Défenses_,
le chapitre XV de notre premier volume, p. 262 et suiv., et notamment la
p. 281, qui prouve que, dès 1653, Fouquet avait la confiance du cardinal
pour l'administration financière.
[1105] On a vu dans le chapitre précédent, p. 248, que Louis XIV avait
demandé au surintendant, le jour même de son arrestation, une somme
nécessaire pour la marine.
[1106] C'est-à-dire: _je n'ambitionnais pas_.
[1107] Le maréchal de la Meilleraye était, comme on l'a vu, gouverneur
de Bretagne.
[1108] Dix pour cent.
[1109] Le denier dix-huit (5,55 pour 100) était alors le taux légal de
l'intérêt. Colbert le porta, peu de temps après la disgrâce de Fouquet,
au denier vingt, ou 5 pour 100.
[1110] Ces lettres se trouvent dans les papiers du chancelier Séguier à
la Bibl. imp., F. Saint-Germain fr., n° 709, t. XXXII. J'ai déjà publié
à l'Appendice du tome Ier un mémoire du conseiller d'État de la
Fosse.
[1111] Papiers de Séguier, ms. B. I., _ibid._, f° 60.
[1112] C'est le projet que nous avons publié à l'Appendice du tome
Ier.
[1113] Papiers Séguier, Bibl. imp., _ibid._. f° 65.
[1114] Plusieurs de ces lettres furent supprimées, mais la plupart ont
été conservées par Baluze, bibliothécaire de Colbert.
[1115] Il s'agit probablement de la correspondance de la femme La Loy
avec Nicolas Fouquet; elle servait, comme on l'a vu, d'entremetteuse
pour une des filles de la reine, mademoiselle de Menneville.
[1116] Boylève, ou Boislève, était un des traitants, et on faisait
l'inventaire de tous leurs papiers comme le prouve la lettre suivante du
conseiller de la Fosse au chancelier, en date du 24 septembre:
«Monseigneur,
«Je n'ai rien à ajouter à celle que j'eus l'honneur de vous écrire hier
au soir touchant l'inventaire de Saint-Mandé, mais seulement touchant
les papiers que les anciens secrétaires du conseil doivent rendre aux
nouveaux, chacun selon son quartier. Je vous dirai qu'ayant achevé mon
inventaire au logis du sieur Bossuet et fait transporter toutes les
expéditions qui y estoient chez le sieur Berié (Berryer), dont les
quartiers répondent à ceux dudit sieur Bossuet, le sieur Bechamel, qui
m'a trouvé en repos à cause de l'absence de M. Poncet, m'est venu
presser d'aller chez le sieur Galland, son résignant, pour être présent
à la délivrance qui lui devoit être faite, dans l'espace d'une heure, de
tous les papiers dudit sieur Galland absent, suivant l'inventaire qu'ils
avoient fait entre eux, et la crainte que ledit sieur Galland avoit
donnée à ses amis d'en faire la restitution, etc.»
[1117] Papiers de Séguier, Bibl. imp., _ibid._, f° 66.
[1118] Marie de Lorraine, née le 15 août 1615 et morte le 5 mars 1688,
était connue à cette époque sous le nom de mademoiselle de Guise.
[1119] Joseph Foucault a rédigé le _Journal du procès de Fouquet_, dont
j'ai déjà parlé.
[1120] C'est-à-dire donner lieu à un article d'interrogatoire à cause
des circonstances.
[1121] Le gendre et la fille de Fouquet.
[1122] Il a été question dans le Ier volume, ch. XXIII et XXIV, de la
bibliothèque de Saint-Mandé. Pierre Corneille en vantait la richesse.
[1123] Ce sont probablement les momies dont parle la Fontaine. Voy. t.
I, ch. XXIV, p. 462-463.
[1124] Papiers de Séguier, Bibl. imp., _ibid._, f° 14.
[1125] Virg. _Æneid_, lib. II, v. 88.
[1126] Parlant des papiers que le roi a demandés, le conseiller de la
Fosse dit: «Il y a des lettres missives, presque toutes sans signature,
et en des termes qui ne peuvent servir qu'à déshonorer quelques femmes
pour la trop grande liberté d'écrire, etc.» Voy. p. 275.
[1127] Lettre du 9 octobre 1661.
[1128] Les lettres de Chapelain et de Ménage prouvent que madame de
Sévigné trouva en eux d'ardent et habiles défenseurs. Voy. les
_Causeries d'un curieux_, par M. Feuillet de Conches, t. II, p. 518, 522
et 523.
[1129] Je les ai désignés ordinairement sous le titre de _Papiers de
Fouquet conservés à la Bibliothèque impériale_, F. Baluze.
[1130] T. I, ch. XXII. Le nom de Trécesson doit s'écrire avec un _c_.
[1131] Voy. chapitre XXXVI, p. 195, 196, 201, 207 et 214.
[1132] Papiers de Fouquet, F. Baluze, t. II, p. 217 et 53.
[1133] Voy. plus haut, p. 171-172.
[1134] Papiers de Fouquet, t. II, p. 178.
[1135] Ou abbé de Maure.
[1136] Lettre du 19 juillet.
[1137] Papiers de Fouquet, F. Baluze, t. I, p. 60.
[1138] Ce mot indique que cette femme était de la famille d'un des
ennemis de Fouquet, le président, le marquis ou Delorme.
[1139] On n'a mentionné que deux personnes; mais je copie textuellement.
[1140] Ci-dessus, p. 100-101.
[1141] Pag. 159 et suiv.
[1142] Papiers de Fouquet, F. Baluze, t. II, p. 237.
[1143] On a vu plus haut que Fouquet faisait surveiller cet ancien
commis, qu'il avait chassé.
[1144] Il se nommait Guinbert, comme on le voit par une autre lettre.
[1145] Armand de la Porte, duc de Mazarin et grand-maître de
l'artillerie.
[1146] Bessemot ou Bessemaux, gouverneur de la Bastille.
[1147] Il s'agit ici de la personne appelée la Montigny.
[1148] C'est-à-dire, c'est une personne qu'il est difficile de garder.
[1149] On donne ce nom, en Bretagne, aux curés de paroisse.
[1150] _Elle_ désigne ici madame d'Asserac, qui était fâchée d'avoir
parlé au gentilhomme appelé plus haut du Guilie.
[1151] Le prévôt de l'Île-de-France.
[1152] Ambassadeur d'Espagne à Paris.
[1153] Lieutenant-criminel de robe courte.
[1154] Voy. ci-dessus p. 67 et suiv.
[1155] Papiers de Fouquet, F. Baluze, t. II, p. 298.
[1156] Papiers de Fouquet, t. II, p. 39.
[1157] S'agit-il de l'original de l'ordonnance dont le mousquetaire
demandait le remboursement? Je suppose que c'est le sens du mot
_originaux_.
[1158] Papiers de Fouquet. t. II, p. 41. Cette lettre est datée du 5
août 1661.
[1159] Le nom est en blanc dans la lettre.
[1160] C'est-à-dire _si vous avez de la colère contre quelqu'un_
[1161] _Mémoires_, édit. Hachette, in-8, t. II, p. 169.
[1162] Papiers de Fouquet, t. I, p. 123.
[1163] L'abbé de Montaigu était Anglais et attaché à la reine mère.
[1164] Ce gouvernement avait été promis à Gilles Fouquet par le marquis
d'Aumont, son beau-père.
[1165] C'est-à-dire _une compensation_.
[1166] Il s'agit de Colbert de Croissi, qui était alors chargé des
affaires de la France à Rome.
[1167] Il a été question plus haut (p. 145) de cet abbé Elpidio
Benedetti. On voit, du reste, par cette lettre, que la mission de
Haucroix à Rome n'était pas restée sans résultat, et que Fouquet y avait
des créatures.
[1168] Antoine d'Aumont de Rochebaron, maréchal de France, était frère
puîné du marquis d'Aumont et oncle par alliance de Gilles Fouquet.
[1169] Cette phrase veut dire, je crois, que chacun de ces seigneurs
demandait pour lui le gouvernement de Touraine.
[1170] T. I, p. 401-402.
[1171] Papiers de Fouquet, t. II, p. 60-61.
[1172] Les papiers de Conrart sont conservés à la Bibl. de l'Arsenal,
ceux de Vallant à la Bibl. imp.
[1173] M. Feuillet de Conches a déjà fait justice de ces lettres
apocryphes dans ses _Causeries d'un curieux_. Peut-être même a-t-il été
trop loin en n'admettant pas que ces pièces étaient une amplification,
une exagération de lettres réelles, dont on fît disparaître les
originaux. D'un autre côté, comme les correspondances de cette espèce
n'étaient pas signées, on a souvent attribué à des personnes connues des
billets qui venaient d'entremetteuses obscures.
[1174] Portefeuilles de Vallant, t. XIII, f° 384.
