CHAPITRE XI OCTOBRE 1652.

Inquiétude que les divisions du parti royaliste inspirent à

Mazarin.--Dans sa réponse au procureur général, 12 octobre, il montre

que le prince de Condé n'a jamais traité avec sincérité et que,

n'espérant pas conclure la paix avec lui, il a dû en référer au conseil

du roi.--Il est disposé, quant à lui, à demeurer exilé toute sa vie si

le service du roi l'exige, et approuve le projet de ramener le roi à

Paris.--Peu de sincérité de cette lettre.--Mazarin est plus explicite

avec l'abbé Fouquet: il exprime le désir de voir continuer les

négociations particulières avec Goulas, et souhaite que l'on détermine

le duc d'Orléans à se retirer dans son apanage.--Mazarin souhaite

vivement entrer à Paris avec le roi; il va se rendre à Sedan et se tenir

près à rejoindre la cour, dès qu'il sera nécessaire.--Inquiétude que lui

inspirent le cardinal de Retz et ses relations avec l'hôtel de

Chevreuse.--L'abbé Fouquet reçoit d'un des confidents de Mazarin des

renseignements sur les causes de sa disgrâce.--Il conserve toute la

confiance du cardinal, qui le charge de hâter son retour, au moment où

la cour se rapproche de Paris.--Départ de Condé et du duc de Lorraine 13

octobre.--Entrée du roi à Paris (21 octobre).

Mémoires sur la vie publique et privée de Fouquet, surintendant des finance et sur son frère l'abbé Fouquet · 第 27 / 211 题