Inquiétude que les divisions du parti royaliste inspirent à
Mazarin.--Dans sa réponse au procureur général, 12 octobre, il montre
que le prince de Condé n'a jamais traité avec sincérité et que,
n'espérant pas conclure la paix avec lui, il a dû en référer au conseil
du roi.--Il est disposé, quant à lui, à demeurer exilé toute sa vie si
le service du roi l'exige, et approuve le projet de ramener le roi à
Paris.--Peu de sincérité de cette lettre.--Mazarin est plus explicite
avec l'abbé Fouquet: il exprime le désir de voir continuer les
négociations particulières avec Goulas, et souhaite que l'on détermine
le duc d'Orléans à se retirer dans son apanage.--Mazarin souhaite
vivement entrer à Paris avec le roi; il va se rendre à Sedan et se tenir
près à rejoindre la cour, dès qu'il sera nécessaire.--Inquiétude que lui
inspirent le cardinal de Retz et ses relations avec l'hôtel de
Chevreuse.--L'abbé Fouquet reçoit d'un des confidents de Mazarin des
renseignements sur les causes de sa disgrâce.--Il conserve toute la
confiance du cardinal, qui le charge de hâter son retour, au moment où
la cour se rapproche de Paris.--Départ de Condé et du duc de Lorraine 13
octobre.--Entrée du roi à Paris (21 octobre).