[1175] La Mivoie était le nom de la maison que l'entremetteuse occupait
et où elle recevait les filles de la reine. Il paraît que Damville avait
des droits sur cette propriété, à en juger par le passage suivant d'une
lettre de la correspondance authentique (t. I, p. 46-47): «M. d'Amville
me dit hier que absolument il voulait retirer la Mivoie, et nous fûmes
près d'une grande demi-heure en présence de celle que vous savez
(mademoiselle de Menneville) à nous quereller, et lui dis tout franc que
je ne lui rendrois pas, à moins qu'il ne me dédommageât de tous les
meubles, de tous mes voyages et de mes réparations, et de l'argent que
j'en avois donné.»
[1176] Comparez cette lettre à celle de mademoiselle de Menneville, qui
commence par ces mots: «Rien ne me peut consoler, etc.» (Ci-dessus, p.
214-215.) On voit, par le rapprochement des deux pièces, que les lettres
conservées par Conrart et Vallant n'étaient pas de pure invention; mais
on les avait commentées, amplifiées et dénaturées.
[1177] T. II, p. 173-174.
[1178] _Mémoires de Conrart_, édit. Michaud et Poujoulat, p. 614.
[1179] Cette lettre de Chapelain a été publiée par M. Feuillet de
Conches (_Causeries d'un curieux_, t. II, p. 518 et suiv.). Je me
bornerai à citer le commencement. La fin ne concerne que madame de
Sévigné, dont Chapelain prit hautement la défense contre des imputations
calomnieuses.
[1180] Portefeuilles, t. III, pièce 27.
[1181] Voy. cette pièce à l'Appendice.
[1182] Virg. _Georg._ lib. I, v. 199-200.
[1183] Ce discours fut prononcé en décembre 1661. La disette et la
misère se rapportent par conséquent aux années 1660 et 1661, où Nicolas
Fouquet avait joué le principal rôle dans l'administration intérieure.
[1184] Cette lettre et les suivantes sont tirées d'une collection de la
Bibl. imp. désignée sous le nom de _manuscrits verts_.
[1185] Circonscriptions territoriales où la répartition de l'impôt était
faite par des _Élus_. Ces magistrats tiraient leur nom de ce que
primitivement ils avaient été nommés par l'assemblée des États généraux.
[1186] _Correspondance administrative sous le règne de Louis XIV_,
publiée par M. Depping dans la collection des _Documents inédits
relatifs à l'Histoire de France_, t. I, p. 657-658.
[1187] _Ibid._, t. I, p. 654-656.
[1188] Ces détails sont tirés du récit de l'arrestation de Fouquet par
le greffier de la chambre de justice.
[1189] Ce nom est écrit tantôt Talois ou Tallois, tantôt Talouet,
Tallouet, Talhouet.
[1190] Gui-Patin (lettre du 6 décembre 1661) fait traverser Paris à
Pellisson le 6 décembre; mais le récit officiel a plus d'autorité qu'une
correspondance dont les dates ont été souvent altérées ou ajoutées par
les éditeurs.
[1191] Ces détails sont tirés, comme je l'ai déjà fait observer, du
récit officiel rédigé par Foucault.
[1192] Voy. le _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 99.
[1193] Racine, _Fragments historiques_.
[1194] Gui-Patin, lettre du 19 septembre 1661. «Un des secrétaires de M.
le premier président me vient de le dire», écrit Gui-Patin à cette date.
Gourville confirme ce témoignage. _Mémoires_, p. 525-526, édit. citée.
[1195] T. I des _Mémoires sur Fouquet_, p. 242-248.
[1196] Gourville, _ibid._
[1197] Ci-dessus, p. 9.
[1198] _Mémoires de Gourville_, p. 25-526.
[1199] Ci-dessus, p. 272.
[1200] Les procès-verbaux des saisies se trouvent dans plusieurs mss. de
la Bibl. imp. Le ms. du suppl. fr., n° 36, p. 1-8, contient le
procès-verbal de la levée du scellé apposé dans la maison de Fouquet à
Fontainebleau, avec l'inventaire des meubles et papiers. Cet inventaire
est signé par le conseiller d'État d'Aligre, par Poncet et par J.B.
Colbert. Dans le même ms. (p. 106-153), on trouve le procès-verbal de la
levée du scellé apposé à Vaux, et l'état des revenus de ce domaine (p.
153-155); puis le procès-verbal (p. 155-191) des scellés mis dans la
maison de Fouquet à Paris et sur son appartement du Louvre; des scellés
apposés chez madame du Plessis-Bellière (p. 191-249); chez Bruant (p.
249-263). Un autre manuscrit (suppl. fr., n° 2352) renferme le
procès-verbal et les inventaires des saisies faites à Saint-Mandé.
[1201] L'édit royal a été imprimé dans le _Recueil des anciennes lois
françaises_. J'ai publié la déclaration, datée du 15 novembre 1661, dans
l'introduction au t. II du _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, p. 70 et suiv.
[1202] Voy. le récit de la séance du 3 décembre 1661 dans le _Journal de
la chambre de justice_, rédigé par Foucault, greffier de la chambre. Je
l'ai publié dans la même introduction, p. 70.
[1203] J'ai cité plus haut, p. 324. ce passage de la harangue du premier
président.
[1204] Le discours de Denis Talon a été imprimé dans le _Recueil des
discours d'Omer et de Denis Talon_, t. II, p. 43 et suiv.
[1205] Fils du secrétaire d'État Michel le Tellier.
[1206] _Mémoires_, t. I, p. 411, édit. Hachette, in-8.
[1207] Voy. ci-dessus, p. 12.
[1208] Recueil de Maurepas, Bibl. imp., mss., t. II, f° 518.
[1209] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 288.
[1210] Voy. t. I de nos Mémoires, p. 307. et t. II. p. 285.
[1211] Bibl. imp., ms. n° 3695, f° 12. Ce Mémoire de Colbert est
autographe; il a été cité par M.P. Clément, _Hist. de Colbert_.
[1212] Il est dit dans la biographie de Lamoignon, imprimée à la suite
de ses _Arrêtés_, qu'il avait rédigé un _Journal du procès de Fouquet_.
Si ce journal a jamais existé, il ne devait embrasser que la première
année du procès, la seule pendant laquelle le premier président ait
assisté aux séances de la Chambre de justice, comme on le verra au
chapitre suivant.
[1213] _Tableau du parlement de Paris_, ms. de la Bibl. imp., n° 325 du
Suppl. fr.
[1214] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 2 (collection des
_Documents inédits relatifs à l'Histoire de France_.) Voy. les notes p.
2, 3 et 5. J'ai toujours rapproché, dans ces notes, le journal inédit de
Foucault de celui d'Olivier d'Ormesson.
[1215] _Ibid._, p. 6.
[1216] _Journal d'Oliv. d'Ormesson, ibid._, p. 10.
[1217] Voy. t. I des _Mémoires sur Fouquet_, p. 360 et 488.
[1218] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 13.
[1219] _Ibid._, p. 19 et 20.
[1220] On les appelait pour ce motif _productions_.
[1221] _Journal d'Olivier d'Ormesson, ibid._, p. 21.
[1222] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, ibid., p. 22.
[1223] J'ai retracé en détail la vie d'Olivier d'Ormesson et de son père
André en tête du t. I du _Journal d'Olivier d'Ormesson_. Je me borne ici
à un résumé rapide.
[1224] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. I, p. 801.
[1225] Ci-dessus, p. 346 et suiv.
[1226] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 26.
[1227] _Ibid._, p. 27.
[1228] Pierre Séguier, né en 1588, avait alors soixante-quatorze ans.
[1229] _Journal d'Olivier d'Ormesson, ibid._, p. 224.
[1230] _Journal d'Olivier d'Ormesson, ibid._, p. 157.
[1231] Ce mot désigne ici les membres du tribunal.
[1232] _Journal d'Olivier d'Ormesson, ibid._, p. 157.
[1233] L'accusé, nommé Dumont, fut en effet condamné à être pendu et
exécuté immédiatement, p. 161.
[1234] _Ibid._, p. 229.
[1235] _Journal d'Olivier d'Ormesson, ibid._, t. II, p. 231.
[1236] _Ibid._, p. 290.
[1237] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 94 et 95.
[1238] T. I des _Mémoires sur Fouquet_, p. 325.
[1239] _Ibid._, p. 326.
[1240] C'est le chiffre indiqué par Olivier d'Ormesson. (_Journal_,
ibid., page 38.)
[1241] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 52.
[1242] _Ibid._, p. 33-37.
[1243] _Ibid._, p. 37-38.
[1244] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, ibid., p. 39.
[1245] _Ibid._, p. 45.
[1246] _Ibid._, p. 45-46.
[1247] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 46.
[1248] _Ibidem._
[1249] _Ibid._, p. 47.
[1250] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 47-48.
[1251] _Ibid._, p. 54-55.
[1252] _Ibid._, p. 51-52.
[1253] _Journal d'Olivier d'Ormesson_. t. II, p. 58.
[1254] _Ibid._, p. 60. Il existe aussi au Musée de Versailles un tableau
de le Brun, qui représente la cérémonie du renouvellement de l'alliance
avec les Suisses. On y reconnaît parfaitement André d'Ormesson, placé
derrière Louis XIV.
[1255] C'est le père du Chamillart qui, à la fin du règne du Louis XIV,
fut contrôleur général des finances et secrétaire d'État de la guerre.
[1256] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, ibid., p. 60-61.
