Monsieur,
Je viens de recevoir vostre lettre de hier, par le courrier que vous
m'avez dépesché. Vous pouvez juger par la qualité de la nouvelle que
vous m'avez mandée, quelle est l'affliction qu'elle, m'a causé, autant
pour l'affection et la tendresse que j'ay pour M. le mareschal de
Gascion, que pour le préjudice que le service du roy peut souffrir de
cet accident. Vous avez fort bien fait de ne pas perdre un moment de
temps à vous rendre à l'armée. Cependant je vous prie d'assister de vos
bons conseils, et de tout ce qui dépendra de vostre diligence, à présent
que M. le comte de Rantsau est malade, et de conférer tousjours avec M.
de Paluau sur ce qui se doit et peut faire de mieux pour le service du
roi, et de me croire, etc.