30 septembre 1617.

Monsieur,

Je viens de recevoir vostre lettre de hier, par le courrier que vous

m'avez dépesché. Vous pouvez juger par la qualité de la nouvelle que

vous m'avez mandée, quelle est l'affliction qu'elle, m'a causé, autant

pour l'affection et la tendresse que j'ay pour M. le mareschal de

Gascion, que pour le préjudice que le service du roy peut souffrir de

cet accident. Vous avez fort bien fait de ne pas perdre un moment de

temps à vous rendre à l'armée. Cependant je vous prie d'assister de vos

bons conseils, et de tout ce qui dépendra de vostre diligence, à présent

que M. le comte de Rantsau est malade, et de conférer tousjours avec M.

de Paluau sur ce qui se doit et peut faire de mieux pour le service du

roi, et de me croire, etc.

Mémoires sur la vie publique et privée de Fouquet, surintendant des finance et sur son frère l'abbé Fouquet · 第 116 / 211 题