[1257] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, ibid., p. 71.
[1258] Ibid., p. 75.
[1259] Ci-dessus, p. 272.
[1260] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, ibid., p. 100-104.
[1261] _Ibid._, p. 81.
[1262] Lettre autographe dans les papiers de Fouquet, t. II, p. 277.
Cette lettre est du 24 juillet 1661. On la trouvera à l'Appendice.
[1263] _Journal_, ibid., p. 79.
[1264] _Journal_, ibid. Ce travail assidu a produit les nombreux volumes
qui portent le titre de _Défenses de Fouquet_. On y trouve les requêtes
adressées à la Chambre de justice, les réponses aux productions du
procureur général, en un mot toutes les pièces du procès.
[1265] _Histoire de la Détention des philosophes et gens de lettres_,
etc., par Delort, t. I, p. 21.
[1266] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, ibid., p. 82.
[1267] _Ibid._, p. 87.
[1268] Il s'agit de l'arrêt qui ordonnait de communiquer à Fouquet les
pièces du procès et principalement les procès-verbaux des registres de
l'Épargne.
[1269] Sainte-Hélène était atteint de la goutte.
[1270] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, ibid.
[1271] _Ibid._, p. 88.
[1272] Ce sont les termes mêmes d'Oliv. d'Ormesson. (_Journal_, ibid, p.
90.)
[1273] _Journal_, ibid., p. 92.
[1274] Les avocats Lhoste et Auzanet.
[1275] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, ibid., p. 80.
[1276] _Journal_, t. II, p. 100, à la date du 19 février 1664.
[1277] Il s'agit toujours des registres de l'Épargne.
[1278] _Journal_, ibid., p. 114-116.
[1279] _Ibid._, p. 117.
[1280] _Ibid._, p. 120.
[1281] Olivier d'Ormesson avait répondu à Pussort qui lui reprochait
d'avoir pris parole de Fouquet pour limiter le travail de vérification
des procès-verbaux de l'Épargne: «Monsieur, en justice, je ne prends
point de parole et je n'en donne point.» (_Journal_, p. 115.)
[1282] _Journal_, ibid., p. 120.--Voy. aussi p. 124.
[1283] _Journal_, ibid., p. 132.
[1284] _Ibid._, p. 133.
[1285] Olivier d'Ormesson avait épousé, le 22 juillet 1640, Marie de
Fourcy, qui appartenait aussi à une ancienne famille parlementaire.
[1286] Delort dit que «le Tellier fut le plus implacable des
persécuteurs de Fouquet.» (Tome I de l'_Histoire de la Détention des
philosophes_, etc., p. 23.)
[1287] _Journal_, ibid., p. 134.
[1288] Ci-dessus, p. 373-374.
[1289] Corde de luth ou de violon la plus déliée.
[1290] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 136, 137 et 138.
[1291] _Journal_, t. II, p. 136.
[1292] _Journal_, t. II, p. 138-139.
[1293] Boucherat était resté membre de la Chambre de justice pour les
procès autres que celui de Fouquet. Il en fut éloigné à cette époque,
sous prétexte qu'il était le conseil de M. de Guénégaud, un des
trésoriers de l'Épargne. (_Journal_, ibid., p. 133.)
[1294] _Journal_, ibid., p. 141.
[1295] _Journal_, t. II, p. 162.
[1296] _Ibid._, p. 164.
[1297] _Ibid._, p. 171.
[1298] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 172-173.
[1299] _Ibid._, p. 174-175.
[1300] Olivier d'Ormesson remarque plus loin (p. 176) qu'il y eut dans
les paroles du roi _des mots durs_, et ajoute qu'il les retrancha dans
le rapport qu'il fit de son audience à la Chambre de justice.
[1301] Projet trouvé à Saint-Mandé. Voy. t. I des _Mémoires sur
Fouquet_, p. 360 et 488. Ce passage prouve quelle impression la lecture
de ce projet avait faite sur l'esprit du roi.
[1302] Il y a dans le manuscrit y _adjoustera_, et j'ai reproduit ce mot
dans le texte du _Journal_, t. II, p. 175, lig. 4. Le sens est, je
crois, _s'y ajustera, s'y conformera_.
[1303] _Journal_, t. II, p. 177-178.
[1304] _Ibid._, p. 178.
[1305] _Ibidem._
[1306] Ce sont les termes mêmes d'Olivier d'Ormesson (_Journal_, ibid.,
p. 181).
[1307] _Journal_, t. II. p. 193.
[1308] _Ibid._, p. 195.
[1309] _Ibid._, p. 219-220.
[1310] _Ibid._, p. 220.
[1311] _Ibid._, p. 205-208.
[1312] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 208.
[1313] _Ibid._, p. 210-211.
[1314] _Ibid._, p. 211.
[1315] _Ibid._, p. 211-215.
[1316] Ce n'est pas seulement dans le _Journal d'Olivier d'Ormesson_ que
nous en trouvons la preuve. Le _Journal de Foucault_, rédigé sous
l'influence de Colbert, peut servir à contrôler le témoignage d'Olivier
d'Ormesson, et il le confirme sur tous les points essentiels.
[1317] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, ibid., p. 238.
[1318] _Ibid._, p. 204.
[1319] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 353. Comparez les
_Mémoires de Saint-Simon_, où l'on trouve (édit. Hachette, in-8, t. IV,
p. 250-251) des renseignements sur madame de Lyonne. Le même auteur,
parlant de la mort de la maréchale d'Estrées, s'exprime ainsi: «Elle
étoit fille d'un riche financier, nommé Morin, qu'on appeloit Morin le
Juif.»
[1320] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 107, 118, 119, 217.
[1321] _Mémoires d'Arnauld d'Andilly_, édit. Michaud et Poujoulat, p.
470.
[1322] Recueil de Maurepas, Bibl. imp., mss., t. II, f° 461-463.
[1323] «Les moines et les religieuses, disait Colbert dans un mémoire au
roi, non-seulement se soulagent du travail qui iroit au bien commun,
mais même privent le public de tous les enfants qu'ils pourroient
produire pour servir aux fonctions nécessaires et utiles. Pour cet
effet, il seroit peut-être bon de rendre les vÅ“ux de religion un peu
plus difficiles et de reculer l'âge pour les rendre valables, même
retrancher l'usage des dots et pensions des religieuses.» Ce mémoire de
Colbert a été publié dans la _Revue rétrospective_, 2e série, t. IV,
p. 257-258.
[1324] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II. p. 117.
[1325] _Ibidem._
[1326] Journal d'Olivier d'Ormesson, t. II, p. 116.
[1327] S'il en fallait de nouvelles preuves, il suffirait de relire
quelques-unes des lettres de madame de Sévigné. «Je viens de souper à
l'hôtel de Nevers, écrivait-elle à Pomponne, nous avons bien causé, la
maîtresse du logis (madame Duplessis-Guénégaud) et moi, sur ce chapitre
(le procès de Fouquet). Nous sommes dans des inquiétudes qu'il n'y a que
vous qui puissiez comprendre.»
[1328] Voy. plus haut, p. 346-349, les plaintes de Colbert sur la
conduite du premier président à l'occasion de ces mesures. On était
alors en 1662.
[1329] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 149.
[1330] _Ibid._, p. 150.
[1331] _Ibid._, p. 152.
[1332] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 153.
[1333] Ces vers sont du chevalier de Cailly, connu sous le nom de
_d'Aceilly_, mort en 1673.--Les rentes se payaient alors à l'Hôtel de
Ville.
[1334] Ou trouve plusieurs de ces pièces dans les mss. Conrart, in-f°,
t. XI, p. 225. En voici quelques passages:
Malgré les juges courtisans,
Le cordeau de Fouquet, filé depuis trois ans,
Est maintenant à vendre.
Mais nous avons Colbert. Sainte-Hélène et Berryer.
C'est assez de quoi l'employer;
C'est assez de voleurs à pendre.
C'est assez de fous à lier.
On prétendait, comme on le verra au chapitre suivant, que Berryer était
devenu fou, et fou à lier.
Les poëtes du temps attaquent sans trop de discernement toutes les
réformes de Colbert. Un anonyme, dont la satire se trouve dans les
portefeuilles de Vallant (mss., Bibl, imp., t. XIII, p. 130), fait
allusion au retranchement de certaines fêtes et aux ordonnances qui
modifièrent les lois:
Quel est donc ce chaos et quelle extravagance
Agite maintenant tout l'esprit de la France?
Quel démon infernal, ami des changements,
Fait tant de nouveautés dans tous nos règlements?
On fait, on redéfait, on rétablit, on casse;
Rien ne demeure fait, quelque chose qu'on fasse:
On retranche les saints, on les refête après:
On plaide au Châtelet quand on fête au Palais,
On trouve à réformer même sur la réforme,
L'ancien code à présent est un code difforme, etc.
[1335] Lettre du 2 octobre 1661. Voyez l'Appendice.
[1336] Ces détails se trouvent dans la _Défense du grand Corneille_, par
le P. Tournemine. Voy. Taschereau, _Histoire de la vie et des ouvrages
de Pierre Corneille_, 2e édition (1855), p. 342.
[1337] Voy. _Å’uvres diverses de Pierre Corneille_, 1738. p. 84.
[1338] _Ibid._, p. 223-226.
[1339] Ruisseau dont les eaux alimentaient les fontaines et les bassins
de Vaux.
[1340] Allusion à l'insulte qui avait été faite à l'ambassadeur français
par la garde du Pape.
[1341] Voy. t. I, p. 460 et suiv., les vers où la Fontaine se plaignait
de n'avoir pas été reçu par le surintendant.
[1342] Lettre à sa femme, en date du 25 août 1663.
[1343] _Histoire de la Fontaine_, liv. II, p. 108, édit. de 1834.
[1344] Ci-dessus, p. 329-330.
[1345] Lettre écrite d'Uxès, le 16 décembre 1661.
[1346] Ovid. _Trist._; III, 2, 3-4.
[1347] Ce M. l'Avocat avait sans cesse à la bouche le mot de _creux_.
(_Note de Louis Racine_.)
[1348] _Mémoires pour servir à l'Histoire des règnes de Louis XIV et de
Louis XV_, 2° édit., t. II, p. 444. Ces légendes sont peu dignes de foi.
Delille s'en est emparé dans son poëme de l'_Imagination_ (ch. VI):
Un geôlier au cÅ“ur dur, au visage sinistre,
Indigné du plaisir que goûte un malheureux,
Foule aux pieds son amie et l'écrase à ses yeux.
[1349] Il est très-difficile d'admettre cette prétendue confrontation à
la Bastille. Fouquet n'y fut transféré qu'en 1663, et les journaux
d'Olivier d'Ormesson et de Foucault ne mentionnent aucun fait de cette
nature pendant les années 1663 et 1664.
[1350] _Élégie sur la disgrâce de M. Fouquet_, dans les _Å’uvres
diverses_ (Paris, 1735), t. I, p. 194-202.
[1351] _Premier Discours au roi_, dans les _Å’uvres diverses_, t. II, p.
13.--Voy. dans l'_Étude sur Pellisson_ par M. Marcou, p. 213 et suiv.,
l'analyse des _Discours au roi_ ou _Défenses de Fouquet_, par Pellisson.
[1352] _Deuxième Discours au roi_, ibid., p. 107-109. Ce passage de
Pellisson a été cité par M. Sainte-Beuve dans son article sur Fouquet,
_Causeries du Lundi_, t. V, p. 236.
[1353] _Deuxième Discours au roi_, ibid., p. 110.
[1354] Cette lettre est citée par Delort, _Histoire de la détention des
philosophes_, etc., t. I, p. 79 et suiv.
[1355] Voy. ces placets dans Delort, ouvrage cité, t. I, p. 73 et suiv.
[1356] _Å’uvres diverses_, édit. citée, t. I. p. 202-205.
[1357] Allusion à quelques vers, en forme d'épitaphe de Pellisson,
composés par Ménage en 1659.
[1358] Vers du prologue des _Fâcheux_.--Voy. ci-dessus, p. 225.
[1359] Voy. _Mémoires de Conrart_, article du PRÉSIDENT DE NESMOND.
[1360] La Cour des monnaies avait juridiction souveraine pour tout ce
qui concernait la fabrication des espèces d'or et d'argent et de la
monnaie de billon. Elle remontait au quatorzième siècle.
[1361] Les séances de la Chambre de justice à l'Arsenal ont été
retracées en grand détail par Foucault (_Journal de la Chambre de
justice_) et par Olivier d'Ormesson. Madame de Sévigné, dans ses lettres
à M. de Pomponne, exprime les émotions du public attentif à tous les
incidents du procès. Il est facile de reconnaître qu'elle doit la
plupart de ses renseignements aux conversations qu'elle avait
fréquemment avec Olivier d'Ormesson.
[1362] Ce crime, qui, d'après les anciennes lois de la France,
entraînait la peine de mort, était défini: vol des deniers publics par
ceux qui en avaient le maniement.
[1363] Nom de la monnaie qui se frappait à Paris, et qui était plus
forte d'un quart que celle de Tours.
[1364] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 240.
[1365] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, ibid., p. 242-244.
[1366] _Journal de Foucault_, t. X, f° 10 v° et 11 r°.
[1367] _Ibid._, f° 11 v°.
[1368] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 245.
[1369] _Ibid._, p. 246 et suiv.--Lettre de madame de Sévigné, en date du
17 novembre 1664.
[1370] Madame de Sévigné ajoute: «Et que les commissions avoient été
vérifiées par les compagnies souveraines.» C'est une erreur: l'édit qui
établissait la Chambre de justice avait été enregistré par cette Chambre
même (voy. p. 342). Le parlement ni les autres cours souveraines
n'avaient jamais été chargés de cet enregistrement. L'erreur ne se
trouve pas dans le _Journal d'Olivier d'Ormesson_.
[1371] «L'accusé, dit Foucault, ajouta ces termes de la Passion
(_Joan._, XVIII, 34).»
[1372] Cet argument s'explique surtout par les usages de l'ancienne
monarchie. Le chancelier tenait, avec les maîtres des requêtes, un
conseil, où, avant de sceller les arrêts qui étaient déjà signés, il
examinait s'il n'y avait aucune cause de nullité, comme surprise,
fraude, etc.
[1373] Lettre de madame de Sévigné, _ibid.--Journal d'Olivier
d'Ormesson_, ibid., p. 247.--_Journal de Foucault_, t. X, f° 22 et suiv.
[1374] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 248. Lettre de madame
de Sévigné du 18 novembre 16??
[1375] Madame de Sévigné (I. c.) dit que _l'on a continué la pension des
gabelles_; mais son témoignage ne peut prévaloir sur ceux d'Olivier
d'Ormesson et de Foucault, qui sont parfaitement d'accord quant aux
chefs d'accusation traités dans cette audience du 18 novembre.
D'ailleurs, madame de Sévigné, qui s'attache surtout aux incidents
dramatiques, s'inquiète beaucoup moins de mentionner avec une exactitude
minutieuse les différents chefs d'accusation.
[1376] J'ai déjà fait remarquer qu'on appelait _convoi de Bordeaux_ un
impôt qui se levait principalement sur les vins, eaux-de-vie et autres
denrées transportées par mer. Le nom de _convoi_ venait de l'usage de
faire _convoyer_ ou escorter les navires de commerce par des vaisseaux
de guerre. Pour subvenir aux frais de cette escorte, on avait établi la
taxe nommée _convoi de Bordeaux_.
[1377] Lettre du 18 novembre 1664.
[1378] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 249.
[1379] Ce sont les paroles mêmes de madame de Sévigné (lettre du 19
novembre).
[1380] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 251.
[1381] _Ibid._--Lettres de madame de Sévigné du 20 et du 24 novembre.
[1382] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 250-251.--Lettre de
madame de Sévigné du 20 novembre.--Foucault a bien soin d'omettre tous
ces incidents dans un procès-verbal rédigé par les ordres de Colbert.
[1383] Il a été question plusieurs fois de ces billets sur l'Épargne,
que l'on se procurait à vil prix, parce qu'ils étaient assignés sur des
fonds épuisés.
[1384] Olivier d'Ormesson le dit formellement (_ibid._, p. 256): «M. le
chancelier ne sçait pas l'affaire.»
[1385] Lettre du 26 novembre 1664.
[1386] _Journal_, t. II, p. 252-253.
[1387] Saint François de Sales.
[1388] Couvent des _Filles de la Visitation_, fondé dans la rue
Saint-Antoine en 1628.
[1389] Jeanne-Françoise Frémyot, dame de Chantal, avait été la
fondatrice et la première supérieure des _Filles de la Visitation_.
[1390] _Journal_, t. II, p. 251.--Madame de Sévigné, lettre du 27
novembre.
[1391] Même lettre.
[1392] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 255.--_Journal de
Foucault_, t. X, fos 87-97.--Lettre de madame de Sévigné du 28
novembre.
[1393] Voy. plus haut, p. 412. Les détails sur la mort du président de
Nesmond se trouvent dans les _Mémoires de Conrart_.
[1394] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 259.--Lettre de madame de
Sévigné du 1er décembre.
[1395] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 260.--Lettre de madame de
Sévigné en date du 2 décembre.
[1396] _Journal de Foucault_, t. X, f° 128, v°.
[1397] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 261.
[1398] Voy. ce projet à l'Appendice du t. I.
[1399] _Journal de Foucault_, t. X, f° 135.
[1400] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II. p. 263.
[1401] Le duc de Sully, gendre du chancelier Séguier, avait livré, en
1652, le passage du pont de Nantes à l'armée espagnole. Voy. t. I, p.
65.
[1402] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 263.--Lettre de madame de
Sévigné du 9 décembre.
[1403] Voy. le premier volume des _Mémoires sur Fouquet_, p. 19-221.
[1404] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 204.
[1405] Voy. sur ces engagements, t. I, p. 396-397.
[1406] La négociation de Maucroix, dont il a été question ci-dessus, p.
144.
[1407] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 265.
[1408] _Ibidem._
[1409] _Ibid._, p. 265-266.
[1410] Lettre du 5 décembre.
[1411] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 266-267.--Lettres de
madame de Sévigné des 9, 10, 11 et 15 décembre.
[1412] On trouvera le résumé de l'avis d'Olivier d'Ormesson dans
l'Appendice du t. II de son Journal.
[1413] Voy. la lettre de madame de Sévigné en date du 17 décembre: «J'a
ouï dire à des gens du métier que c'est un chef-d'Å“uvre que ce qu'il a
fait,» etc.
[1414] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, 272-274.--_Journal de
Foucault_, t. X, fos 171-177.
[1415] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 273.--Lettre de madame
de Sévigné du 17 décembre.
[1416] _Ibid._, p. 270-271.--Lettre de madame de Sévigné du 17 décembre.
[1417] _Journal de Foucault_, t. X, fos 184-250. L'avis de Pussort ne
remplit pas moins de soixante-six pages in-f° de ce Journal.
[1418] Ce sont les termes mêmes de madame de Sévigné. (Lettre du 17
décembre.)
[1419] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 277.
[1420] _Ibid._, p. 279-280.
[1421] _Ibid._, p. 281.
[1422] _Ibid._, p. 281-282.
[1423] _Ibid._, p. 282.
[1424] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 283.
[1425] _Ibid._, p. 283-284.
[1426] _Ibid._, p. 284.
[1427] Il s'agit probablement ici du collège de Clermont (aujourd'hui
lycée Louis-le-Grand).
[1428] _Ibid._, p. 284.
[1429] T. I des _Mémoires sur Fouquet_, p. 495.
[1430] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, p. 286 et suiv.--_Journal de
Foucault_, t. X, f° 577 et suiv.--Lettre de madame de Sévigné du 22
décembre.
[1431] _Journal d'Olivier d'Ormesson_, t. II, p. 287.--Madame de
Sévigné, lettre du 22 décembre.
[1432] _Ibid._, p. 288.
[1433] _Ibid._, p. 285.--Lettre de madame de Sévigné du 21 décembre.
[1434] _Mémoires de madame de Motteville_, année 1661.
[1435] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 301, à la date du 12
février 1665.
[1436] _Ibid._, p. 509-510.
[1437] Lettre du 13 février 1665.
[1438] On trouve dans les mss. Conrart, t. XI, f° 549, quelques vers sur
Roquesante, précédés de cette note: «Sur l'exil de M. de Roquesante,
conseiller au parlement de Provence et commissaire en la Chambre de
justice, lequel, après le jugement du procès de M. Foucquet et estant
rapporteur de celuy de M. de Guénégaud, trésorier de l'Espargne, fut
envoyé à Quinpercorentin:
Hélas! il est bien vrai qu'en ce siècle barbare
Et la gloire et l'honneur n'ont qu'un titre pompeux,
Et que, sous ces grands noms dont la vertu se pare,
Elle cache souvent les maux qu'elle prépare
Et du plus grand héros en fait un malheureux!
Hoxsnie (_sic_), dont l'honneur rend le sort pitoyable,
Et qu'un trop grand mérite accable,
En sert d'exemple assez puissant
Il est banni comme un coupable
Pour n'avoir pas voulu punir un innocent.
[1439] Lettre du 30 mars 1672.
[1440] Lettre de madame de Sévigné du 22 décembre.
[1441] _Mémoires_, édit. Hachette, in-8, t. II, p. 301.
[1442] Le Tellier ne fit point de menaces, mais se tint, comme c'était
son caractère, sur une prudente réserve.
[1443] Louvois ne se mêlait pas encore du gouvernement à cette époque
Saint-Simon, qui déteste Louvois, le met partout où se commet une
injustice.
[1444] On trouvera les preuves détaillées de toutes ces assertions dans
la biographie d'Oliv. d'Ormesson, que j'ai placée en tête du t. I de son
Journal (collect. des _Documents inédits relatifs à l'Histoire de
France_).
[1445] _Journal_, t. II, p. 405.
[1446] _Ibid._, p. 412, 413 et 439.
[1447] _Ibid._, p. 446-447.
[1448] Voy. à l'Appendice une des chansons composées contre les juges
qui avaient opiné pour la peine de mort.
[1449] Journal d'Oliv. d'Ormesson, t. II, p. 400.
[1450] _Ibid._, p. 502.
[1451] _Ibid._, p. 504.
[1452] _Ibid._, p. 505.
[1453] Lettre de madame de Sévigné, datée du jeudi au soir, 25 décembre.
[1454] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 287.
[1455] Lettre de madame de Sévigné, datée du vendredi 26 décembre.
[1456] Les lettres de Louvois que Delort a publiées (_Détention des
philosophes_, etc., t. I, p. 83-85) prouvent que, dès le mois de janvier
1665, d'Artagnan avait remis Fouquet à la garde de Saint-Mars, qui était
chargé de le tenir prisonnier dans le donjon de Pignerol.
[1457] Les instructions et lettres relatives à la captivité de Fouquet
sont conservées aux archives de l'Empire. Les pièces les plus
importantes ont été publiées par Delort dans l'ouvrage cité.
[1458] Delort, _Détention des philosophes_, etc., t. I, p. 24-27.
[1459] Lettre de Louvois dans Delort, _Détention des philosophes_, etc.,
t. I, p. 85-86.
[1460] _Ibid._, p. 30, 90 et 91.
[1461] _Ibid._, p. 89-90.
[1462] _Ibid._, p. 92.
[1463] _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 372, à la date du 28
juin.
[1464] Voy. les lettres de Louvois dans l'ouvrage de Delort, _Détention
des philosophes_, etc. t. I, p. 101-102.
[1465] Lettres de Louvois dans l'ouvrage de Delort, _Détention_, etc.,
t. I p. 105 et 116. Voy. aussi p. 32 du même ouvrage.
[1466] _Ibid._, p. 104.
[1467] _Ibid._, p. 103.
[1468] _Ibid._, p. 118-119.
[1469] _Ibid._, p. 131-134.
[1470] Lettres de Louvois dans l'ouvrage de Delort, _Détention_, etc.,
t. I, p. 138.
[1471] _Ibidem._
[1472] _Ibid._, p. 53.
[1473] _Ibid._, p. 149 et 158.
[1474] Ce nom de _Honneste_, le seul sous lequel ce personnage soit
désigné, semble un pseudonyme.
[1475] Delort, _Détention des philosophes_, etc., t. I, p. 160-161.
[1476] _Ibid._, p. 164.
[1477] _Ibid._, p. 162.
[1478] M. Walckenaer (t. III, p. 291 des _Mémoires sur madame de
Sévigné_, 1re édit.) pense qu'il s'agit dans ce passage d'un sieur de
Valcroissant mentionné dans les lettres de Louvois à Saint-Mars; mais
comme le sieur de Valcroissant n'est cité par Louvois que comme un
prisonnier amené de Dunkerque à Pignerol, puis conduit à Marseille, on
ne voit pas d'après quelle autorité M. Walckenaer en a fait le
gentilhomme recommandé par madame de Sévigné.--Voy. à l'Appendice les
extraits des lettres de Louvois de 1669 et 1670 sur la Forest, Honneste
et Valcroissant.
[1479] Delort, _Détention des philosophes_, etc., t. I, p. 161-165.
[1480] Ci-dessus, p. 199.
[1481] Lettre du 25 mars 1672.
[1482] _Mémoires de Saint-Simon_, édit. Hachette, in-8, t. XX, p. 48 et
suiv.
[1483] _Mémoires de Saint-Simon_, ibid., p. 40.
[1484] Voy. t. I des Mémoires sur Fouquet, p. 448-450.
[1485] Delort, _Détention des philosophes_, etc., t. I, p. 40.
[1486] Lettre du 3 juillet 1675, t. III, p. 49 de la _Correspondance de
Roger de Rabutin, comte de Bussy_, publiée par M.L. Lalanne, chez
Charpentier, 1858.
[1487] Mss. de la Bibl. imp. S.F., n° 2358, f° 234-238. M.F. Le Mounier
a publié cette lettre à l'Appendice de son ouvrage intitulé _Le
Chancelier d'Aguesseau_.
[1488] La phrase manque de régularité, mais elle s'entend. Il faudrait
seulement supprimer l'inversion: «Dites-lui hardiment quelle serait ma
gratitude, si je pouvais, etc.»
[1489] La famille Fouquet avait une chapelle dans l'église des _Filles
Sainte-Marie_, ou _Filles de la Visitation_, rue Saint-Antoine. Cette
église est aujourd'hui un temple protestant.
[1490] Ces derniers mots font voir que Fouquet avait peu de confiance
dans les confesseurs qu'on lui imposait. Les lettres de Louvois prouvent
qu'il avait raison. Le ministre écrivait à Saint-Mars le 17 avril 1670:
«J'ai reçu avec votre lettre du 4 de ce mois celle qui y êtoit jointe du
confesseur de M. Fouquet. Je lui mande que je rendrai compte au roi de
sa fidélité, et je le ferai effectivement, afin que S.M. le gratifie de
quelque bénéfice, lorsqu'il en viendra à vaquer.»
[1491] C'est-à-dire _dans le cours ordinaire des choses_.
[1492] Cette phrase paraît d'abord obscure, et on serait tenté de
changer le nom _humilité_ en celui d'_humanité_; mais Fouquet veut dire
que le malheur des prisonniers enseigne aux puissants le néant des
grandeurs humaines, et par conséquent l'humilité chrétienne.
[1493] Le mot _bonheur_ semblerait plus convenable; mais il y a
_honneur_ dans le manuscrit.
[1494] Il faudrait lire: _qu'elle_ (cette couronne) _lui soit retardée_,
etc.
[1495] C'est-à-dire _ne peuvent manquer d'être à la fin exaucées_.
[1496] Louvois. J'ai déjà fait remarquer que le Tellier, père de
Louvois, n'avait jamais montré contre Fouquet le même acharnement que
Colbert. Il faut ajouter qu'à cette époque Louvois était ennemi de
Colbert et que la lutte des deux ministres tournait à l'avantage de
Fouquet.
[1497] Le mot _aime_ se trouve dans le manuscrit. Le sens est: _Dieu
aime à faire miséricorde à ceux qui la font_.
[1498] Voy. ci-dessus, p. 65, quelques détails sur la passion effrénée
du jeu à cette époque, et ce que dit Bartet, p. 52-55, des pertes que
faisait au jeu l'abbé Fouquet.
[1499] Il faudrait peut-être lire _percer le cÅ“ur_.
[1500] Madame Fouquet, séparée de biens de son mari avant que la
condamnation eût été prononcée, avait pu conserver une partie
considérable de sa fortune.
[1501] C'est-à-dire renoncer aux jeûnes et abstinences du carême.
[1502] Le frère aîné de Fouquet, François, archevêque de Narbonne, était
le seul de ses frères qui fût mort pendant la captivité du surintendant,
en 1675.
[1503] Je pense qu'il faudrait lire: _reconnaissance_.
[1504] Je n'ai pas trouvé de renseignements sur la congrégation ou
association religieuse à laquelle Fouquet fait ici allusion.
[1505] Lettre de Jeannin de Castille à Bussy-Rabutin, en date du 12
avril 1678. (_Correspondance de Roger de Rabutin_, édit. citée, t. IV,
p. 86 et 212.)
[1506] Lettre du 14 juin 1678, même édit., t. IV, p. 125.
[1507] Vers de Marot.
[1508] Lettre du 24 juin 1678. édit. citée, p. 137.
[1509] _Ibid._, p. 253-254.
[1510] Lettre du 27 février 1679.
[1511] Delort, ouvrage cité, t. I, p. 50 et 51.
[1512] Voy. Saint-Simon, _Mémoires_, édit. Hachette, in-8, t. XX, p. 49.
[1513] C'est l'opinion de Delort, _ibid._, p. 52.--Voy. aussi les
_Mémoires de mademoiselle de Montpensier_, (édit. Charpentier, t. IV, p.
401). Cette princesse indique assez que ce fut la galanterie qui les
brouilla: «Il se fit force contes, dits et redits sur des galanteries
qui les brouillèrent.» Et plus loin, p. 473, Mademoiselle, excitée par
une jalousie qu'elle ne cherche pas à dissimuler, apprend par la
marquise de Lévi que Lauzun continuait de voir secrètement mademoiselle
Fouquet: «En arrivant ici (à Paris) il a fait semblant d'être brouillé
avec mademoiselle Fouquet...» Puis elle raconte que Lauzun allait «les
après-dîners et les soirs se promener avec mademoiselle Fouquet; qu'en
entrant dans sa chambre, il jetait ses gants et son chapeau, et
demandoit du chocolat, ou du thé, ou du café, et que quoique sa mère
(madame Fouquet) pût dire, il y venoit tous les jours en revenant de
Choisy.» Mademoiselle demeurait alors à Choisy.
[1514] Lettre de Bussy (en date du 2 février 1680, édition citée t. V,
p. 50).
[1515] _Lettres de Bussy_, édit. citée, _ibid._, p. 92.
[1516] Lettre du 3 avril 1680: «Le pauvre M. Fouquet est mort; j'en suis
touchée: je n'ai jamais vu perdre tant d'amis.» Et dans la lettre du 5
avril: «Si j'étois du conseil de la famille de M. Fouquet, je me
garderois bien de faire voyager son pauvre corps, comme on dit qu'ils
vont faire, etc.» Un passage des _Mémoires de Gourville_ semble seul en
contradiction avec les témoignages contemporains. Le voici: «M. Fouquet,
quelque temps après (c'est-à-dire après l'année 1674), _ayant été mis en
liberté_, sut la manière dont j'en avois usé avec madame sa femme, à qui
j'avois prêté plus de cent mille livres pour sa subsistance, son procès
et même pour gagner quelques juges, comme on lui avoit fait espérer.
Après m'avoir écrit pour m'en remercier, il manda à M. le président de
Maupeou, qui étoit de ses parents et de ses amis, de me proposer, en cas
que mes affaires fussent aussi bonnes qu'on lui avoit dit, de vouloir
faire don à M. de Vaux, son fils, de cent et tant de mille livres qui
pourroient m'être dues: ce que je fis très-volontiers et en passai un
acte.» Ce passage ne porte, comme on le voit, aucune date précise. Il
doit se rapporter à l'année 1679, où Fouquet obtint la permission de
voir sa famille. Il paraît, d'après le texte de Bussy que nous avons
cité plus haut, que l'année suivante Fouquet fut autorisé à se rendre
aux eaux de Bourbon, et c'est sans doute ce que Gourville appelle sa
_mise en liberté_. Écrivant ses souvenirs longtemps après les
événements, Gourville ne s'inquiète ni d'une grande exactitude
chronologique ni de la valeur précise des termes qu'il emploie. C'est
cependant à l'occasion de ce passage de Gourville que se sont élevées
des doutes sur la véritable époque de la délivrance et de la mort de
Fouquet. Voltaire (_Siècle de Louis XIV_, ch. XXV) dit: «Gourville
assure, dans ses _Mémoires_, qu'il sortit de prison quelque temps avant
sa mort. La comtesse de Vaux, sa belle-fille, m'avait déjà confirmé ce
fait; cependant on croit le contraire dans sa famille. Ainsi on ne sait
pas où est mort cet infortuné, dont les moindres actions avaient de
l'éclat quand il était puissant.» Voilà sur quel fondement on a bâti des
hypothèses étranges et qui n'iraient pas à moins qu'à faire supposer que
la mort de Fouquet fut simulée et qu'il fut transféré aux Iles
Sainte-Marguerite, puis à la Bastille, le visage couvert d'un masque en
velours noir aveu charnière en fer; en un mot, que _l'homme au masque de
fer_ n'est autre que Fouquet. Je me bornerai à rappeler cette hypothèse,
qui n'appartient pas à l'histoire. On ne voit pas, en effet, pourquoi on
aurait pris ces étranges précautions à l'égard du prisonnier.
D'ailleurs, comme je l'ai fait remarquer, les contradictions ne sont
qu'apparentes, et il suffit d'un peu de réflexion pour concilier les
différents textes.
[1517] Delort, ouvrage cité, t. I, p. 53.--Voy. Paroletti, _Sur la mort
du surintendant Fouquet, Notices recueillies à Pignerol_. Turin, 1812,
in-4°.
[1518] _Conseils de la Sagesse, ou Recueil des maximes de Salomon_.
Paris, 1683, 2 vol. in-12.
[1519] _Mémoires de Saint-Simon_, édit. citée, t. XVII. p. 105.
[1520] _Ibid._, t. III. p. 286-287.
[1521] _Ibid._, t. XIV, p. 112.
[1522] _Ibid._, t. IX, p. 294.
[1523] _Ibid._, t. XVII, p. 106.
[1524] Lettre de madame de Sévigné du 22 juillet 1676.
[1525] Voy. les Mémoires de l'abbé Blache dans la _Revue rétrospective_,
t. I-IV. C'est dans la partie publiée au t. I de cette _Revue_ que se
trouvent les accusations étranges de l'abbé Blache contre la marquise
d'Asserac.
[1526] M. de Cayrol a prétendu que Fouquet fut enfermé à Pignerol parce
qu'il était dépositaire du secret relatif au _masque de fer;_ M. Paul
Lacroix a soutenu que Fouquet lui-même était l'homme au masque de
fer.--Voy. à l'Appendice le résumé de la dissertation de M. Paul
Lacroix.
[1527] Le portrait de Fouquet, par Le Brun, a été gravé par Poilly;
Nanteuil a fait lui-même le portrait et la gravure.
[1528] _Mémoires_, t. II, p. 48, de l'édition citée. Il ne faut pas
oublier que Bussy-Rabutin était un ennemi de Fouquet.
[1529] Voy. la lettre de la Fontaine à Fouquet en date du 30 janvier
1665. t. VI. p. 485-487, des _Å’uvres de la Fontaine_. édit. de
Walckenaer (1827).
[1530] Voy. la lettre de Loret du 19 janvier 1661.
[1531] Voy. Loret, _Muse historique_, lettre du février 1661.
[1532] Ci-dessus, p. 187.
[1533] Lettre du 22 janvier.
[1534] Lettre du 31 juillet.
[1535] Le P. Faure, qui avait alors une réputation d'éloquence.
[1536] _Journal_, t. II. p. 405, à date du 15 novembre 1665.
[1537] _Histoire de madame Henriette_, collect. Petitot, t. LXIV, p.
402.
[1538] Il faut distinguer ici des époques que madame de la Fayette
paraît confondre: Fouquet voulut d'abord tromper le roi (ci-dessus, p.
97), et ce fut seulement en juillet, lorsqu'on l'avertit du danger qu'il
courait, qu'il fit l'aveu de ses fautes et en demanda pardon (p.
172-173); mais il était trop tard; sa perte était résolue.
[1539] En juillet 1661; ci-dessus, p. 168.
[1540] Gui Patin (ci-dessus, p. 135) et d'autres disent, au contraire,
que ce fut Anne d'Autriche qui défendit le plus longtemps Fouquet. Cette
opinion est plus vraisemblable. Pendant le procès, Anne d'Autriche fut
loin de se montrer acharnée à la perte du surintendant.
[1541] Fouquet avait acheté Belle-Île dès 1658 (voy. t. I des _Mémoires
sur Fouquet_, p. 395). On voit que madame de la Fayette dit les choses
un peu trop en gros et d'une manière générale, dans une question où les
dates doivent être fixées avec précision.
[1542] Le voyage ne fut résolu qu'après le voyage de Dampierre, qui eut
lieu au commencement de juillet, et dès le 15 juillet Fouquet en était
informé (ci-dessus, p. 180).
[1543] Ci-dessus, p. 222-227.
[1544] On a vu ci-dessus, p. 236, que Fouquet fit le voyage en partie
sur la Loire et arriva à Nantes avant le roi.
[1545] Madame de la Fayette se trompe sur les détails de l'arrestation
de Fouquet. Voy. ci-dessus, p. 242-243.
[1546] Le maréchal de Villeroi fut nommé président du conseil des
finances; Colbert n'eut que le titre de contrôleur général.
[1547] Elle y succomba probablement au chagrin quelques années après, en
1669. Mademoiselle de Menneville n'avait que trente-trois ans à l'époque
de sa mort.
[1548] _Mémoires du marquis de la Fare_, t. XLV, p. 145 et suiv. de la
collect. Petitot.
[1549] _Ibid._, p. 147.
[1550] Cette séance du parlement eut du 22 décembre 1665. Olivier
d'Ormesson l'a retracée dans son _Journal_, t. II, p. 428 et suiv.
[1551] Ci-dessus, p. 289 et suiv.
[1552] J'ai indiqué ci-dessus, p. 310, note 2, ce que c'était que a
Mivoie.
[1553] Papiers de Fouquet, t. I, p. 201.
[1554] _Ibid._, p. 42.
[1555] Ci-dessus, p. 210.
[1556] Gilles Fouquet, premier écuyer de la grande écurie.
[1557] La charge de premier écuyer donnait droit à un logement. La cour
était alors à Fontainebleau.
[1558] Papiers de Fouquet, t. II, p. 206.
[1559] Gendre de madame du Plessis-Bellière. On a vu ci-dessus qu'il
avait acheté la charge de général des galères. C'est peut-être de cette
affaire qu'il s'agit.
[1560] Papiers de Fouquet, t. II, p. 176.
[1561] René de Bruc de Monplaisir, frère de madame du Plessis-Bellière.
[1562] _Mémoires de Bussy-Rabutin_ (édit. Charpentier), t. II, p. 84.
Voici le texte complet de Bussy: «La veuve du Plessis-Bellière,
belle-mère de Créquy, gouvernoit absolument Fouquet. Je ne sais s'il y
avoit eu autrefois quelque galanterie entre eux; mais on disoit alors
qu'elle lui cherchoit des plaisirs, et on l'appeloit la surintendante
des amours du surintendant.» Je n'attacherais pas beaucoup d'importance
au témoignage de Bussy, s'il n'était confirmé par d'autres documents.
[1563] Je n'ai rien trouvé sur cette Marie Crevon, dans les papiers de
Fouquet.
[1564] Cette expression s'employait pour désigner un parvenu et
s'appliquait parfaitement à Bartet. Elle venait, disait-on, de ce qu'un
paysan ne voulait pas saluer l'image d'un saint, parce qu'elle avait été
faite d'un poirier de son jardin.
[1565] Ces mots sont soulignés dans le manuscrit.
[1566] Le confesseur de la reine mère.
[1567] Marguerite-Louise d'Orléans, fille de Gaston d'Orléans et de
Marguerite de Lorraine. Voy. ci-dessus, p. 154 et suiv.
[1568] Voy. les _Mémoires de mademoiselle de Montpensier_, t. III, p.
510, édit. Charpentier.
[1569] Mademoiselle de Montpensier, sÅ“ur aînée de Marguerite-Louise
d'Orléans.
[1570] Voy. la dissertation de M. Dreyss en tête de son édition des
_Mémoires de Louis XIV_.
[1571] Papiers de Fouquet, t. II, p. 182-183.
[1572] Troisième chambre des enquêtes. Ce fut M. de Fourcy qui eut le
rang de premier dans cette chambre. M. de Périgny n'y fut que second
président.
[1573] De Maupeou, second président de la première chambre des enquêtes.
Il était parent de Fouquet, dont la mère se nommait, comme on l'a vu,
Marie Maupeou.
[1574] On voit que M. de Périgny voulait devenir second président de la
première chambre des enquêtes, en place de Maupeou, qui serait devenu
premier président de la troisième chambre.
[1575] Papiers de Fouquet, t. I, p. 187.
[1576] C'est en comparant cette lettre avec une partie des manuscrits
des _Mémoires de Louis XIV_ que M. Dreyss a reconnu la part que le
président de Périgny avait prise à ce travail.
[1577] Papiers de Fouquet, t. II, p. 277. Cette lettre est du 24 juillet
1661.
[1578] Pour _état présent_. Il y a bien _être_ dans le manuscrit.
[1579] C'est-à-dire _n'hésitez pas_.
[1580] Voy. ci-dessus, p. 127 et 134.
[1581] Papiers de Fouquet, t. I, p. 224. Cette lettre est adressée à
Pellisson.
[1582] _Ibid._, t. I, p. 220.
[1583] Papiers de Fouquet, t. I, p. 174.
[1584] Papiers de Fouquet, t. I, p. 172. Cette lettre paraît avoir été
écrite dans les derniers mois de l'année 1660. Mazarin était encore
vivant, comme le prouve la fin.
[1585] Ces mots sont soulignés dans le manuscrit. Colbert était alors
intendant de Mazarin.
[1586] Papiers de Fouquet, t. II, p. 194.
[1587] C'est-à-dire du clergé.
[1588] Papiers de Fouquet, t. I, p. 109.
[1589] Commis de Colbert se rapporte à M. du May.
[1590] Il y a bien _Tessie_; mais l'orthographe est détestable. Il
faudrait lire probablement _Tessier_.
[1591] Papiers de Fouquet, t. I, p. 66-69.
[1592] Louis XIV parle, dans ses _Mémoires_, de la suppression de la
charge de colonel général de l'infanterie française.
[1593] Personnage attaché au chancelier.
[1594] Quel est ce personnage? probablement un fils de Fouquet.
[1595] Probablement la marquise de Charost, fille de Fouquet.
[1596] Il a été question de ce Devaux ci-dessus, p. 298.
[1597] Papiers de Fouquet, t. II, p. 231.
[1598] Il est, en effet, question dans une de ces lettres de la charge
de général des postes qu'avait celui qui l'écrit. Du reste, quel que
soit l'auteur de ces lettres, elles sont importantes parce qu'elles
prouvent jusqu'à l'évidence que Fouquet avait acheté tous les hommes qui
pouvaient lui révéler des secrets d'État.
[1599] Papiers de Fouquet, t. I, p. 52.
[1600] _Ibid._, t. II, p. 174.
[1601] Papiers de Fouquet, t. II, p. 311-312. La fin de cette lettre est
à la p. 317.
[1602] Ce nom est le seul que je puisse lire. J'ignore quel était ce
personnage.
[1603] On pourrait lire aussi: «De lui porter directement [les
dépêches].» L'écriture de ces lettres est très-difficile à déchiffrer.
[1604] Papiers de Fouquet, t. II, p. 287.
[1605] Papiers de Fouquet, t. II, p. 285.
[1606] Le vers est incomplet dans la copie. Il y avait sans doute dans
le texte original: «En allant au supplice.»
[1607] _Journal_, t. II, p. 288 et suiv.
[1608] T. II, p. 290.
[1609] Louis de Bourbon, prince de Condé. Il était gouverneur de
Bourgogne, et M. de la Toison, membre du parlement de Dijon.
[1610] Il s'agit du séjour fait par la cour à Fontainebleau aux mois de
mai, juin et juillet 1664.
[1611] Le maréchal de Marillac avait été jugé et condamné à mort sous le
ministère de Richelieu.
[1612] Le sens est que M. de Bessemaux, comme M. de Lesdiguières, avait
contribué à gagner M. de la Baulme.
[1613] Un des fils du conseiller Catinat est devenu le maréchal de
Catinat.
[1614] Archives de l'Empire, sect. judiciaire, liasse Z, 600, collection
Rondonneau.
[1615] On disait qu'on avait promis à Sainte-Hélène la charge de
président au parlement de Rouen.
[1616] Voy. ce que le conseiller d'État de la Fosse dit dans ses lettres
à Séguier sur les causes qui avaient engagé Fouquet à faire couvrir une
partie de sa maison de Saint-Mandé en ardoises et l'autre en tuiles.
Ci-dessus, p. 287. Pussort reprit cette accusation, qui parut
généralement puérile. (_Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 276.)
[1617] Il y a Machaut dans la copie; mais la mesure et le sens demandent
également que ce nom soit changé en celui de Massenau. J'ai eu tort de
laisser _Machaut_ dans le _Journal d'Oliv. d'Ormesson_, t. II, p. 296.
[1618] Voysin, un des membres de la Chambre de justice; c'est à lui que
sont attribuées les paroles prononcées dans le couplet 22. On l'accusait
surtout d'avoir altéré les procès-verbaux de l'Épargne, et c'est à cette
altération que Pontchartrain fait allusion.
[1619] Liv. I. XIVII, p. 162.
[1620] T. XXV, p. 76.
[1621] T. II, p. 308-309.
[1622] Claude le Pelletier qui fut plus tard contrôleur général des
finances.
[1623] Anne d'Autriche n'avait jamais été hostile à Fouquet au point de
souhaiter sa mort. On trouve la preuve de cette assertion dans le
_Journal d'Oliv. d'Ormesson_.
[1624] On a vu ci-dessus, p. 135, que madame de Beauvais recevait une
pension de Fouquet.
[1625] Allusion à l'époque où d'Ormesson était intendant de Picardie et
du Soissonnais.
[1626] Claude Joly, antérieurement curé de Saint-Nicolas-des Champs,
paroisse d'Olivier d'Ormesson.
[1627] _Journal_ t. II, p. 422-423.
[1628] _Ibid._, t. II, p. 400 et suiv.
[1629] Fille du chancelier.
[1630] Gendre de Guénégaud, trésorier de l'Épargne.
[1631] Un des membres de la Chambre de justice.
[1632] _Journal_, t. II, p. 407.
[1633] _Journal_, t. II, p. 425 et suiv.
[1634] Le grand maître de l'artillerie était alors le duc de Mazarin.
[1635] C'était la formule par laquelle on renvoyait une requête à
l'examen des gens du roi pour qu'ils donnassent leurs conclusions avant
que le tribunal rendît un arrêt.
[1636] Le projet trouvé à Saint-Mandé.
[1637] _Vie de Saint-Évremont_, par des Maizeaux, en tête des _Å’uvres de
Saint-Évremond_ (édit. de 1740, t. I, p. 58-60).--Voltaire, _Siècle de
Louis XIV_, ch. XXV.
[1638] T. III, p. 361 de la même édit. des _Å’uvres de Saint-Évremond_.
[1639] _Vie de Saint-Évremond_, t. III, p. 142-143, note.
[1640] On a peine, malgré l'autorité du biographe de Saint-Évremond, à
reconnaître le surintendant Fouquet dans cet homme d'une discrétion
absolue.
[1641] Cette phrase et les suivantes s'appliquent parfaitement au
surintendant alors enfermé à Pignerol.
[1642] _Mémoires inédits et opuscules de Jean Rou_, avocat au parlement
de Paris (1659), secrétaire interprète des États généraux de Hollande
depuis l'année 1689 jusqu'à sa mort (1711), publiés pour la Société de
l'Histoire du protestantisme français, d'après le ms. conservé aux
archives de l'État à la Haye, par Francis Waddington. Paris, 1857, 2
vol. in-8.
[1643] M. de Bezemaux étoit un gentilhomme d'une ancienne famille de
Gascogne. Il rendit quelques services au cardinal Mazarin, qui le fit
capitaine de ses gardes, et lui procura ensuite le gouvernement de la
Bastille. Il mourut immédiatement après la paix de Hyswick, généralement
regretté de tous ceux qui le connoissoient, principalement des
prisonniers.
«Je n'en ai pas connu un seul qui n'en ait dit du bien. Voici les justes
souhaits que l'on a faits pour M. de Bezemaux après sa mort:
MADRIGAL
Bezemaux, tes vertus t'ont mis au rang des sages:
Vois tes durs successeurs au nombre des tyrans,
Dans le temps qu'on est près d'encenser tes images.
Tous te voudraient encore au nombre des vivans;
La mort, qui s'est méprise, a fait un coup injuste:
Elle a pris l'honnête homme et laisse le fripon!
Reviens, cher Bezemaux, grossir la cour d'Auguste,
Et que Bernaville aille accompagner Néron.
«M. de Bezemaux étoit humain, doux, poli, civil et honnête, au rapport
même de Braillard et encore mieux de Francillon. Il rendoit souvent de
très-bons offices aux prisonniers, quand il les croyoit innocents, et il
a procuré la liberté de plusieurs. Sous M. de Bezemaux, les prisonniers
un peu distingués avoient la liberté de se communiquer, et se voyaient
au moins dans les cours.» (_L'inquisition de la Bastille_, par
Constantin de Renneville. Amsterdam, 1724, t. II, p. 75, et t. IV. p.
1.)
[1644] Édit. Hachette, 1882, t. II, p. 2-5.
[1645] Citée dans l'ouvrage de Delort, p. 159-161.
[1646] On voit plus loin que ce prisonnier était le sieur de
Valcroissant.
[1647] in-4 de 24 pages, chez Félix Galetti, Turin 1812
[1648] P. 12 et suiv.
[1649] Il fut plus tard prêtre de l'Oratoire.
[1650] J'ai déjà fait remarquer ci-dessus, p. 463, note, que rien n'est
moins certain que la chronologie des _Mémoires de Gourville_, et que
bâtir des hypothèses sur de pareils fondements, c'est s'amuser à un jeu
puéril.
[1651] Ces dates données approximativement pourraient faire supposer que
les recherches relatives à Fouquet furent faites par ses petits-fils, le
comte et le chevalier de Belle-ÃŽle, ou du moins par leurs ordres.
[1652] L'_Homme au masque de fer_, par Paul L. Jacob (Paul Lacroix).
Paris, Victor Magen. 1857, brochure in-8.
[1653] Ci-dessus, p. 463.
[1654] P. 463, note.
[1655] Ci-dessus, p. 461.
[1656] P. 294 et suiv. de la _Dissertation_ citée.
[1657] T. I. p. 149.
[1658] Gabrielle d'Estrées.
[1659] Note d'André d'Ormesson: «Les intendans des finances
d'Iscarville, d'Heudicourt, Marcel, de Bussy, des Barreaux, Senteny,
d'Attichy, Devienne, furent supprimés en l'an 1586; MM. de Maupeou,
Devienne, Arnauld, mis en leur place, sous M. de Rosny.»
[1660] «Les six ministres qui ne pouvoient estre changés pendant la
régence estoient monseigneur le duc d'Orléans, monseigneur le prince de
Condé, monseigneur le cardinal Mazarin, M. le chancelier, M.
Bouthillier, surintendant des finances, M. Bouthillier-Chavigny,
secrétaire d'Estat; mais à la cour il n'y a rien de certain et nulle
stabilité en la condition. M. Bouthillier fils est demeuré dans le
conseil d'en haut, mais a esté contraint de résigner sa charge de
secrétaire d'Estat à M. de Loménie, comte de Brienne, qui l'excerce
encore.»
_note d'A. d'Ormesson.._
[1661] Mémoire autographe de Colbert. Bibl. imp., mss. S. l., n° 3695.
[1662] C'est-à-dire des emprunts, aliénations de domaines, vente
d'offices, etc.
[1663] Dunkerque avait été vendu, en 1662, par Charles II, roi
d'Angleterre, à Louis XIV moyennant une somme de 5 millions, qui furent
payés en argent comptant. «Le roi d'Angleterre, dit Colbert, ayant mis
pour condition que telle somme lui seroit payée en argent, Sa Majesté la
fit porter tout entière en quarante-six charrettes qui partirent du
Louvre, et furent escortées par les mousquetaires de Sa Majesté.»
[1664] _Å’uvres de la Fontaine_, édit. Walckenaer (Paris, Lefèvre, 1828,
t. VI, p. 33, note 5.)
[1665] _Ibid._, t. VI, p. 258.
[1666] Voyez ci-dessus, p. 58, un extrait de la _Muse historique_ de
Loret.
[1667] Belle-mère de Gilles Fouquet.
[1668] Delort, _Détention des philosophes_, etc., p. 50.
[1669] Mémoires, édit. Charpentier, t. II, p. 83-84.
[1670] _Å’uvres de la Fontaine_, édit. citée, t. VI, p. 80.
[1671] La Fontaine a écrit en marge: _C'est le jour où M. Fouquet fut
arrêté_. On a vu que Fouquet fut arrêté le 5 septembre.
[1672] Pellisson était alors emprisonné à la Bastille.
[1673] Madame Fouquet avait été reléguée en Limousin.